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jeudi 4 juillet 2013

// CREEDENCE CLEARWATER REVIVAL - Bayou Country


 Sorti en janvier 1969 sur Fantasy

Bayou Country. Tout est dit, vous savez ce que ça contient. Un swamp-rock localisé autour de La Nouvelle-Orl'...eh merde, je me suis fais avoir comme d'autres; les Creedence sont Californiens. Ceci étant y'a vraiment de quoi se mettre le doigt dans l’œil jusqu'au coude puisqu'on a là un savant mélange de rhythm'n'blues cajun, de z'haricots (ou zydeco si vous préférez), de country, et d'esprit sudiste pouvant convenir au meilleur intellectuel de l'Université d'Alabama comme au hillbilly le plus con des Appalaches. Il n'empêche que la recette fait mouche, et pour cause, les mélodies sont quand même sacrément bien dégotées ("Proud Mary" ; "Born On The Bayou",  la reprise de Little Richard "Good Golly Miss Molly"...), la voix de John Forgety y est merveilleusement éraillé, et les riffs ressortent avec panache des méandres du Mississippi. C'est magique, culte et monumental, à l'instar des Rolling Stones et des Beatles... Ils auront vraiment tout pompé aux nègres, les salauds.


lundi 1 juillet 2013

// DAVID LYNCH - Crazy Clown Time

  
Sorti le 7 novembre 2011 sur Play It Again Sam


A plus de 60 piges, celui que l'on connait en tant que cinéaste de films obscurs et hallucinatoires (Mulholland Drive ; Lost Highway ; Elephant Man...) se terre dès 2011 en studio afin d'y préparer un disque singulier de trip-hop claustrophobe et de blues décharné. Rythmes électronique, ambiance ténébreuse, les voix enregistrées y semblent aussi égarées qu'épouvantées, contenant de quoi raviver la poisse intrigante des scènes les plus mystiques qui nous ont marqué dans son cinéma. L'homme invite aussi Karen O des Yeah Yeah Yeahs a apporté sa folie géniale sur l'ouvrant Pinky's Dream, histoire de signé ce disque lancinant du tube sulfureux qui s'en mérite.



mardi 12 février 2013

// JEFFERSON AIRPLANE - Surrealistic Pillow

  
Sorti en février 1967 sur RCA Victor

La contre-culture hippie a eu beau se terminé en déclin, les objets de valeur ont subsisté. Quoi de plus emblématique que ce Surrealistic Pillow pour synthétiser l'essence même du Summer of Love de 1967: Psyché', camé, émancipé, fraternel, optimiste et candide. Rien de méchant ici, juste un bon acid-rock symbole d'amour libre et de défonce en communauté, un folk sous psychotropes où l'influence de la musique nègre du delta se fait ressentir dans des compositions aussi niaises qu'excellentes. Du flower-power à l'extrême, impulsé par la sulfureuse Grace Slick dont la voix atteint des sommets sur les mythiques Somebody To Love et White Rabbit... Faut-il encore présenter ?


mardi 29 janvier 2013

// TOTIMOSHI - Avenger


Sorti en 2011 sur At A Loss Recordings

Brin de classicisme et goût du risque évadé, Totimoshi ne signe pas un retour flamboyant avec cet Avenger mais reste sur des acquis solides qui lui vaut toujours sa bonne réputation d'un croisement sympathique entre le Blues Explosion et les Melvins. Sympathique on vous dit ce rock US alternatif, enlevé, psychédélique et bougrement entrainant sur ses mélodies aériennes comme à son groove désertique (The Fool ; Mainline ; Opus ; Leaves...). Très bon pour un road-movie sonore, il manque juste ce petit je-ne-sais-quoi qui pourrait marquer l'aspect évolutif sur le reste de la discographie, peut-être sur le plan de la conviction dans le chant...


mardi 15 janvier 2013

// STEVIE RAY VAUGHAN - Texas Flood


Sorti le 13 juin 1983 sur Epic

Allez, on ouvre le coffre à tonton et Texas Flood apparait: un millésime blues/rock signé par l'idole du Lone Star State et son groupe Double Trouble (Tommy Shannon à la basse, Chris Layton à la batterie). Seulement deux jours d'enregistrement et hop, le chef-d’œuvre est balancé, apprécié et adulé pour son rock'n'roll fifties façonné à l'esprit country, son jeu rythmique et syncopé ainsi que la virtuosité de ses solos. C'est typique, voire folklorique pour ceux qui veulent baigné dans l'ambiance des bagarres générales de saloons. 
D'ailleurs (en parlant de bagarres), certains joueront à l'époque la comparaison en estimant Jimi Hendrix meilleur, mais ils n'ont jamais compris que la démarche entre les deux guitaristes était radicalement différente: Hendrix fût révolutionnaire, Vaughan un traditionnel.


lundi 7 janvier 2013

// JOHNNY CASH - American IV: The Man Comes Around


Sorti le 5 novembre 2002 sur American Recordings

Une dernière renaissance pour ce vétéran de l'Histoire du rock'n'roll. Malade et à bout de souffle, "l'homme en noir" signe ici son disque final; le plus émotif, le plus bouleversant, le plus beau. Composé majoritairement de reprises empruntées à divers horizons et retravaillé avec succès, le résultat n'en est que plus poignant avec ces murder-ballads au bord de la rupture accompagnés d'invités prestigieux (Nick Cave, John Frusciante, Fiona Apple, Don Henley). Allusions religieuses (Personal Jesus de Depeche Mode, l'éponyme The Man Comes Around), sentiment d'abandon et de solitude (le fameux Hurt de Nine Inch Nails, I Hung My Head de Sting, Desperado des Eagles...), blessures et réminiscence du passé (In My Life des Beatles, The First Time Ever I Saw Your Face de Erwan McColl, Tear Stained Letter...). Ce quatrième volet de la série American Recordings est l'épitaphe transcendant d'un artiste mythique.     [La Floche]


vendredi 6 mai 2011

// THE ROLLING STONES - Beggars Banquet


Sorti le 6 décembre 1968 sur Decca

Pierre angulaire du son Stonien, Beggars Banquet est très clairement ancré dans le blues et plante le décor musical du groupe pour la dizaine d’années à venir. Les deux principaux coups de forces sont évidemment les provocants Sympathy For The Devil - où des percussions samba soutiennent les textes endiablés d’un Mick Jagger naviguant entre le Christ, Nicolas II et les Kennedys - et Street Fighting Man - chanson la plus politique de leur carrière en écho à la guerre du Viet-Nam ainsi qu’aux émeutes de mai 68 en France -. 
Mais là où le groupe a convaincu, c’est en imprégnant au disque un sentiment de communion entre les membres, une cohésion qui n’était pas toujours évidente à sentir jusque là.

vendredi 11 février 2011

// BLUES EXPLOSION - Damage


Sorti le 27 septembre 2004 sur Sanctuary

« On a voulu retourner à cette spontanéité avec Damage. Ce disque nous a permis de faire des choses qu’on avait pas eu l’occasion de faire sur Plastic Fang, comme expérimenter les trucs bizarres qu’on avait voulu éviter. On a demandé à plein de gens de travailler dessus, Dan The Automator, DJ Shadow, Martina Topley-Bird ou Chuck D.., bref, on revenait à nos précédents amours… »

Rien de mieux finalement qu’un membre du groupe pour commenter son propre disque, et le batteur Russel Simins ne ment pas sur la qualité de ce Damage. Une dynamite de rage rock’n’roll  où le groove électrique qui se dégage est la base idéale pour les collaborations de Chuck D (« Hot Gossip »), Martina Topley-Bird (« You Been My Baby ») ou le génial saxophoniste James Chance (« Rivals »).  C’est classieux, furieux, fiévreux et aussi endiablé qu’un bon shoot dans le nez.
Premier disque sous un nom raccourci, comme en atteste Help These Blues :

« We are Blues Explosion and wanna play some rock’n’roll !». 


jeudi 21 octobre 2010

// JANIS JOPLIN - Try (Woodstock 69)


Artiste mythique, année mythique, festival mythique...L'imperatrice du "Sex, Drugs & Rock'n'Roll" dans toute sa splendeur ! Enjoy with some mushrooms...