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vendredi 22 février 2013

// GODFLESH - Streetcleaner

  
Sorti le 13 novembre 1989 sur Earache

Monolithe industriel froid, brutal et déshumanisant. Streetcleaner est aussi horrible qu'un abattoir fournissant du McDonald's, qu'un chiot trainé derrière une voiture, une lapidation sur une place publique ou des préliminaires avec Mireille Mathieu. "Like Rats" ; "Christbait Rising" ; "Head Dirt" ; "Tiny Tears"... Ce disque va encore plus loin que de représenter le style metal/indus; il le salit à tout va, le souille d'une violence en putréfaction avec ses riffs lobotomisants, ses larsens nauséeux et ses séquences martiales. Broadrick éructe son timbre guttural tel un chef rassemblant ses guerriers pour le sacrifice, celui d'une musique mise rudement à l'épreuve. Gore, et génial !


jeudi 21 février 2013

// NEUROSIS - Times Of Grace


Sorti le 4 mai 1999 sur Relapse

Pierre angulaire du post-hardcore à l'aube d'un nouveau siècle, cette première production d'Albini qui intervient après le monumental Through Silver In Blood reste incontestablement un moment de grâce. On y trouve cette thématique constante où l'homme et la nature sont livrés à leur propre déchéance. Une théorie récurrente dont la puissance organique est une fois de plus à son chevet, de par ces assauts de fureur pachydermique (The Doorway ; Under The Surface ; Times Of Grace), ces ambiances orageuses (Suspended In Light ; Belief ; Away) et ces ballades funèbres (Descent ; The Road To Sovereignty). L'instant est intense, l'horizon des plus sombres. Voilà un album inébranlable qui porte on ne peut mieux son nom.


samedi 2 février 2013

// CULT OF LUNA - Vertikal


Sorti le 29 janvier 2013

Quand "Salvation" évoque le concept de surveillance dépeint par George Orwell; "Vertikal" , emprunte quant à lui à la verticalité du magma cinématographique "Metropolis". Le guitariste Johannes Person explique dans une interview avoir voulu conceptualiser cet album autour de l’expressionnisme allemand, fasciné qu'il est par la douleur rectiligne des nombreux buildings qui tendent à s'imposer dans le paysage. Ce futurisme, cette noirceur, transparait dans chaque note. L'usinage de riff démentiel et la voix acérée martèle un talent déjà connu des suédois. L'évolution provient plutôt des diverses touches électroniques qui propulsent le groupe vers un esprit dark/ambiant absolument tentaculaire (la 11èmes minutes de Vicarious Redemption, sincérement qui s'y attendait?). Le constat est sans appel, CoL n'a jamais tant sonné dans l'ère du temps, et ce malgré un enlisement du genre. Isis est out (RIP), Neurosis s'est cassé les dents, Pelican nous ressert la même came:  il n'y a bien que Cult Of Luna qui peut se vanter d'avoir tenu tête en 2013.



NOTE: Cult of Luna sera en concert à la Poudrière de Belfort le dimanche 21 avril avec les Aside From A Day et The Ocean.

GG Allin

dimanche 27 janvier 2013

// SEPULTURA - Roots


 Sorti le 20 février 1996 sur Roadrunner

Ici on apprécie guère le "néo-metal". Ce style en vogue dans la deuxième partie des années 90 qui fût mené connerie battante par les Korn, Limp Bizkit, Linkin Park, Papa Roach, Stone Sour et autres résidus de metalheads en survet' de sport (merci à la presse culturelle d'époque qui suc...promouvaient ces groupes).

Mais il faut savoir séparer l'or natif des alluvions, pour ne garder finalement que ce qui brille et Roots de Sepultura en fait partie. Grand classique de metal bourru aux accents tribales, avec riffs explosifs et lourdeur exemplaire. C'est le déballage essentiel des gros tubes qui tâchent (Roots Bloody Roots ; Cutthroat ; Chaos...), de la puissante fusion des genres (Attitude ; Ratamahatta...) et des acoustiques traditionnelles (Jasco ; Itsari). Un bourrage exotique et féroce !

vendredi 25 janvier 2013

// TODAY IS THE DAY - Temple Of The Morning Star

  
Sorti le 23 septembre 1997 sur Relapse

Bel album de folk psyché-mélodique...sur 3 morceaux. Pour le reste, noise-core baveuse à souhait ! Ensanglanté de paroles aux thèmes légers (violence, suicide, haine de soi, mari qui bat sa femme...), de riffs cradingues et de rythmiques cassées. Quelques groupes tout aussi chaleureux viennent à l'esprit au fur et à mesure de l'écoute (Black Flag, Converge, The Locust, Electric Wizard sur Hermaphrodite...) . Ce n'est pas le meilleur de Today Is The Day, mais quelle est bonne cette influence délétère qui s'abat sur le monde, ce son qui vous tire vers de sombres abysses et s'attaque à votre santé mentale. La terreur est menée et les portes de l'enfer sont ouvertes, crevez bande d'ignorants !

...et bonne reprise de Sabbath en piste cachée.


dimanche 20 janvier 2013

// Split SOFY MAJOR / MEMBRANE


Sorti en novembre 2011 sur Basement Apes, Impure Muzik, Prototype Records, Bigoût Records et Ocinatas

Du lourd, du furieux, du consistant... Allez hop, on ressort le beau vinyle blanc/transparent sur la platine ! En premier lieu 4 titres des Clermontois de Sofy Major: Rythmique industrielle en apnée puis explosion de violence, riff metal-stoner aliéné à un chant tantôt rageur (façon Dave Verellen de Botch/Narrows), tantôt clair (façon John Baizley de Baroness), sur fond d'urgence hardcore qui te bastonne ses coups d'une joue à l'autre en s'autorisant quelques ralentissements, histoire de t'empoigner les couilles avec autant de colère. On se situe ici dans une bonne continuité du Permission To Engage paru en 2010.

Constat identique pour les 3 titres suivants de Membrane: L'assaut des Vésuliens est aussi massif que sur Disaster, également sorti en 2010. Le ciel se couvre sous les grondements malsains de leur noise impétueuse et une fracture plus post-core émerge au sein du disque. Pas de baisse de régime ici, les aficionados ne peuvent être déboussolés. Regains de lourdeur et de tensions dans la progression des morceaux, chants nerveux qui se partagent entre bassiste et guitariste, on attribue une mention spéciale au 8min épiques de Small Fires avec ses montées qui écrasent tout. 

Un split d'une rugosité virale.



vendredi 16 novembre 2012

// INSIDE OUT - No Spiritual Surrender


Sorti en 1990 sur Revelation


« Don’t waste my fuckin’time ! » gueule le Zack de la Rocha d’entrée de jeu… Ça c'est sûr qu’Inside Out n’a pas perdu de temps ; un EP de six obus et basta. Punk-hardcore explosif qui chasse sur des terres hostiles, le champ (ou chant) de la contestation est lancé pour celui qui deviendra le frontman engagé des Rage Against The Machine trois ans plus tard. Les titres parlent d’eux-mêmes : « Burning Fight » ; « No Spiritual Surrender » ; « Sacrifice »… Il n’y a pas de place pour la peur car la réalité est ici hurlé, incisive et tranchante. Soit un bon petit manuel pour l’apprentissage de la riposte.

La Floche


dimanche 28 octobre 2012

jeudi 13 septembre 2012

// BAD BRAINS - Rock For Light


Sorti le 15 avril 1983 sur PVC Records

Il y a des moments dans la vie où il faut prendre des mesures d’urgence, et ça les Bad Brains l’avaient pigé. Rock For Light est une pierre angulaire du punk-hardcore made in Washington D.C., et c’est avec le feu au cul que les quatre rastafari te foutent la crasse en pleine gueule. C’était quand même en 83 mec ! Right Brigade, Banned in DC, Destroy Babylon, Riot Squad… ça fonce dans le tas et gagne en gallons pour la dévastation. Et comme les mecs jurent fidélité à leur éthique,  des morceaux reggae d’une pureté incroyable (I and I Survive, The Meek…) viennent redonner un souffle nécessaire à ce disque missile. Alors pour toi c’est quoi finalement ce bordel ? du reggae ? du punk ? du rock ? tais-toi et mange…

La Floche

mardi 10 mai 2011

// ISIS - Celestial


Sorti le 3 avril 2000 sur Hydra Head

Avant de donner à leur metal les aérations lumineuses et enrichies que l’on trouve sur les albums Oceanic, Panopticon ou In The Absence Of Truth, Isis y insufflait un hardcore bestial. Pas un hardcore boosté à l’énergie punk façon Black Flag (car 3 morceaux d‘Isis équivalent à la durée d’un disque de Black Flag), non plus un hardcore avec ce feu aux fesses math-rock digne d’un Botch paranoïaque du moment de répit; mais un hardcore qui possède ce sens habile de la progression lourde et répétée du riff qui écrase comme un bulldozer jusqu’à lessiver au maximum le crâne (Celestial (The Tower) ; Swarm Reigns (Down) …). Le style reste classique, notamment pour le chant d’Aaron Turner, mais la brutalité des chansons, les petites interludes SGNL et les prémisses post-rock de C.F.T. permettent de pousser le genre à une corrosion sublime et sans faille.


mercredi 23 février 2011

// AKIMBO - Jersey Shores


Sorti en 2008 sur Neurot

Un Jersey Shores d’une force de…requin ! Pourquoi ne pas dire ça au vu de cet album, puisque les trois Akimbo l’ont axé sur un seul et même morceau (découpé en six plages) dont le concept se réfère à une série d’attaques meurtrières de requins sur les côtes du New Jersey, en juillet 1916. Leur musique s’apparente d’ailleurs bien au comportement du prédateur marin ; Notes de basse à répétition et arpèges de guitares claires mêlés à la sérénité du mouvement des eaux, la tension monte de manière épique avant le tumulte des riffs noise-rock qui se referme sur vous comme des mâchoires acérées de squales. Dès lors c’est ce somptueux contraste qui se met en place, entre poussées héroïques, chant hardcore, tempos menaçants, accélérations heavy, et ralentissements mélodiques sous effets bluesy. Le son y est magnifié par sa prise spontanée, fidèle aux performances live surpuissantes de ces chevelus originaires de Seattle. Sur ce, pas de doutes ; Akimbo est digne de la grande scène rock qui y régna durant 1985-1995.


jeudi 30 septembre 2010

// CULT OF LUNA - Salvation


 Sorti le 4 octobre 2004 sur Earache

Un calme apparent en ouverture, idéal pour contempler la désolation. Mais à 4 minutes 15 d’Echoes, les chars blindés du groupe de metal suédois font leur entrée pour tout défoncer en lourdeur, puissance et massivité. Des riffs rentre-dedans et entêtants alternent avec de sublimes passages planants, où le chant hurlé fait souvent une entrée tardive dans ces (grandes) compos, pour mieux faire monter la tension. 


On baigne par moment dans une superbe quiétude troublante (Waiting For You ;  Crossing Over), apercevant les ombres hypnotique de Pink Floyd, et qui constitue un atout pour rompre une certaine monotonie dans ce disque long et parfois un peu rébarbatif (White Cell ; Into The Beyond).

Le thème de l'album est axé sur la surveillance gouvernementale et la contrôle des individus, façon Big Brother du roman de Georges Orwell "1984". Voir la vidéo en-dessous:

mardi 21 septembre 2010

// UNSANE - Lambhouse: The Collection 1991-1998


 Sorti le 21 octobre 2003 sur Relapse

J’aime sentir cette crasse new-yorkaise, celle qui fait puer le clochard dormant sous les « banks » du pont de Brooklyn, celle qui suinte des mains d’oncle Jim dans son garage du Queens, mais surtout celle qui émane du hardcore d’Unsane.

Avec ses 24 morceaux, Lambhouse est parfait pour connaitre l’essentiel du groupe entre l’éponyme de 91 et Occupational Hazard en 98 : Commited ; Scrape ; Alleged ; Blew ; Body Bomb ; Vandal-X…
Un récapitulatif bien saignant d’une carrière que l’on croyait achevé à ce moment là, accompagné en plus par un bon DVD pour ceux qui ont vraiment les crocs. On y trouve quatre vidéos spécialisées dans les prouesses de l’être humain (vautres en skate, attentat kamikaze…) plus des lives du trio à New York, Cincinnati,…

Un bon coup de pouce pour ceux qui veulent découvrir Unsane, procurez-vous également Visqueen et vos bases seront acquises.

dimanche 12 septembre 2010

// THESE ARMS ARE SNAKES - Easter


Sorti le 10 octobre 2006 sur Jade Tree

Avec Easter, le groupe de Seattle reste positionné dans leur hardcore-progressif égal à eux-même, avec plus ou moins de réussite. Le disque est empreint d’une fougueuse énergie où des morceaux se situent dans la marque de fabrique de ces ex-Botch et Kill Sadie (Horse Girl ; Abracadabraca…), oxygénés par quelques effluves post-rock aériennes simplistes mais nécessaires (Desert Ghost…).

Mais les quatre briscars s’embourbent parfois malheureusement dans un style trop commun, répété et fatigué (Deer Lodge ; Lady North…) qui ne fera pas toujours mouche. Sur ce point, espérons que ce ne soit partie remise...

samedi 11 septembre 2010

// BLACK FLAG - Damaged


Sorti en décembre 1981 sur SST

L’essence même de l’éthique « Do It Yourself ».

Avec ce premier LP, Black Flag tourne un virage abrupt du punk vers un hardcore primaire où Henry Rollins et ses sbires brûleraient n’importe quelle crête bien figée. Damaged est un classique du genre que bon nombre de sous-merdes ont essayé de plagier sans comprendre qu’il faut un certain état d’esprit pour réussir en intégrité. 
Les missiles expéditifs s’enquillent avec une rage et une brutalité destructrice et font offices d’hymnes underground : Rise Above ; Six Pack ; Life Of Pain ; Gimmie Gimmie Gimmie…
La pochette symbolise au mieux la colère introspective des textes de Rollins qui tranche radicalement avec le lyrisme contestataire du milieu hardcore de l’époque, plutôt tourné vers la politique ou la société.

samedi 22 mai 2010

// BOTCH - We are the romans


BOTCH - We are the romans  
Sortie en novembre 1999 chez Hydrahead Records


1998. Les suédois de Refused viennent de sortir la pépite " The Shape Of Punk To Come" et ouvre une brèche. La populasse découvre tous les bienfaits du Hardcore nouvelle école ; aidée (il faut bien le dire) grâce à un titre présent sur le célèbre jeux vidéo de skateboard Tony Hawk; (la connue "New Noise" et son clip déjanté).
Résultat: une claque pour beaucoup de jeunes oreilles innocentes. Là où la secte Team Nowhere bien fadasse émergeait (pour être gentil, vite vu, vite oublié heureusement), Refused proposait une alternative sympathique qui inspirera quelques groupes par la suite...
Mais comme toute bonne came, certains furent peut être trop "inspirer" (dirons nous). Des groupes se contentant en effet de proposer  juste une pâle copie du genre en ressassant la recette jusqu'à que la lassitude nous guette..
Mais bien heureusement dans cette petite flopée de petit malin, un groupe prépare ses méfaits dans l'ombre  (tel des gaulois!) bien décidé à repousser les limites du style et à tirer son épingle du jeux..
En effet, sans prétention,  BOTCH nous délivre deux années plus tard un brûlot d'une rare intensité qui fera date chez les amateurs. "We are the romans".
Sortie chez l'écurie d'Hydrahead (décidément !), le groupe nous assène un hardcore violent, primaire et nappés de plusieurs (bonnes) influences des années 90.
Dit comme ça on pourra crié au classicisme (et encore quoique) ;mais en 2000 cela relevait effectivement de l'ingéniosité et d'une musique quelque peu précurseur (qui a dit mathcore? même si le groupe ne le revendique pas trop).On sent en effet inévitablement chez Botch une volonté d'aller plus loin: bestial, beaucoup plus technique et une voix ultra hargneuse. Un cocktail résumé à lui seul par le monument " Saint Matthew returns to the womb" et ses accents noise. Les enchaînements se veulent parfois surprenant, les rythmes  alambiqués, et de ce fait, on a vraiment l'impression d'écouter un album ultra abouti ("Mondrian was a liar"). Les gars du groupe nous prouvent qu'ils ne sont pas là pour enfiler des perles et la baffe est instantanée. 
Mais la réussite de Botch ne tient pas qu'à ces ficelles . Tout en maintenant la tension dans l'album, le groupe s'autorise aussi quelques accalmies post core du plus belle effet . L'excellente "C. Thomas Howell as the soul man" ou bien encore "Swimming The Channel Vs Driving The Chunnel" en est la preuve.. On peut alors y découvrir une autre facette du groupe (on parlait des influences 90 !), prouvant aussi qu'on peut faire du hardcore et explorer aussi d'autres horizons. Une ouverture d'esprit marquée par la plus lente "Man The Rampart" (Neurosis et Unsane ne sont pas loin); ainsi que par une Ghost Track  qui se veut électro à blinde (la dernière de l'album en faite); et qui contribue au final à tout ce qu'on pense de bon sur ce We are the romans..
Deux années plus tard.et après une tournée mémorable (d'après certains qui ont pu y assister); Botch met  hélas fin à l'aventure au grand damn des fans, laissant derrière lui un album viril qui marqua le paysage musical . Les membres du groupe formeront par la suite divers groupes de qualité dont en vrac These Arms Are Snakes, Narrows ou encore Russian Circles (rien que ça) n'oubliant jamais d'où ils viennent...

Brutal.

Genre: Math Hardcore
A écouter: d'une traite, sans concession.

Monsieur J

mardi 13 avril 2010

// MEMBRANE - Live Report au Privilège, Vesoul (10/04/10)

C’est dur d’être jeune à Vesoul, ce trou paumé de 20 000 âmes ne propose pas grand-chose d’excitant au niveau des concerts et il n’y a pas beaucoup d’endroits appropriés pour que des groupes puissent répéter. L’ambiance nocturne principale tourne autour de deux boîtes de nuit infâmes fréquentés par une population consanguine que j’exécuterai dans le berceau si la lecture de l’avenir me serait possible.
Dans ce contexte où je me fais bien chier à passer des soirées dans la ville-préfecture haut-saônoise, un concert de Membrane devient salutaire, d’autant plus que des mecs du coin qui viennent bavé du bon hardcore/noise dans une petite taverne à deux pas de chez moi est assez rare.
Le trio est ici pour défendre la sortie de son tout dernier bébé Disaster et c’est très humble de leur part de se coincer au fond d’un petit bar de Vesoul pour procéder à cette release party, car Membrane foule les planches depuis maintenant une dizaine d’année, et ils leur est déjà arrivé de jouer aux eurockéennes ou d’ouvrir pour les mythiques Unsane à Blois ! Malgré cela, le groupe n’oublie pas d’où il vient et, fidèle à leurs habitudes, le show fût bien rentre-dedans: un son urgent et lourd avec cette grosse patate bien énergique nuancée de passages mélancoliques façon Neurosis. Leur noise-core emblématique s'aère un peu plus qu'auparavant même si les assauts pachydermiques continuent de nous prendre aux tripes comme on l'attend. Grondement profond de basse, riffs de guitare plombés, force puissante et précise sur les fûts,...La cave voûtée du bar tiendra bon à ces tremblements.
Pour l’occasion, du marchandising était également déployé: albums, vêtements…
Un des nouveaux titres joués ce soir-là, Ocean, est disponible en clip vidéo depuis peu:


De quoi se chauffer pour cette fameuse date à la Poudrière de Belfort le 19 avril prochain où la formation ouvrira pour Kong et Kylesa (Impetus Festival), affaire à suivre…


La Floche

vendredi 26 mars 2010

// 16, live report aux Passagers Du Zinc, Besançon (25/03/2010)



Aaaah le PDZ et son lot de petits concerts bien sympas…


Afin de continuer la promotion de leur nouvel album Satan Told Me I'm Right produit par Steve Austin (Unsane, Today Is The Day, Converge,...), les italiens de The Orange Man Theory ouvrent les hostilités de cette soirée. Les mecs exercent un rocking hardcore rageur où l'on peut discerner une perverse dévotion au death-metal et hard rock des années 70. Soit une bonne manière de chauffer la salle pour la purge qui va suivre: les californiens de 16. Une bande de quatre vieux potes, survivants des hôpitaux psychiatriques, des drogues et boulots merdiques en tout genre (comptable, serveur de sandwichs chez Subway…) où l’unité est au plus fort. Avec une lourdeur hardcore mêlée à un bon groove stoner, les mecs ne font pas dans la concession et oscillent entre explosions brutales et riffs entraînants.  Le duo rythmique basse-batterie, lui, envoie sévère et restera imparable tout au long du show. Part de mystère par contre quant au chanteur, dernier arrivé sur scène et premier reparti. Il n'empêche que le bonhomme a bien bavé sa hargne comme il se doit.
Evidemment, 16 ne file pas autant de frissons qu’un Kyuss ou un Karma To Burn mais ca bourre agréablement les tympans quand même. Disons qu’au milieu d’une semaine pourrie de travail, ce genre d’évènement permet de venir boire des mousses et d’apprécier avec les potes le show des quatre angelinos.

En tapant la discute avec le batteur, à la fin, il est facile de saisir que le groupe a hâte de venir en juillet au Hellfest Festival de Clisson…On comprend bien que vu la pauvreté des bons concerts en France, le Hellfest devient aujourd’hui une mecque pour les puristes égarés…


Merci à Cécilia pour les photos !

 La Floche

jeudi 4 février 2010

// RUSSIAN CIRCLES + STELLARDRIVE + ASIDE FROM A DAY au Glazart à Paris

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On l'espérait en cachette, pour la première fois depuis fort longtemps, Russian Circles (USA- Post Metal) fait enfin une petite halte en France dans le cadre d'une tournée européenne.
Deux dates exactement (pour l'instant, c'est ce qu'il y a de confirmé), sortez votre calepin pour prendre des notes parce que c'est pour bientôt !

Le 08 mars au Glazart de Paris, 
 et le 10 mars au GRRND Zero de Lyon.




Autre surprise, c'est Stellardrive (Post Rock) et Aside From A Day (Hardcore) qui feront les premières parties au Glazart. Deux groupes bisontins, produit du terroir, donc forcément ça surprend ! Pour en savoir plus, c'est ici.(18 € sur place tout de même !)

Et pour ceux que ça dit rien, on vous réinvite à lire notre chronique sur Russian Circles...

Russian Circles - Station

Monsieur J