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samedi 2 février 2013

// CULT OF LUNA - Vertikal


Sorti le 29 janvier 2013

Quand "Salvation" évoque le concept de surveillance dépeint par George Orwell; "Vertikal" , emprunte quant à lui à la verticalité du magma cinématographique "Metropolis". Le guitariste Johannes Person explique dans une interview avoir voulu conceptualiser cet album autour de l’expressionnisme allemand, fasciné qu'il est par la douleur rectiligne des nombreux buildings qui tendent à s'imposer dans le paysage. Ce futurisme, cette noirceur, transparait dans chaque note. L'usinage de riff démentiel et la voix acérée martèle un talent déjà connu des suédois. L'évolution provient plutôt des diverses touches électroniques qui propulsent le groupe vers un esprit dark/ambiant absolument tentaculaire (la 11èmes minutes de Vicarious Redemption, sincérement qui s'y attendait?). Le constat est sans appel, CoL n'a jamais tant sonné dans l'ère du temps, et ce malgré un enlisement du genre. Isis est out (RIP), Neurosis s'est cassé les dents, Pelican nous ressert la même came:  il n'y a bien que Cult Of Luna qui peut se vanter d'avoir tenu tête en 2013.



NOTE: Cult of Luna sera en concert à la Poudrière de Belfort le dimanche 21 avril avec les Aside From A Day et The Ocean.

GG Allin

jeudi 30 septembre 2010

// CULT OF LUNA - Salvation


 Sorti le 4 octobre 2004 sur Earache

Un calme apparent en ouverture, idéal pour contempler la désolation. Mais à 4 minutes 15 d’Echoes, les chars blindés du groupe de metal suédois font leur entrée pour tout défoncer en lourdeur, puissance et massivité. Des riffs rentre-dedans et entêtants alternent avec de sublimes passages planants, où le chant hurlé fait souvent une entrée tardive dans ces (grandes) compos, pour mieux faire monter la tension. 


On baigne par moment dans une superbe quiétude troublante (Waiting For You ;  Crossing Over), apercevant les ombres hypnotique de Pink Floyd, et qui constitue un atout pour rompre une certaine monotonie dans ce disque long et parfois un peu rébarbatif (White Cell ; Into The Beyond).

Le thème de l'album est axé sur la surveillance gouvernementale et la contrôle des individus, façon Big Brother du roman de Georges Orwell "1984". Voir la vidéo en-dessous: