Death-punk cradingue à l'attitude sado-gay outrancière, le combo norvégien assimile dans sa tambouille le rock'n'roll torride des Stooges, le glam électrique de Kiss ou T-Rex (cf. la reprise explosive Get It On) et l’esthétique d'un gang terroristes esprit Village People/Orange Mécanique. Jeu heavy, solos à la virtuosité hard-rock et paroles provocantes - "Fornicator of the Lasso, Sperminator of the Asshole" (Prince Of The Rodeo) ; "I got a steal machine, I got a mongo’s dream" (Selfdestructo Bust) ; "Merging Zeus and Spartacus, in Rendez-Vous With Anus" - Turbonegro prône une fois encore son ivresse de liberté décadente et puérile sous les traits de l'armée du vice. -La Floche-
Après l’excellent Peace,
Love & Death Metal, j’étais convaincu que les albums suivants
étaient sans âmes et flirtaient avec le rock’n’roll radio FM, comme si je n’acceptais pas
que le groupe ait acquis une réelle identité. Mais pourquoi s'acharner à voir le mal absolu là où c’est réussi ?! Le duo formé par Josh
Homme avec son pote Jesse Hugues a dépassé depuis un bon moment le stade de la
bonne farce accrochée aux basques des Queens Of The Stone Age, et son statut s’est
synthétisé en groupe à part entière. La preuve en est ce Heart On plus mature, plus soigné et plus
homogène que son prédécesseur Death By
Sexy. L’ensemble se démarque du son garage des débuts pour une production
fraîche et épurée où boogie et rock fifties se retrouvent sensuellement
électrifiés (Anything ‘Cept The Truth,
Secret
Plans…) et caressés d’un psychédélisme qui n’est pas sans rappeler du bon QOTSA (Cheap Thrills…). Jesse Hugues nous surprend même par son assurance sur Now I'm A Fool, petite ballade sucrée où le moustachu dévoile des sentiments plus maîtrisés.
Ca y est, ce putain de documentaire est sorti et s'annonce déjà comme un indispensable pour tout bon fan de Motörhead. "Lemmy - 49 % Motherfucker , 51 % Son of Bitch"
Constat rapide, Lemmy est bien fidèle à lui même avec ses verrues, son chapeau et surtout sa voix semblable à un moteur de V8. Souvent incompréhensible pour les non anglophones (même les ENGLISH sont obligés de le sous-titrés quand il parle, véridique) son régime JACK DANIEL plus MARLBORO ne trompe personne.
Quand il ne boit pas un verre au bar mythique Rainbow entre des tournées, Lemmy joue aux jeux vidéos avec son fils (!) ou fait la cuisine... ça casse le mythe, mais c'est pourtant la grande sincérité du personnage qui crève l'écran. Lemmy ne joue pas à un rôle, il reste fidèle à son éthique depuis des années. Il aurait pu être le pompiste de son bled paumé au Royaume-Uni mais fait ce qu'il sait faire : jouer du rock n'roll dans des groupes cultes. The Rocking Vickers, Hawkwind (où on l'a viré parce qu'il prenait du speed), et depuis longtemps maintenant Motörhead. On peut donc le voir tranquillos en train de faire ses "courses" en plein 'frisco à Amoeba Music... Comme un putain de quidam quelque-conque alors que la gérante du magasin ne peut s'empêcher de lui offrir son propre coffret blanc des Beatles. "Pour la bonne cause du rock n'roll", dixit la dame.
En outre, il aime déblatérer sur ses sujets favoris autour d'un verre en compagnie de types louches. On le voit donc parler plus amplement des femmes (Lemmy ne l'a jamais caché, il joue pour la chatte), de sa passion pour l'imagerie militaire (il possède une impressionnante collection de couteaux) mais aussi des Beatles, Hendrix, Elvis, Little Richards (beaucoup). Tous ces groupes ou figure de proue qu'il n'a jamais caché admirer... Bref que du gros mais surtout ... ne lui balancez pas le sujet des Stones: "On disait souvent que c'était les Rolling Stones les durs et les Beatles les tapettes. Alors que les Stones venaient de Londres et les Beatles de Liverpool. C'était les Beatles les vrais durs... Putain... Liverpool?!"
Toutes ces anecdotes qui me font apprécier Motörhead, Lemmy et son fucking Rock'n'roll...
En bref un dvd monstrueux pour tout bon fan qui se respecte, 2 heures d'interventions avec la crème de la crème. Une liste longue comme un bras qui l'admire et qui en ont toujours une bonne à raconter sur le personnage (ses potes Dave Grohl, Henry Rollins,Slash, les Metallica...). Sur ce, je laisserai donc un fan aperçu dans le dvd pour conclure:
"si on balançait une bombe atomique sur le monde, les seuls survivants seraient probablement Lemmy et des cafards. Rien d'autres" THANKS NOTE: apparemment la formule s'appliquerait aussi à Keith Richards. Tant pis.
Pendant que de sympathiques allumés comme Monsieur J ont de la boue jusqu’au cou au Sonisphere Festival devant le show de Mötorhead (entre autres), et que certains ont pénétré l’enceinte du Stade de France pour assister au nettoyage aztèq…Ah non c’était hier soir ça ahahah, je veux dire pour voir AC/DC en concert, l’occasion est bonne pour revenir sur 2 grands classiques de l’histoire du Rock’N’Roll, qui fêtent leur 30 ans de sortie en 2010:
AC/DC - Back In Black (Sortie le 25 juillet 1980 sur Atlantic Records)
Après le succès de Highway To Hell - là aussi un album-référence pour tout bon hard-rockeur qui se respecte - Bon Scott pris sa propre autoroute de l‘enfer, du moins pour le ciel…30 ans plus tard, on ignore toujours les circonstances exactes de la mort accidentelle de ce brailleur écervelé. Le motif le plus répandu reste qu’il se serait étouffé dans son vomi à la suite d’une énième cuite…
Episode évidemment sombre de la carrière du groupe australien mais qui débouchera sur le plus mythique opus de leur parcours: Back In Black, un hommage à Scott et un faire-part idéal du décès de celui-ci.
Avec le rugissant Brian Johnson comme nouveau chanteur, Back In Black élève le groupe non pas au rang de stars, mais comme un véritable phénomène de société. La consécration mondiale. AC/DC devient une machine de guerre enrôlant des bataillons de fans par milliers.
Avec des tubes au son plus métallique et polissé que les précédentes productions, chaque chanson se révèle être en parfaite adéquation entre la puissance monstrueuse des riffs, la hargne vicelarde des paroles et le groove implacable propre à l’étiquette AC/DC.
D’emblée, Hell’s Bells sonne le glas pour un enchaînement d’uppercut planétaires et intergénérationnels: Shoot To Thrill ; Let Me Put My Love Into You ; Back In Black ; You Shook Me All Night Long…
Deuxième meilleure vente de tous les temps derrière Thriller de Michael Jackson.
Légendaire !
MOTÖRHEAD - Ace Of Spades (Sortie le 08 novembre 1980 sur Bronze Records)
« Another Drug, Another Race… », ouais tout à fait mon vieux Lemmy ! Une autre drogue, une autre course…Comment ce disque aussi barge a-t-il pu se hisser à la 4ème place des ventes d’albums en Angleterre dès sa sortie ?! Comme quoi l’être humain est bel et bien tordue à la base, la violence et le sexe restant les plus grands plaisir qu’il puisse librement se procurer ! Car Ace Of Spades, c’est que ça: de la violence et du sexe ! Le groupe ne s’en est jamais caché, ils jouent pour la chatte.
Alors sortez le Sir Edwards et faites exploser ne serait-ce que pour la chanson-titre Ace Of Spades, une dynamite heavy-rock boosté à 100 à l’heure par un rythme punk sur un son qui sent bon la vidange. Un hymne servie aussi bien dans les contests de skateboard que dans le bar du gros oncle Roy, à Vicksburg dans le Mississippi.
A chaque écoute la décharge est totale, féroce et fulgurante: We Are The Road Crew ; Fire Fire ; The Chase Is Better Than The Catch (l’apothéose)…
En tout cas faut pas oublier de s’en tenir à une chose essentielle: Mötorhead (comme AC/DC) c’est du Rock’ n’roll ! Et non pas du métal, du heavy-métal…Sinon Lemmy se fera un plaisir de vous casser la gueule.
A bon entendeur…
*Note: Pour ceux qui croiraient voir 3 coyotes en plein désert sur la pochette, il s’agit en fait des gars de Mötorhead dans une décharge au nord de Londres (Ah ca change la donne, nan ?!)