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mardi 12 février 2013

// JEFFERSON AIRPLANE - Surrealistic Pillow

  
Sorti en février 1967 sur RCA Victor

La contre-culture hippie a eu beau se terminé en déclin, les objets de valeur ont subsisté. Quoi de plus emblématique que ce Surrealistic Pillow pour synthétiser l'essence même du Summer of Love de 1967: Psyché', camé, émancipé, fraternel, optimiste et candide. Rien de méchant ici, juste un bon acid-rock symbole d'amour libre et de défonce en communauté, un folk sous psychotropes où l'influence de la musique nègre du delta se fait ressentir dans des compositions aussi niaises qu'excellentes. Du flower-power à l'extrême, impulsé par la sulfureuse Grace Slick dont la voix atteint des sommets sur les mythiques Somebody To Love et White Rabbit... Faut-il encore présenter ?


lundi 7 janvier 2013

// JOHNNY CASH - American IV: The Man Comes Around


Sorti le 5 novembre 2002 sur American Recordings

Une dernière renaissance pour ce vétéran de l'Histoire du rock'n'roll. Malade et à bout de souffle, "l'homme en noir" signe ici son disque final; le plus émotif, le plus bouleversant, le plus beau. Composé majoritairement de reprises empruntées à divers horizons et retravaillé avec succès, le résultat n'en est que plus poignant avec ces murder-ballads au bord de la rupture accompagnés d'invités prestigieux (Nick Cave, John Frusciante, Fiona Apple, Don Henley). Allusions religieuses (Personal Jesus de Depeche Mode, l'éponyme The Man Comes Around), sentiment d'abandon et de solitude (le fameux Hurt de Nine Inch Nails, I Hung My Head de Sting, Desperado des Eagles...), blessures et réminiscence du passé (In My Life des Beatles, The First Time Ever I Saw Your Face de Erwan McColl, Tear Stained Letter...). Ce quatrième volet de la série American Recordings est l'épitaphe transcendant d'un artiste mythique.     [La Floche]


dimanche 15 mai 2011

// XAVIER RUDD - Dark Shades Of Blue


Sorti en août 2008 sur Anti

A entendre parler de Xavier Rudd, j’imaginais encore un de ces surfeurs de Waikiki Beach empoignant la guitare pour déballer des pop-songs familiales…Bien m’en a pris de m’intéressé à ce Dark Shades Of Blue, car le songwriter australien y offre une belle étendue de son talent. Epaulé par Joe Barresi (qui a déjà bossé avec Tool ou Queens Of The Stone Age) à la production, Rudd propose un album rock qui évolue vers de nouvelles contrées en fonction du morceau (reggae sur Secrets, world-music sur Guku, psychédélisme pour Uncle, folk dans Home! …) avec toujours ce souci que la technique soit au service de l’émotion. Les influences de musiques traditionnelles se font ressentir (utilisation de didgeridoo, djembe…) et le bonhomme s’avère être un multi-instrumentiste surprenant puisque tout sur ce disque (sauf la batterie) relève de son coup de patte.
Riche et profond.

dimanche 20 février 2011

// NEIL YOUNG - Harvest


Sorti le 1er février 1972 sur Reprise

Considéré comme l’un des grands albums rock de tous les temps (meilleure vente de l’année 1972), Harvest est le disque le plus emblématique de Neil Young. Il fût pourtant composé alors que le canadien souffrait de graves problèmes de dos, le contraignant à lâcher sa guitare électrique, à porter un corset et à rester assis. D’où le calme acoustique de cette « moisson miraculeuse », qui offre des compositions de pure beauté avec ce Heart Of Gold spirituel, l’anti-drogue The Needle And The Damage Done ou l’éponyme Harvest. On ressent ici la sérénité de la campagne américaine (country donc) grâce à l’utilisation combiné de la guitare folk, de l’harmonica, du piano ou du pedal steel, même si deux morceaux en fin de disque sonnent plus électriques (Alabama et Words (Between The Lines Of Age)).
Mais celui que l’on surnomme The Loner avait pu s’entourer pour l’occasion de ses anciens coéquipiers David Crosby, Stephen Stills et Graham Nash ainsi que les quatre Stray Gators, qui l’ont appuyé sur la majorité des titres, à l’exception de A Man Needs A Woman et There’s A World, compositions symphoniques surprenantes avec le London Symphony Ochestra.