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mardi 8 janvier 2013

// PNEU - Highway To Health


 Sorti le 29 mars 2011 sur Head

Folie pure pour un chaos éburné, Pneu est une sorte de bâtard conçu entre noise et math/rock où ce Highway To Health constitue (à l'image de son titre) un résultat consternant. Consternant pour son insolence bruitiste (dissonances à la perceuse, guitare auto-samplée l'une sur l'autre), son audace rythmique (tempo aux breaks incessants), sa prétention à faire remuer ton p'tit cul dans ses échappées pleines d'exotisme (le bien nommé Tropicon ; Wagy's Cup), le tout avec l'urgence d'un sprinteur jamaïquain qui a le feu au fesses. C'est osé, c'est génial, et putain quel son !...Merci Kurt Ballou.

Pneu, où la fierté de se sentir cinglé...et libre.     [La Floche]


samedi 22 mai 2010

// BOTCH - We are the romans


BOTCH - We are the romans  
Sortie en novembre 1999 chez Hydrahead Records


1998. Les suédois de Refused viennent de sortir la pépite " The Shape Of Punk To Come" et ouvre une brèche. La populasse découvre tous les bienfaits du Hardcore nouvelle école ; aidée (il faut bien le dire) grâce à un titre présent sur le célèbre jeux vidéo de skateboard Tony Hawk; (la connue "New Noise" et son clip déjanté).
Résultat: une claque pour beaucoup de jeunes oreilles innocentes. Là où la secte Team Nowhere bien fadasse émergeait (pour être gentil, vite vu, vite oublié heureusement), Refused proposait une alternative sympathique qui inspirera quelques groupes par la suite...
Mais comme toute bonne came, certains furent peut être trop "inspirer" (dirons nous). Des groupes se contentant en effet de proposer  juste une pâle copie du genre en ressassant la recette jusqu'à que la lassitude nous guette..
Mais bien heureusement dans cette petite flopée de petit malin, un groupe prépare ses méfaits dans l'ombre  (tel des gaulois!) bien décidé à repousser les limites du style et à tirer son épingle du jeux..
En effet, sans prétention,  BOTCH nous délivre deux années plus tard un brûlot d'une rare intensité qui fera date chez les amateurs. "We are the romans".
Sortie chez l'écurie d'Hydrahead (décidément !), le groupe nous assène un hardcore violent, primaire et nappés de plusieurs (bonnes) influences des années 90.
Dit comme ça on pourra crié au classicisme (et encore quoique) ;mais en 2000 cela relevait effectivement de l'ingéniosité et d'une musique quelque peu précurseur (qui a dit mathcore? même si le groupe ne le revendique pas trop).On sent en effet inévitablement chez Botch une volonté d'aller plus loin: bestial, beaucoup plus technique et une voix ultra hargneuse. Un cocktail résumé à lui seul par le monument " Saint Matthew returns to the womb" et ses accents noise. Les enchaînements se veulent parfois surprenant, les rythmes  alambiqués, et de ce fait, on a vraiment l'impression d'écouter un album ultra abouti ("Mondrian was a liar"). Les gars du groupe nous prouvent qu'ils ne sont pas là pour enfiler des perles et la baffe est instantanée. 
Mais la réussite de Botch ne tient pas qu'à ces ficelles . Tout en maintenant la tension dans l'album, le groupe s'autorise aussi quelques accalmies post core du plus belle effet . L'excellente "C. Thomas Howell as the soul man" ou bien encore "Swimming The Channel Vs Driving The Chunnel" en est la preuve.. On peut alors y découvrir une autre facette du groupe (on parlait des influences 90 !), prouvant aussi qu'on peut faire du hardcore et explorer aussi d'autres horizons. Une ouverture d'esprit marquée par la plus lente "Man The Rampart" (Neurosis et Unsane ne sont pas loin); ainsi que par une Ghost Track  qui se veut électro à blinde (la dernière de l'album en faite); et qui contribue au final à tout ce qu'on pense de bon sur ce We are the romans..
Deux années plus tard.et après une tournée mémorable (d'après certains qui ont pu y assister); Botch met  hélas fin à l'aventure au grand damn des fans, laissant derrière lui un album viril qui marqua le paysage musical . Les membres du groupe formeront par la suite divers groupes de qualité dont en vrac These Arms Are Snakes, Narrows ou encore Russian Circles (rien que ça) n'oubliant jamais d'où ils viennent...

Brutal.

Genre: Math Hardcore
A écouter: d'une traite, sans concession.

Monsieur J

jeudi 15 avril 2010

// DAUGHTERS - Daughters !

 DAUGHTERS - Daughters !
Sorti le 09/03/2010 sur Hydra Head Records

Amateur de bordel sonore, bienvenue! Encore mieux que les alcooliques anonymes, on vous parque ici dans le Viol Auditif pour vous faire (re)découvrir parfois des groupes un peu barré.
Ca tombe bien, puisque aujourd'hui c'est les types de Daughters qui en tiennent une sacré couche avec une nouvelle prise de risque!
Dans le pur style Mathcore, 5 mec ou plus (NDLR: oui car c'est extensible, des guitaristes paumés s'ajoutent en fonction des tournées)  viennent foutre le boxon en ayant carrément rien à faire des codes déjà établis par la musique . 
INTRO,COUPLET, REFRAIN, PONT... BLABLA... Ces gars là ne savent pas vraiment ce que c'est et ne leur en parler pas. Tous logés dans l'hôpital psychiatrique d'Hydra Head Records (Torche, Botch, Pelican...et d'autres) l'unique fil conducteur de leur mixture reste la musique et l'expérimentation à blinde.
Il ne sera pas rare donc d'entendre sur leur nouveau skeud éponyme des riffs ultra acérés (The Theatre Goer), BEAUCOUP de déluges noisy ( The First Supper, The Dead Singer ) et des fins en chaos sonore (Our Queens)!
Pour ceux qui aurait peur de se perdre dans un amat de notes n'ayez crainte! Même si vous n'avez pas forcément tort, c'est juste souvent drôlement inventif, et franchement efficace ( la géniale The Hit). Certains titres nous rappellent en  effet à un 19 èmes degrés la fine fleur du shoegaze par l'utilisation osée du synthé (sur certains morceaux) ,Dilinger Escape Plan (mais là pour ma part, en beaucoup moins casse couille) ou bien encore Jesus Lizard. Le chanteur en effet en fait des caisses, avec sa voix perchée et un flegme indescriptible qui n'est pas loin de nous rappeler un certains David Yow ! Typiquement le genre de mec qui hésite pas à montrer sa teub durant les concerts ou pisser sur l'amplificateur du guitariste.
Bref, on pourra peut être trouver ça indigeste quand on a l'oreille innocente ou  atteindre rapidement l'overdose... mais honnêtement le Math Rock quand c'est bien fait (comme là), c'est franchement sympa et (j'imagine) à vivre en live!
Une bonne surprise donc, pour un style qui m'était plutôt inconnu jusqu'à maintenant et qui ne m'avait  que moyennement convaincu... 


Monsieur J



Genre: Mathcore
A écouter: The Theatre Goer, The Hit, Sweet Georgia Brown, The First Supper, The Virgin

lundi 8 février 2010

// AND SO I WATCH YOU FROM AFAR - The Letters




AND SO I WATCH YOU FROM AFAR - The letters
sorti en 2010 chez Smalltown America

Après un album salué par la critique, et caché sous ce nom à rallonge, And So I Watch You From Afar nous revient avec un EP 4 titres "The Letters", bien décidé à ne pas nous décevoir.
Soit, on avait été conquis un an plus tôt par ce mélange atypique de post-rock et de Samba plutôt burné . Concrètement, c'est comme si on mélangeait n'importe qu'elle groupe spécialiste du genre (-qui a crié Mogwai?-), avec les jolis touffes et non moins talentueuses de chez The Mars Volta . Le résultat étant bien rafraichissant et très pêchu, les (excellents) webzines ont naturellement criés à la révolution !
Cette même rébellion qui vise à marteler, changer les codes d'un genre tel que le post-rock (et qui s'essouffle peut être déjà dans certaines "hautes sphères"?) avaient déjà attirés notre attention et nos louanges via les excellents Russian Circles. And So I Watch you From Afar fait inéluctablement partit de cette mouvance, avec un fort côté math rock en plus et même un peu post métal ("S the Salamander" de l'album) . De quoi faire pâlir un mexicain !
Et donc, "The letters" arrive. Une sorte "d'EP concept" enregistré entre deux tournées, avec une lettre pour chaque musique. Dans l'ordre:

"S is for Salamander,
D is for Django the bastard,
B is for B-Side
K is for Killing Spree (an ode to)"

Ne cherchez pas trop de rapport, mais les "Bastards" on encore frappés fort. Bien sûr, c'est assez court avec seulement 4 titres à se mettre sous la dent, mais le groupe reste dans ce qu'il sait faire... et le fait plutôt bien. Les riffs dansants, les petits gimmick hispanique et décalés ("B is for B-side", ou "D is for Django the bastard") : tout ça c'est donnés à nouveau rendez vous dans ce skeud pour un résultat 100% pêchu.
En faite, n'allez pas chercher une structure bien définie dans leurs ziks,:les ASIWYFA continuent d'en faire qu'à leur tête et n'ont pour seul fil conducteur que la musique. C'est donc plus Math Rock que jamais ("K is for Killing Spree"), et cela vous donnera même sûrement envie de vous plonger dans le précédent opus. C'est en tout cas une bonne porte d'entrée.


AND SO I WATCH YOU FROM AFAR- S is for Salamander

Monsieur J

4/5

Genre: Math Rock/Post Rock/ Post Metal
A écouter:  à la fraîche !