Justin Broadrick ne croyait pas si bien dire en affirmant
que Jesu constituait la réponse féminine à Godflesh. Sur le fond, le lien est
évident avec ces séquences rythmiques programmées pour labourer une lourdeur
metal/indus percutante. La forme, quant à elle, se démarque pour son ambiance
éthérée, au chant clair et mélodique, avec ces envolées shoegaze tout droit sorties
du style Ride ou My Bloody Valentine (influences que personne n’objectera). Cet EP Silver constitue la meilleure approche
du nouveau projet Broadrick, d’abord déconcertant, ensuite attachant. Ne
cherchons pas la hargne dans cette œuvre aérienne emplie de quiétude et d’héroïsme.
Avec leur romantisme juvénile, les New-Yorkais attrapent l'essence même de l'adolescence par leur pop sucrée aux guitares cold-wave et synthétiseurs lumineux. Les paroles tâtonnent en candeur mais finissent par ranimer la splendeur d'une mélancolie exprimée par ses pairs de Jesus & Mary Chain, My Bloody Valentine et The Cure. Soit la synthèse mélodique entre rock moderne et Revival shoegaze, répartie en 10 pépites de 2 à 4 minutes.[La Floche]
Ce disque que l’on pourrait décrire comme un ovni dans la
discographie de Dälek se révèle néanmoins comme un indispensable. Compilation
de versions rares et inédites, ce Deadverse
Massive est quasiment à conseiller aux fans des musiques rock et électro tellement
les paysages sonores crées par le beatmaker Oktopus sont aux frontières du
bruitisme ambiant. Des nappes, des déflagrations, des samples triturés, passés
et repassés en boucle feront effectivement jouir l’oreille d’un curieux qui a grandit
au son des Young Gods et de My Bloody Valentine (Angst, Vague Recollection,…)
mais au vu du flow percutant de MC Dälek (Megaton,
Desolate Peasants, Maintain…) il faut
que les adeptes du rap indépendant se rassurent ; ils ne seront pas
laissés sur le carreau.
Un second opus aussi bon que leur premier effort éponyme. La basse est crasseuse, la guitare envoie des riffs rock/noisy bien saignants, sans oublier ces effets contagieux qui rappellent que B.R.M.C est toujours à la rescousse du bon shoegaze (In Like The Rose, Ha Ha High Babe) avec ses saturations garage et ses envolées planantes et acides (Shade Of Blue). La seule différence notoire avec leur précédent disque semble être que le trio œuvre désormais dans un côté plus expéditif, comme si les gars avaient un temps à ne pas dépasser. Donc on ne sort pas des sentiers battus et on s’enfile les pépites urgentes d’un Six Barrel Shotgun ou d’un US Government, puissants malgré tout.
Après le reste on connait…cette histoire de plagier les Stones ou Jesus & Mary Chain se révèlent soulantes et me passe au-dessus...B.R.M.C. n’est pas un groupe phare ou le nouvel étendard d’un revival shit du moment, mais plutôt un très bon relais, tout simplement.
Sortie le 6 octobre 2009 sur Mute Records A été album du moment
Prenez de la bonne cold-wave et faites là résonner au milieu d’une usine sidérurgique. C’est-ce que A Place To Bury Strangers a réussit à accomplir avec Exploding Head, un disque taillé à coups de fraiseuse pour un rock alternatif saturé d’aiguisages shoegaze.
Décrit comme « le groupe le plus bruyant de New York », les trois gars ne se contentent pas de passer pour un vulgaire plagiat de Jesus And Mary Chain, The Cure ou Joy Division et évitent d’endosser une cape d’icônes du Revival Rock new-yorkais 2000 comme ne se sont pas gênés certains…
A Place To Bury Strangers, c’est plus recherché, plus fouillé avec des ambiances à la fois atmosphériques et bruitistes. Un mur du son qui, paradoxalement, n’est pas écrasant mais donne plutôt dans l’aérien, avec des mélodies psychés voire désertiques ( Lost Feeling ; Dead Beat…) ou Curestes ( Keep Slipping Away ; Expolding Head…). Un des sommets de l’album est Ego Death, une bonne montée d’adrenaline dans le trafic des avenues new-yorkaises à la tombée de la nuit. Une description qui pourrait aussi coller au magnifique I Lived My Life To Stand In The Shadow Of Your Heart.
Et quand on me dit ce groupe possède une patate vraiment énorme sur scène…Parole de Monsieur J, il les a rencontré et j’espère qu’il retrouvera les photos…