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vendredi 12 avril 2013

// KLONE - The Dreamer's Hideaway

  
Sorti en 2012 sur Klonosphere

L'album metal français de l'année?
Bien loin en tout cas devant le dernier Gojira, pas nul mais laissant déjà entrevoir une baisse d'inspiration et qui a pourtant monopoliser la presse au moment de sa sortie.
De l'inspiration et de la suite dans les idées pour le coup Klone n'en a pas manqué pour son dernier album The Dreamer's Hideaway. Les poitevins feront même taire ceux qui aimaient jusque là les réduire a un banal ersatz français de Tool en déployant un éventail d'influences et d'ambiances incroyablement variés. Empruntant autant au grunge d'Alice In Chains et à la folie de Mastodon qu'a la guitare de Dimebag Darrell - le tout dans un souci de cohérence et de concision bien maitrisé - Klone signe sans doute ici son meilleur album depuis sa formation en 1999, bien plus éloquent que son prédécesseur, Black Days (2010) dont ils n'avaient déjà pas à rougir.
Le groupe a réussit le tour de force de ne garder que l'essentiel de sa musique pour le décliner sur des formats beaucoup plus courts qu'à l'accoutumée (seul Walking On Clouds atteint les 7min) - tout en gagnant encore plus qu'auparavant en richesse et en arrangement – et signe de cette manière une jolie tripotée de pépites indélébiles telle que Rocket Smoke, l'éponyme The Dreamer's Hideaway, Rising et j'en passe qui s'intégrent d'ailleurs a merveille dans les excellents live du groupe (à ne louper sous aucun prétexte, sauf s'il y a conflit avec une date de M.Pokora bien sûr.)
Inutile de chanter les louanges de Florent Marcadet une fois de plus (qui par ailleurs matraque également les fûts pour Hacride depuis peu, Hacride qui nous promet aussi une grosse surprise pour bientôt), en revanche on remarquera la prestation exceptionnelle de Yann Lignier qui a considérablement gagné en confiance et en caractère sur cette nouvelle production.
La production tiens, parlons-en, parce que non-content de signer l'un des meilleurs albums de la scène française actuelle, Klone a aussi sut innover en terme de son en évitant l'écueil bête et méchant du mur de guitare bien métallique sans nuances et en laissant au contraire pleinement respirer sa musique et toutes ses subtilités, à la manière d'un Opeth un peu plus furax et rock. 
Klone a désormais son chef d’œuvre!          -Elie-


lundi 8 avril 2013

// SOUNDGARDEN - King Animal

  
Sorti le 13 novembre 2012 sur Seven Four

On l'attendait plus forcément avec grand espoir ce nouvel album de Soundgarden, surtout après la sortie de cette immonde single pondu (chié ?) par Chris Cornell pour le film The Avengers. Déjà que l'honnêteté d'une reformation peux toujours être mise en doute, surtout chez un groupe comme celui là qui avait splitté suite a de nombreuses tensions internes, mais si en plus c'est pour nous ressortir une parodie des classiques du groupe, alors non.
Une excellente surprise pourtant que ce King Animal qui semble reprendre la carrière du groupe pile là où elle s'était arrêtée en 1996. Synthèse entre les riffs Zeppelinien et Catchy de Superunknown (1994) et les ambiances chiadées de son successeur Down On The Upside (1996), ce nouvel album contient tout ce qui a fait la force du légendaire groupe de Grunge dans les 90's ( à l'exception de ce coté plus sombre et habités à la Badmotorfinger, au regret de certains... ) : composition a la fois intelligentes, parfois étranges, mystérieuses et efficaces aux mélodies de guitare instantanément reconnaissables, aux envolées vocales magnifiques et rageuses (les plus belles de Chris Cornell depuis disons Audioslave ?) et à la section rythmique encore plus pertinente qu'auparavant. On admirera en effet le jeu de Matt Cameron et ses signatures de temps improbables et pourtant dansantes. Matt Cameron qui, entre Pearl Jam, Soundgarden et ses projets personnels a finit par se faire un CV bien plus parlant que n'importe quel Dave Grohl.
Cette cuvée grunge 2012 comporte d'ors-et-déjà son lot de classiques qui s'intégreront a merveille dans les setlist du groupe. On pourrait s'arrêter à la triplette gagnante qui ouvre l'album : Been Away Too Long, Non-State Actor et Them Crooked Steps mais aussi cette magnifique ballade d'extra-terrestre qu'est Taree sans même oublier cette petite échappée punk pied au plancher avec Atttrition. Alors, c'est pas la marque des grands de retours ça ?          -Elie-


lundi 11 mars 2013

// The Best Of BLACK SABBATH


 Sorti en 2000 sur Sanctuary

L'essentiel en 32 titres établis chronologiquement puis séparés en deux disques: 5 morceaux du mythique Black Sabbath (février 1970), 6 du Paranoid (septembre 1970), 5 de Master Of Reality (1971) puis on change la fournée: 3 chansons du Volume 4 (1972), 3 de Sabbath Bloody Sabbath (1973), 4 de Sabotage (1975), "Dirty Women" en unique pépite du Technical Ecsatsy (1976), 2 titres du Never Say Die! (1978) avant la clôture "Heaven And Hell" ; "Turn Up The Night" ; "The Dark/Zero The Hour" en compagnie successive de Ronnie J. Dio et Ian Gillan circa 1980-1983.          -La Floche-



vendredi 15 février 2013

// MASTODON - Remission


Sorti le 28 mai 2002 sur Relapse

Fort de ce premier album paru un an après les EP Slickleg et Lifesblood, ces quatre sudistes d'Atlanta font déjà preuve d'une force de composition éclatante dans la case artistique "metal moderne", entre sludge breaké (Crusher Destroyer ; March Of The Fire Ants ; Burning Man ; Mother Puncher...) et progressions mystiques (Ole' Nessie ; Trainwreck ; Elephant Man). Il est indispensable pour ceux qui aiment le heavy aventureux et hypnotique de haute technicité - roulements de batt' surdoués, contre-temps haletants et solos de guitare sophistiqués - de se pencher là-dessus, avec en guise d'emballage un artwork bien soigné.


samedi 2 février 2013

// HELMET - Aftertaste

  
Sorti le 18 mars 1997 sur Interscope

Dernier album du groupe avant de jeter l'éponge en 1999, Aftertaste est considéré comme le plus commercial de la discographie d'Helmet et se retrouve sous le feu des critiques par certains "Die-hard fans". Ok c'est le plus mélodique mais en quoi Page Hamilton et ses sbires perdent-ils la puissance d'attaque bien compacte qui a toujours définit leur son ? D'autant plus que c'est quand même foutrement bien inspiré (Pure ; Crisis King ; Exactly What You Wanted...) et cette mélodicité nouvellement acquise se révèle un atout non-négligeable (Driving Nowhere ; Broadcast Emotion ; Like I Care...). Alors pourquoi ne pas céder à la facilité harmonique quand elle peut rendre service ?


mercredi 30 janvier 2013

// MINISTRY - The Last Sucker


Sorti le 18 septembre 2007 sur 13th Planet

Dernière partie de la trilogie anti-Bush (avec Houses Of The Molé / Rio Grande Blood) et inspiration en berne. Eh ouais, la nouvelle identité trash-metal insufflé par Jourgensen à sa mouture pendant les deux mandats du républicain-abruti-Texan (2000-2008) commence à sentir le réchauffé. Techniquement c'est très bon avec des riffs bien en place, des cavalcades punk en rafales, des samples de discours décrédibilisant le vieux Georges et son administration, ainsi qu'une voix bien braillarde, mais n'est-ce pas déjà tout ce qui faisait la réussite des deux précédents ?! Alors certes le combat est beau, le message de rejet est compris et des salves vraiment efficaces parsèment le disque (Let's Go ; Watch Yourself ; The Last Sucker ; Death & Destruction), cependant faudra bientôt penser à changer ou dé-housser le fauteuil les gars !


dimanche 27 janvier 2013

// SEPULTURA - Roots


 Sorti le 20 février 1996 sur Roadrunner

Ici on apprécie guère le "néo-metal". Ce style en vogue dans la deuxième partie des années 90 qui fût mené connerie battante par les Korn, Limp Bizkit, Linkin Park, Papa Roach, Stone Sour et autres résidus de metalheads en survet' de sport (merci à la presse culturelle d'époque qui suc...promouvaient ces groupes).

Mais il faut savoir séparer l'or natif des alluvions, pour ne garder finalement que ce qui brille et Roots de Sepultura en fait partie. Grand classique de metal bourru aux accents tribales, avec riffs explosifs et lourdeur exemplaire. C'est le déballage essentiel des gros tubes qui tâchent (Roots Bloody Roots ; Cutthroat ; Chaos...), de la puissante fusion des genres (Attitude ; Ratamahatta...) et des acoustiques traditionnelles (Jasco ; Itsari). Un bourrage exotique et féroce !

jeudi 24 janvier 2013

// BLACK SABBATH - Paranoid


 Sorti le 18 septembre 1970 sur Vertigo

Dans la foulée du premier album éponyme, il y a cet emblématique Paranoid qui constitue un putain de best of en lui-même. Aucun morceau à jeter, tout est novateur, tout est culte, chacun de nous est inévitablement tombé un jour ou l'autre ne serait-ce que sur un riff (le contestataire War Pigs, le tube Paranoid ou l'imparable Iron Man, forcément). De quoi rendre mythique Ozzy et ses 3 larrons, que l'on pourrait qualifier à l'époque de Led Zep' du goth'. Cet album, à l'image du groupe, est un point de référence admis par 99,999999999 % des groupes metal/noise/hardcore/sludge/stoner/crust/doom et j'en passe...

...Ozzy bon sang ! t'es pas que cette merde de la TV réalité Hollywoodienne...


dimanche 20 janvier 2013

// Split SOFY MAJOR / MEMBRANE


Sorti en novembre 2011 sur Basement Apes, Impure Muzik, Prototype Records, Bigoût Records et Ocinatas

Du lourd, du furieux, du consistant... Allez hop, on ressort le beau vinyle blanc/transparent sur la platine ! En premier lieu 4 titres des Clermontois de Sofy Major: Rythmique industrielle en apnée puis explosion de violence, riff metal-stoner aliéné à un chant tantôt rageur (façon Dave Verellen de Botch/Narrows), tantôt clair (façon John Baizley de Baroness), sur fond d'urgence hardcore qui te bastonne ses coups d'une joue à l'autre en s'autorisant quelques ralentissements, histoire de t'empoigner les couilles avec autant de colère. On se situe ici dans une bonne continuité du Permission To Engage paru en 2010.

Constat identique pour les 3 titres suivants de Membrane: L'assaut des Vésuliens est aussi massif que sur Disaster, également sorti en 2010. Le ciel se couvre sous les grondements malsains de leur noise impétueuse et une fracture plus post-core émerge au sein du disque. Pas de baisse de régime ici, les aficionados ne peuvent être déboussolés. Regains de lourdeur et de tensions dans la progression des morceaux, chants nerveux qui se partagent entre bassiste et guitariste, on attribue une mention spéciale au 8min épiques de Small Fires avec ses montées qui écrasent tout. 

Un split d'une rugosité virale.



jeudi 10 janvier 2013

// NEUROSIS - Given To the Rising


 Sorti le 8 mai 2007 sur Neurot

Au bout de 20 ans de carrière, les californiens retrouvent la puissance sombre et torturé qui avait tendance à s'évader sur le précédent effort The Eye Of Every Storm. Violence des chants hurlés et mur du son massif, l'atmosphère est des plus angoissantes et les explosions de riffs sous haute tension (Hidden Faces ; At The End Of The Road ; Fear And Sickness...). Ce disque nécessite quelques conditions pour l'écouter car justement Neurosis ne s'écoute pas simplement ! Il faut savoir pénétrer le monde hostile de ces précurseurs du Post-Metal pour s'imprégner d'une force et d'une noirceur sans fond, où la tourmente apocalyptique nous provoque une fois de plus une sacrée décharge émotionnelle.


samedi 5 janvier 2013

// OBSCURA - Cosmogenesis

  
Sorti le 17 février 2009 sur Relapse

Dans cette scène metal Munichoise en pleine ébullition, on trouve actuellement Obscura, à conseiller aux fans de death technique (Cynic, The Faceless...). Rythmiques de haute volée, breaks perpétuels, solos épiques et alternances de tempos trash. Ca brode, envoi sec et accouche de progressions mélodiques qui nous permettent d'aduler ces shreds par rapport à d'autres (final de Centric Flow ; le très Mastodon Orbital Elements...). De première abord indigeste, l'album requiert plusieurs écoutes pour se familiariser avec le groupe, ou plus généralement le style.     [La Floche]


mardi 1 janvier 2013

// KYLESA - To Walk A Middle Course


Sorti le 22 mars 2005 sur Prosthetic

L’ascension du groupe de Savannah te bute la cervelle avec ce metal/stoner/crust trempé dans la poisse ; d’où les premières effluves psychédéliques qui dégoulinent, l’entremêlement des trois voix crasseuses qui éructent et les déflagrations violentes d’une urgence punk. La perfection non-atteinte mais un pétage de cervelle en règle qui garantit sérieusement leur avenir.      [La Floche]


jeudi 25 octobre 2012

// HAIL!HORNET - Disperse The Curse


Sorti le 1er août 2011 sur Relapse


Kylesa, Rwake, Baroness, Alabama Thunderpussy, Black Tusk, Mastodon… L’évangélique sud-est des Etats-Unis s’embrase et ses groupes écrasent leurs riffs sur ton crâne pour mieux l’enfoncer dans la poisse du bayou et du Jack Daniel’s. Hail!Hornet ne déroge pas à la règle : Ainsi tes oreilles puissent dégouliner de ce sludge/métal sudiste cradingue… Dégouliner, oui c’est bien ça ! Car même si ça trash lourd et qu’on apprécie l’appétit « Pantera-gruelique » du quator de Caroline du Nord, on aborde par moment le trop plein du stéréotype en son genre : gros son qui lessive, voix monstrueuse à la limite du risible, lourdeur doom à perdre l’auditeur en cours de route… Dommage que les excursions mystiques et tribales (début de Shoot The Pigs, chutes partielles de Blacked Out In Broad Daylight…) ne soient pas plus privilégiées.

Finalement Disperse The Curse, c’est un peu comme un gros rouge qui tâche ; appréciable à servir en soirée entre potes, mais pas un grand cru tout de même !

La Floche


vendredi 13 mai 2011

// KARMA TO BURN - V

  
Sorti le 27 mai 2011 sur Napalm

Le genre de truc que l'on ne soupçonnait pas ! Reformation en 2009, concerts à un rythme effréné, nouvel album Appalachian Incantation en 2010 puis BOUM ! En voilà un autre dans la face quelques mois plus tard ! Une fois n'est pas coutume, les gaillards de Virginie Occidentale balancent avec fièvre une bonne série d'instrumentales Stoner-rock comme ils ont toujours su nous les concocter, avec cette fois trois morceaux comprenant Daniel Davis de Year Long Disaster au chant: The Cynics, Jimmy D et une petite reprise de Sabbath (Never Say Die) pour conclure ce qui a encore fait dégouliner par nos oreilles un bon moment de Rock'n'roll.



Si quelqu'un capte le délire du clip...

lundi 14 février 2011

// SOFY MAJOR - Interview (11/02/2011)



On vous avait annoncé la petite tournée des Sofy Major pour ce début d’année, en pleine promotion de leur nouveau disque « Permission To Engage » et la bonne idée nous a pris d’aller leur poser quelques questions vendredi dernier avant leur show au bar live du Marais (près de Vesoul). Une date partagée avec une bande de terroristes sonores que l’on connait bien ici : Membrane, compagnons de route des Sofy Major depuis (presque) le début de ce French-Spanish Tour 2011… Le concert sera à la hauteur de nos espérances, malgré une salle désespérément vide (t'as voulu voir Vesoul).
Autant vous avouer qu’en dehors d’une foi commune pour le noise-core saigné à blanc, les deux groupes partagent également l’art de profiter comme il se doit des après-concerts…Mais ça, c’est une autre histoire dont il faut essayer de ressortir indemne…

Voilà donc l’aperçu d’une bonne rencontre avec ces trois Clermontois bien sympathiques:

 Sofy Major au Marais le 11/02/2011*

Viol Auditif:  Salut à vous, dans un premier temps on voudrait vous posez la fameuse question bidon mais nécessaire pour tout ceux qui ne vous connaissent pas: pouvez-vous nous expliquez un peu ce qu'est Sofy Major et où vous vous êtes rencontrez ?
Mathieu M. (Basse/Chant): Ben écoute, Sofy Major c'est deux Mathieu et un Sébastien ; on s’est rencontrés dans notre ville à l'excellent Raymond Bar de Clermont-Ferrand.  Depuis, on a tout centralisé au Raymond, on répète même là-bas.Ça fait 5 ans que le groupe tourne, et on a changé pas mal de line up depuis les début; Mathieu est arrivé seulement y’a un an . C’était d'ailleurs à un concert de Membrane; donc tu vois! Mais ouais; on a commencé à 5 et on termine à... 3.
 
VA : Oui ce soir vous êtes en trio, mais il me semble que sur CD vous êtes 4 ? C'est en tout cas ce que j'ai lu...
Mathieu M: Oui c'est bien ça; sur CD on a une 4ème personne (St4lk) qui s'est occupée de tous les arrangements et effets numériques.

VA: C'est vrai qu'on connaît pas trop la scène de Clermont-Ferrand...
Mathieu M: Le Raymond Bar, c'est vraiment grâce à ce lieu que la ville a une vie ... il existe des locaux de répétitions; mais ça reste assez isolé et parfois assez éphémère: ça dure souvent pas plus de 3 ans.

VA:  Sur "Eugène", la dernière chanson de l'album on peut entendre une voix additionnelle assez surprenante! Pouvez-vous nous en dire un peu plus ?
Mathieu M: C'est la chanteuse Guillemette Serve ; elle joue dans un duo; Dub step . Elle tourne aussi autour du Raymond , tu vois on va pas les chercher très loin ! (rire) Elle bosse super bien donc ça c’est fait assez facilement en fin de compte.

VA: On peut entendre de nombreuses influences sur Permission To Engage. Quelles sont vos influences ?
Le groupe : (dubitatif)
VA: Les Melvins par exemple c'est le genre de groupe qui vous botte ?
Mathieu M: Les Melvins j’aime beaucoup ouais ; c’est vraiment un groupe à part... On a également beaucoup écouté de post-hardcore ; mais on aime pas trop les étiquettes.... On apprécie particulièrement le punk-rock de la scène DISCHORD dans les années 80...
VA: Fugazi ?
Mathieu D. (Batterie): Complètement !

VA: Ouais; on avait mis une vidéo sur notre blog d'un live face à la maison blanche.
Mathieu D: Oui ce live est dément d'ailleurs. J'adore vraiment l'esprit du groupe.


VA: Pour la tournée comment cela s'est passée ? J'ai vu que vous aviez démarrer par des dates en Espagne ? C'est bien de sortir du pays un peu ?
Mathieu M: Ouh là. On sort de France depuis 2007, en fait je dirais que 75% de nos concerts on été fait à l’étranger ! Ça fait longtemps qu’on s’était pas fait des concerts en France et ça s'est vraiment bien passé avec Membrane. C'était bien cool!

VA: Ouais comment ça se fait d'ailleurs ? On me dit souvent que c'est assez galère de pouvoir jouer en France. Enfin c'est ce qu'il se dit.
Mathieu M: C'est vrai que ça reste un peu galère de jouer en France… A "Clermont" on essaye toujours de programmer ce qu’on aime bien ; mais c’est pas forcément facile. En Allemagne, on le sait pour y avoir jouer, t’as des squats super, des structures... En France c'est plus compliqué. Du coup on a pas mal bougé en dehors du pays.

VA: Pouvez vous nous toucher un mot sur le magnifique artwork de Permission To Engage ?
Mathieu M: C'est le boulot de Gérald Jay et Nicolas Deschamps. C’est la première fois que l'on sollicitait un mec du coin (Gérald Jay) j’avais vu son boulot pour un groupe de Clermont et j'avais bien accroché. On leur a donc laissé carte blanche ; on avait encore jamais bossé de cette manière.  Cette idée de la double image, je sais pas comment j’ai fais pour en convaincre les autres...
Mathieu D: En fait, on avait eu au départ un aperçu en petit format, donc c'était dur d'y voir les subtilités. Mais quand on a obtenu l'artwork grand format, on a vraiment tous été convaincu !  Enfin je sais pas si tu as pu voir également le gros boulot qui a été fait à l'intérieur du vinyle et du CD...

VA: Oui et c'est vraiment un bel objet, d'ailleurs avez-vous eu des retours ? Sur les ventes et tout ça...
Mathieu M: Ben écoute honnêtement depuis le début de la tournée pas trop! Apparemment c'est pas mal et on a reçu de bonnes critiques.

VA: Un pote nous a dit que c'était parti super vite à Music Fear Satan (Disquaire à Paris)...
Mathieu M: Ah je ne suis pas encore trop au courant. Mais concernant Music Fear Satan je suis content... Nicolas (le boss), c’est un pote à nous; j'suis content que ça marche bien pour lui, il a commencé en vendant en ligne sur internet et maintenant il a une boutique sur Paris qui tourne bien.


VA: Un mot sur vos premiers splits ?
Mathieu M: On a fait notre premier split avec Her Breath On Glass, des Américains. C'était plutôt cool et du coup ce split a permis de nous faire connaître aux USA... On en a fait également un autre avec le duo One Second Riot, de Lyon.

VA: Du coup l'idée d'une tournée aux States se profile ?
Mathieu M: Moi j’aimerais bien jouer aux States ; mais peut être la saison prochaine on y réfléchira. Ce qui est compliqué aux USA c’est de trouver un groupe de là-bas pour jouer avec nous et tourner. Un peu comme l'Angleterre, on y a déjà tourné mais c’est assez compliqué quand un groupe français y va : t’es mal payé ; t'as pas souvent de bouffe, les gens sont frileux parce que t'es un groupe français… quand on joue là-bas faut  plutôt partir du principe qu'on ne va pas gagner de l'argent mais plutôt en perdre…. Après heureusement que y'a le merchandising ! L’Angleterre c’est un peu la loose pour ça.  Y’a beaucoup de personnes adorables mais c'est dur d’échapper au concert de la loose… Par contre on a vraiment aimé la tournée qu'on a faite en Scandinavie.
VA: La Scandinavie ?
Mathieu M: Ouais on a été à Oslo et c’était monstrueux . On a pu tourné grâce à un pote à nous de chez Hombre Malo, un français qui a émigré en Norvège, tu pourras écouter ça, ils ont fait un split avec les Jack and Bearded The Fishermen (Stoner de Besak)... C’était mortel… On en a profiter pour faire un concert en Suède. La scandinavie c’est vraiment sympa!

VA: Et donc, vos projets pour les prochaines années ?
Mathieu D: Boire des bières (rire)… et à priori on en a pas discuté mais on s’est bien entendu avec les membrane pourquoi pas faire un truc avec eux ??? C'est une possibilité... maintenant le truc c’est d'avoir du matos pour sortir le disque.  Donc oui;  on voit pour des dates et pourquoi pas un split... plutôt pour 2012.

VA: Comment ça c'est passé avec les label pour Permission To Engage ?
Mathieu M: Ce sont des potes pour la plupart , ça marche aussi comme ça, en fait on en a 5 en tout…  ça fait circuler les disques avec la distro…

VA: Si vous deviez décrire l’album? Je sais pas pourquoi j'aime bien poser cette question ?
Mathieu M: une bonne harissa…
Mathieu D: Typicité, ruralité, typicalité. Oui c’est typiquement rural. (?!?)

VA: (rires) En tout cas à l'écoute de l'album, on a vraiment été bluffé par le gros son. C'est l'un des atouts de Permission To Engage d'après moi...
Mathieu D: Le gros son c’était plutôt la grande surprise! On a fait d'abord les prises sons "brut" avec un mec de Clermont et  il a tout envoyé pour le mix à Andrew Schneider (qui a bossé avec Made Out Of Babies, entre autres). Quand on a écouté le résultat on était super content ; il avait tout compris et déjà son idée du truc. C'est juste magique !


VA: Pouvez vous nous parler du clip de "Outil" ?
Mathieu M: C'est un clip autoprod réalisé par Alexis Magand (http://www.alexismagand.com/) qui avait déjà fait des clips avant notamment pour Gâtechien… On lui a laissé "carte blanche" pour la réalisation… On a pris une journée pour faire ça et on est content du résultat. Pour résumer on voulait un truc simple et de qualité.

VA: Et un petit mot sur les Membrane ??
Mathieu M: C’est nul, c’est naze… mais ils sont beaux ... 
Nico de Membrane (qui se pointe) : un peu vieux !
Mathieu M: Nan je dirais plutôt "homme mature" ; on se sent en sécurité avec toi…

VA: Ben écoutez, merci beaucoup pour l'interview ! Un petit mot pour Viol Auditif ?
Mathieu D: Merci bien et super équipe !
VA: Quelques plans à venir ?
Mathieu D: On a booké un concert le dimanche 13 mars à l'Epicerie Moderne de Lyon avec les Electric Wizard…
VA: Electric Wizard ? ça va déboiter sévère !
Mathieu D: C'est gràce à Zozal de Carne qui fait beaucoup pour Lyon ; il nous a bien boosté. On est en train de voir pour d'autres dates; mais on en dira bientôt plus quand tout sera "fixé".

Voilà qui devrait vous faire patienter avant la chronique de leur album.Merci vraiment aux Sofy Major de nous avoir accorder un peu de leur temps !

*Merci également à Alf pour les photos...

Viol Auditif

vendredi 28 janvier 2011

// HELLFEST 2011

L'équipe du Hellfest a dévoilé hier soir l'affiche complète de l'édition 2011. Mise à part des têtes d'affiche parfois too much, c'est du gros.

En détail et par jour: 


Vendredi 17 juin  :
- Mainstage 1 : Iggy & The Stooges, Rob Zombie, The Cult, Disturbed, Alter Bridge, Bonus!, Architects, Valient Thorr
- Mainstage 2 : Morbid Angel, Bonus!, Meshuggah, The Exploited, Maximum The Hormone, Dagoba, The Dwarves, Suicide Silence, Klone
- Rock Hard Tent : Mayhem, Gorguts, Belphegor, Vader, Unleashed, Krisium, Dodheimsgard, Malevolent Creation, Svart Crown
- Terrorizer Tent : Monster Magnet, The Melvins, Clutch, Corrosion Of Conformity, The Young Gods, Karma To Burn, Eyehategod, Master Of Reality, Church Of Misery, Kruger, In Solitude, My Sleeping Karma, Hangman's Chair
Tarif journée : 65€ (dispo ici)

Samedi 18 juin  :
- Mainstage 1 : Scorpions, Trust, Apocalyptica, Black Label Society, UFO, Hammerfall, Black Rain, Crucified Barbara
- Mainstage 2 : Coroner, Kreator, Sodom, Destruction, Municipal Waste, The Haunted, Mekong Delta, Whiplash, Lyzanxia
- Rock Hard Tent : Bolt thrower, Triptykon, 1349, Septic Flesh, Lock Up, Skyforger, Exhumed, Skeletonwitch, Total Fuckin Destruction
- Terrorizer Tent : Bad brains, Converge, Terror, Comeback Kid, DRI, Times of Grace, Us Bombs, Shai Hulud, Raw Power, Your Demise, Deez Nuts, Nasty, Arma Gathas
Tarif journée : 65€ (ici)

Dimanche 19 juin  :
- Mainstage 1 : Ozzy osbourne, Judas Priest, Mr big, Cavalera Conspiracy, Doro, Angel Witch, Firewind, SUP
- Mainstage 2 : Opeth, Therion, Anathema, Pain of Salvation, Orphaned Land, Atheist, Turisas, Audrey Horne
- Rock Hard Tent : Cradle Of Filth, Korpiklaani, Morgoth, Grave, Tsjuder, Anal Cunt, Hail of Bullets, Arkona, Impureza
- Terrorizer Tent : Kyuss Lives!, Hawkwind, Goatsnake, Electric Wizard, Grand Magus, Kylesa, The Black Dahlia Murder, Buzzov En, Knut, Red Fang, The Gates of Slumber, Ancestors, Morne
Tarif journée : 65€ (ici)

Le coût du pass pour les 3 jours est de 144 € (ici), pour ceux qui habite loin du lieu (et c'est là que le bat blesse) l'addition devient vite salée en rajoutant les bornes (ouch !).
La compagnie "voyagenbus" propose donc comme les années précédentes un transport en bus jusqu'au festoche (ou des packs transport + pass ici), ambiance métalleux & sueur en prime. Attention malgré tout, avec eux c'est noir ou blanc donc si vous avez l'occaz autant faire un co-voiturage ; vous serez forcément gagnant.

Pour ceux qui veulent voir l'affiche officiel: c'est ici. . Ici on bande sincèrement pour la journée du vendredi et du dimanche ! On se tâte d'ailleurs vraiment pour y aller...

PS: Avec une petite pensée pour les autorités religieuses qui vont encore chier dans le froc cette année. Ah ah !

Bien à vous.

Viol Auditif

mercredi 26 janvier 2011

// SOFY MAJOR en tournée... !

.

Au bonheur des sofy.

Les excellents Sofy Major entame une tournée Franco-Espagnol (notamment en compagnie des Membrane et de Carne) pour promouvoir leur dernier méfait  "Permission to Engage".
L'album, avec ses nombreuses influences reste en effet un sacré pavé jeté dans une mare de crasse... et en plus ce sont des frenchys (un peu de chauvinisme mal placé de temps en temps, ça fait du bien!).

 Les dates:

27.01.2011 : @ Wurlitzer, Screams On Festival - Madrid (es)
28.01.2011 : w/ Elfo Negro @ El Refugio del Crapula - Zaragoza (es)
29.01.2011 : w/ Shitbox + The Band Appart @ Mogambo - Bilbao (es)
04.02.2011 : w/ Membrane @ Le Coq - Montceau (fr)
05.02.2011 : w/ Membrane + Chere Catastrophe + Gasmask Terror @ Foyer des Jeunes - Montaigu (fr)
06.02.2011 : w/ Membrane @ Mondo Bizarro - Rennes (fr)
07.02.2011 : w/ Membrane @ Paris - Café de Paris (fr)
08.02.2011 : w/ Membrane @ Tours - Black Hawk (fr)
09.02.2011 : w/ Membrane @ Mende - La Biogue (fr)
10.02.2011 : w/ Membrane @ Besançon - Passagers du Zinc (fr)
11.02.2011 : w/ Membrane @ Vesoul - Le Marais (fr)
12.02.2011 : w/ Carne + Membrane @ Montbéliard - Pinky Bar (fr)
13.02.2011 : w/ Carne @ Strasbourg - Molodoï (fr)
15.02.2011 : w/ Carne @ Bordeaux - Athénée Libertaire (fr)
16.02.2011 : w/ Carne @ Caen - UBU (fr)
17.02.2011 : w/ Carne @ Orléans - 5th Avenue (fr)
18.02.2011 : w/ Carne @ Metz - EuroCafé (fr)
19.02.2011 : w/ Carne @ Nevers - CheGG (fr)

En attendant:

("Outil" extraite du dernier album justement)

Monsieur J

dimanche 24 octobre 2010

// SLAYER - Reign In Blood


 Sortie le 7 Octobre 1986 sur Def Jam Record (label de Rick Rubin)

Prenez des paroles choquantes, blasphématoires au possible (au hasard: "Genocide", "Blood","Death","Suicide", "Rape", "God"...blabla ), foutez 4 gros durs tatoués; et vous faites chier dans le froc toute l'Amérique puritaine: SLAYER. Le groupe qui a traumatisé votre mère.
Si souvenez vous, vous sortiez ce skeud devant vos copains ébahit pour montrer que vous, vous aviez des couilles. Un vrai G.I.
Faut savoir quand même qu'à l'époque (en 86), le groupe était d'une violence inouïe, rarement vue auparavant (bon okay, y'avait NAPALM DEATH) et que le skeud Reign In Blood (1) avait produit le même effet qu'une bombe à retardement dans le cul d'un petit chinois.
Y'avait bien Metallica, mais bon faut avouer qu'au bout d'un moment il en fallait un peu plus pour les jeunes en mal de moshpit. , "Angel Of Death", "Rainning Blood", "Criminally Insane" que des chefs d'œuvres tout en brutalité qui résonnait (et qui résonne encore) dans les festivals métal.
Joyeusement cliché, faut bien dire que SLAYER reste quand même sacrément dévastateur. Riffs salvateurs à fond les manettes ("Piece By Piece"), gamme du diable sur quasiment toute les chansons (et oui l'inquisition va me tomber dessus) : les guitaristes s'affutent tandis que le batteur déclenche des décharges sismiques. Un concentré jouissif qui se confirme encore maintenant durant les concerts !
En tout cas, palme d'or  aux solos de Mister Kerry King, sûrement les plus hideux de l'histoire du métal et qui le prouve sur cet album (bon ok, c'est pour ça qu'on les aime)...Non vraiment, Slayer se suffit à lui même et faute de s'être renouveler par la suite et d'être répétitif (OUI Slayer c'est comme Megadèche: toujours la même chose depuis des années), le groupe a su inspiré via cet album toute une vague de metal déviant (Death Metal and co).
Je passerais la polémique sur Slayer et son imagerie: on nous a assez bourré le mou avec ces conneries. Reign In Blood reste un indispensable du groupe et plus largement du genre Métal.
A écouter sans concession, avec une veste en jean et des badges... Le casque à pointe en option.


Monsieur J

(1) Slayer et les noms d'album... Une longue histoire d'amour qui perdure encore. La palme revenant à "God Hate Us All" sorti le... 11 septembre 2001 ! Non vraiment ça ne s'invente pas.

samedi 23 octobre 2010

// METALLICA - Kill'Em All


Sorti le 16 juillet 1983 sur Megaforce / Elektra

Le film Some Kind Of Monster sorti en 2004 montre les tensions internes au sein de ce groupe légendaire…Bon OK ça fait rire, car ils auraient pu honnêtement nous faire déjà le coup en 1983 pour la sortie de Kill’Em All tellement les conflits de personnalités étaient équivalentes : Ron McGovney (premier bassiste) ne s’entendait plus avec Dave Mustaine et quitta le groupe ; Mustaine ne s’entendait pas non plus avec James Hetfield ; et ce dernier frappa le chien de Mustaine ; donc Hetfield et Mustaine se sont foutus sur la gueule ; Mustaine fût viré début 1983 pour « des problèmes d’alcool » ; mais Mustaine niera ensuite cette raison…Enfin bon, pas envie de s’attarder sur une bande de beauf’s Made In California pétés de tunes aux problèmes d’egos exagérés, mais plutôt envie de valoriser le talent musical de cette formation historique avec leur premier album officiel : Kill’Em All.

Monstre de violence et de rapidité. Voilà un disque incontournable qui favorisera l’essor du trash-métal durant les années 80, véritable pique d’acier boosté par une cadence ultra-rapide à la manière du punk. Energie, technique, émotion, hargne, pour une qualité et une efficacité hors-pair,… et même si la voix d’Hetfield nous rappelle que, comme tout le monde, il a été jeunot, Kill’ Em All résiste bien au temps, chargé d’une influence considérable (pas besoin de citer d’artistes, on sonde 99,9% des groupes de metal qui l’adulent). Quand on écoute les morceaux, c’est évident de penser que ces mecs savaient où ils allaient, l’échec leur était inconcevable tellement la formule était espérée. Le plus conventionnel du rock (les duos couplet-refrain et les solos techniques de guitare en ponts) mis en puissance par des riffs mémorables et une énergie salvatrice. Hetfield y appui son lyrisme sur l’esprit heavy-metal du groupe mais aussi des fans (Hit The Lights ; Whiplash…), ainsi que des histoires bibliques (The Four Horsemen ; Jump In The Fire…).

Et quand on sait les albums qui suivirent, le groupe mérite amplement sa place d’icône planétaire. Plusieurs voulaient prétendre au poste, Metallica les auront tous tuer.

mardi 19 octobre 2010

// UFOMAMMUT - Idolum (+Malleus Rock Art Lab)


 Sorti le 21 avril 2008 sur SupernaturalCat

Nos potes de Membrane sont montés samedi à Bruxelles faire une date avec eux. Ca devait envoyer du lourd dans la baraque à frites… UFOMammut est le genre de formation metal qui évite toute concession dans le décibel. Un trio italien connu pour être également une bande de malfaiteurs au sein du laboratoire artistique de Malleus (voire plus bas). Leur premier album Idolum, sorti en 2008, représente au mieux le nom du groupe : Mammut pour le côté lourd, lent, dangereux et imposant – et UFO pour les nappes d’effets psychédéliques qui nous font planés dans la stratosphère.

Stoner-sludge et space-rock s’affrontent en effet dans un puissant magma sonore, un rouleau compresseur qui prend le temps d’écraser tout l’espace, car lorsque l’on croit qu’un passage a les distos au taquet, les mecs rajoutent encore une couche de riff bien gras. Les guitares et la basse se font bourdonnantes, tellement graves qu’on se dit que les gars doivent être accordé 14 tons en-dessous, on en atteindrait presque le bruit marron… Un chant masculin écorché et un peu en retrait adhère efficacement au style (Stigma ; Destroyer…) tandis qu’un chant féminin se montre plus psalmodique sur l’hypnotique Ammonia et le très Kylesa Hellectric. On aurait voulu dans cette lourdeur une batterie plus percutante et massive, et cela rejoint souvent des opinions en retour de concerts : le batteur possède une frappe de grand-mère, un peu paradoxal dans cette marche apocalyptique…


MALLEUS ART LAB :

Seconde activité au service du rock, ce collectif (qui comprend donc les membres d’UFOMammut) confectionne des affiches de concerts, pochettes de disques, couvertures de fanzines et autres logos, images, illustrations à des fins musicales. Pratiquant une iconographie à base d’expressionisme, de symbolisme et d’art nouveau, le groupe en sort une imagerie digne de bandes dessinées aux allures psychédéliques.

Nine Inch Nails, Eye Hate God, Sonic Youth, Big Business, The Melvins, Queens Of The Stone Age, Tool… La liste est longue de tous les groupes qui se sont vus bénéficiés d’une affiche Malleus lors de leurs dates en Italie.