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mercredi 17 avril 2013

// WATERTANK - Sleepwalk


Sorti en avril 2013 sur Solar Flare Records

Nouvel album qui fête les 10 ans de ce combo nantais ayant tourné avec Kylesa, The Ocean, Capricorns, Lair of The Minotaur et j’en passe… Sleepwalk  envoie une purée à la fois heavy et mélodique dont on accueille à bras ouverts l’énergie power-pop en même temps que les premières chaleurs printanières sur l’Hexagone (pas trop tôt me direz-vous !).
Ici c’est d’une flagrante évidence immanquable et inévitable : On pense clairement à Torche en insérant la galette (Giant Heads, Ants In Suits, Sleepwalk, Sharp Beaks Strike Back…). Ca saute aux oreilles comme Proust qui ressent l’enfance en gobant ses madeleines. Mais si ce cher Marcel prenait malgré tout plaisir à les re-bouffer ses putains de madeleines ; et bien il y va de notre même gaieté à écouter Watertank. Car il faut bien admettre qu’on a ici affaire au gros son impeccable d’un groupe aux influences metal/punk/pop/noise bien digérées, au style joyeusement décomplexé, qui en dehors de Torche rappelle aussi bien l’efficacité tubesque d’un Quicksand, Helmet ou d’un Baroness. Alors comment ne pas apprécier ces riffs abrasifs d’un groove imparable qui surgissent tout au long de la galette (Where It All Begins, Pro Crook, le « Portobellonesque » Fear Over The City…). Holy Tranquilizer emprunterait d’ailleurs presque  aux relents mid-tempo hardcore de Sofy Major (écurie Solar Flare également) tant l’ambiance se fait plus oppressante et la voix plus glaireuse, tandis qu’une subtile conclusion est donnée avec le prog-rock aérien Six Days, tout en aisance et en liberté. Chapeau Messieurs !          -La Floche-


Contacts:
- WATERTANK: http://butterwitch.bandcamp.com/  -  butterwitch@netcourrier.com
- SOLAR FLARE RECORDS: http://www.solarflarerds.com/  -  solarflarerds@gmail.com

mercredi 3 avril 2013

// CLUTCH - Earth Rocker


sorti le 19 mars 2013 sur Weathermaker Music

Un nom d'album avec le mot Rock dedans, c'est sur qu'on a vu plus original. Mais là on parle de Clutch les gars. Sûrement le groupe de stoner le plus coolos et le plus régulier en terme de production depuis maintenant une vingtaine d'années. 
La plupart des groupes qui déclarent vouloir sortir un album plus heavy, nerveux , arguant un retour au source à base de phrases chocs n'offrent souvent que de la poudre aux yeux. Les 4 membres du groupe ont ici l'intelligence et le talent de mettre à exécution ce qu'ils déclarent dans la presse. Earth Rocker tend effectivement plus vers un Blast Tyrant plutôt qu'un Strange Cousins from The West (carrément plus bluesy). 
Le frontman Neil Fallon -qui excelle à nouveau sur cet album- a  indiqué vouloir respecter l'ordre des chansons lorsqu'elles seront joués en festival. L'album a  donc été pensé de cette façon en termes de production, gagnant en concision. Et c'est vrai que certains morceaux sont des futurs hits sur scène. Pour les citer: Earth Rocker et son refrain ravageur, Crucial Velocity, The face, Dc Sound Attack (l'harmonica !), la ballade spoken word Gone Cold, Oh Isabella...C'est direct, dans la pure veine des premiers. Une très bonne cuvée qui ne fait qu'accroitre tout le respect que l'on porte déjà pour le groupe.          -Jéjé Allin-



jeudi 7 février 2013

// ELECTRIC WORRY - Back To Motor City



Sorti le 26 janvier 2013

Electric Worry, un nom évocateur où l’on pige que le trio aime Clutch. Puis on insère la galette, et l’on comprend vraiment que les trois jeunes Comtois adorent la bande à Neil Fallon. Ah putain de merde ! Ca te monte à la gorge…et alors qu’on pense de nouveau avoir la nausée d’un énième groupe français cherchant la reconnaissance en s’inventant des origines Dixies, c’est plutôt l’adrénaline qui prend et la banane qui s’affiche sur ta gueule à l’écoute de ce Back To Motor City. Des bars enfumés, des bagnoles, du rock’n’roll… Le message est clair, l’univers est pas nouveau mais les trois gaillards bavent avec conviction ce que le heavy-metal a donné de plus groovy dans son Histoire, à savoir un bon gros stoner-rock qui fait bouger le ptit cul de ta poulette, des riffs puissance 70’s imparables et une rythmique parée à te décrotter les santiags, sans oublier ce bon chant de routier chaleureux ! Puis comment ne pas favoriser l’excitant One Vision, où l’assaut sonore est aussi massif et souple que du Zeke. Alors procurez-vous ce 4 titres et allez donc voir les gaillards sur les planches, qui sont loin d’être une bande de sales poseurs.

Explosif et jouissif ! Ils ont gagné leurs galons à descendre Beale Street.



Pour les contacter, obtenir le skeud ou télécharger en MP3:  http://electricworry.bandcamp.com/

vendredi 4 janvier 2013

// SLO BURN - Amusing The Amazing


Sorti en 1996 sur Malicious Vinyl

Premier projet post-Kyuss pour John Garcia et sa voix de chicano reconnaissable entre mille dans le domaine, cet E.P. contient à l'origine 4 titres (The Prizefighter ; Muezli ; Pilot The Dune ; July) avant d'être ultérieurement enrichi par 5 autres morceaux (Wheel Fall ; Positiva ; Cactus Jumper ; Round Trip et Snake Hips). Le tout partiellement produit par un Chris Goss où le son ne s'y trompe guère: gros stoner bien groovy gonflé aux riffs 70's sentant l'asphalte des routes U.S. et rappelant évidemment l'ancien groupe culte de Garcia. Car si l'enseigne Kyuss s'est détachée, le John n'allait pas pour autant transformé son bordel en salon de thé...heureusement !     [La Floche]


vendredi 23 novembre 2012

// BUCK + THE F-MONSTERS



Vos gueules les mouettes ! Un peu de pub pour les potes ! 


Tout d’abord BUCK – «…and I’m here to fuck! » – qui débarque de Commercy, en Meuse (si vous êtes tricard, vous pouvez vous planquer là-bas).
Ces garnements ne sont pas là pour vous enfoncer des madeleines dans le cul, mais plutôt vous foutre une sonnée bien stoner, bien rock’n’roll, bien méchante quoi ! Ca sent l’huile de vidange et le désert US. En vrac on pense à Motörhead, Down, Zeke ou Pantera pour les dynamites que sont Everything Dies ; Pogography ; Dream Maker… On mentionne avec  honneur la somptueuse ballade instru Rise qui nous rappelle ces perles que les mythiques Kyuss glissaient dans ses albums (Capsized ; Space Cadet). Seul point noir au tableau qui est aujourd’hui effacé : le chant. Les lignes sont bien trouvées, le potentiel est là mais pourquoi trop forcer la chose, pourquoi faire son crooner du bayou quand on grandit dans les champs du nord-est de la France. A quoi bon s’égosiller en gros baryton au cœur de pierre abîmé par la vie sur Scream Again alors que le morceau composé est initialement très bon… Bref, le chanteur s’étant cassé, BUCK passe de 5 membres à 4 et les vocalises sont désormais reprises par un des guitaristes. Et au vu des récentes prestations scéniques du gang, le perfectionnement est en route...


Ensuite les Vésuliens de THE F-MONSTERS qui viennent récemment de sortir Soulseller.
Le Power-Punk du trio a toujours su faire mouche en concert ; efficacité, tempo rapide, chants morveux, mélodies pop… Mais cet EP 5 titres enregistré et produit à l’Indie Ear Studio (Montbéliard) par Mathieu Kabi (également membre des Rebel Assholes) conforte tous les attraits du groupe en un putain de son. Espérons que le trio puisse enfin avec ce disque commencer à se faire une petite place au milieu des influences régionales qui l’ont nourrie (Flying Donuts, Hellbats, The Irradiates…), d’autant que les pépites bien puissantes que sont Helldriver, Turn Over, Comin’Back et Devil’s Ride mérite une bonne attention. C’est direct et sans fioritures comme un bon Nofx ou Rancid, avec des riffs jouissifs pour rouler sa mécanique ou se taper des gamelles en skate. Les voix agressives s’alternent habilement, puis se superposent entre les trois membres sur des bonnes envolées (refrains de Comin’Back). Au final, l’instrumentale Open Out The Throttle, Here’s The Monster clôture impeccablement cette petite preuve de réussite qu’est ce Soulseller.


N’hésitez pas à tendre l'oreille sur leur zik et à les contacter pour obtenir leur galette: 





La Floche


vendredi 2 novembre 2012

// OM , "State of Non Return" clippée

 La chanson "State of Non-Return" issue de l'album Advaitic Songs a désormais son clip:


Pour ceux ou celles qui serait passés à côté, sachez que le dernier OM est un pur bijou. Plus ésotérique, plus ambitieuse; la musique du groupe s'enrichit avec l'ajout d'arrangement mystique. Le leader Al Cisneros fait une passerelle évidente entre le stoner et la musique liturgique, tout en évitant la grandiloquence. Pas une mince affaire, mais OM signe là certainement son meilleur album...

GG Allin

lundi 20 juin 2011

// JACK AND THE BEARDED FISHERMEN - Places To Hide

Sorti en 2011 chez Cryptophyte Records 

Parfois être franc-comtois a du bon. Peut être pas tout le temps, mais les villes comme Besançon sont vraiment des manufactures à bon groupe (on peut désormais l'affirmer sans crainte en comparaison avec certaines contrées). Ainsi, les Jack And The Bearded Fishermen s'étaient déjà fait remarqué via un premier skeud bien efficace ; malgré l'aspect un peu DIY, le groupe laissait dévoiler un potentiel certain.
Avec "Places To Hide", les jacks délaissent un peu leur stoner burné (qui devenait peu à peu prévisible) pour enrichir leur musique de passages plus punk et psychédélique. Les chants aériens d'une grande qualité permettent ainsi de s'ouvrir vers d'autre horizon et de marquer une évolution notable.
Mais la surprise de ce CD est certainement le son. La prod du très bon Serge Morattel (remarqué pour son boulot avec Knut) permet effectivement d'élever encore d'un cran ce groupe aux compositions qu'on savait très bonnes.
Bref, plus loin que la Franche Comté, les Jack And Bearded Fishermen s'affirment désormais comme l'un des bons groupes français, à mettre aux côtés des Revok, Sofy Major ... et c'est tout le mal qu'on souhaitait.

vendredi 13 mai 2011

// KARMA TO BURN - V

  
Sorti le 27 mai 2011 sur Napalm

Le genre de truc que l'on ne soupçonnait pas ! Reformation en 2009, concerts à un rythme effréné, nouvel album Appalachian Incantation en 2010 puis BOUM ! En voilà un autre dans la face quelques mois plus tard ! Une fois n'est pas coutume, les gaillards de Virginie Occidentale balancent avec fièvre une bonne série d'instrumentales Stoner-rock comme ils ont toujours su nous les concocter, avec cette fois trois morceaux comprenant Daniel Davis de Year Long Disaster au chant: The Cynics, Jimmy D et une petite reprise de Sabbath (Never Say Die) pour conclure ce qui a encore fait dégouliner par nos oreilles un bon moment de Rock'n'roll.



Si quelqu'un capte le délire du clip...

dimanche 3 avril 2011

// YAWNING MAN - Rock Formations


 Sorti en 2005 sur Alone Records

Si vous suivez un tant soit peu l'actu Stoner; peut être que le nom des Yawning Man vous dit quelque chose. Ce groupe a été l'un des piliers de la clique Desert rock dans le début des années 90.
Outre le fait de faire de la bonne zik,  ces mecs se sont pas mal illustrés par leur consanguinité "intracalifornienne": Palm Springs, Palm Desert et toutes les autres villes en "Palm" (en gros partout où y'a du sable et un soleil qui tape) ! De ce fait Alfredo Hernandez (dernier batteur des kyuss) jouait au départ dans le groupe des Yawning Man et la chanson "Catamaran" a été reprise dans l'album "And The Circus Leaves Town" des Kyuss (tout un hasard). 
Bref, ceci a contribué logiquement à accroitre la popularité autour de ce projet mystique (!); même si aucun skeud n'est réellement sorti durant cette période (il faut le savoir)!
Du coup, en 2005 les Yawning Man décident de se reformer (même s'il ne se sont jamais vraiment arrêtés) et prennent la bonne décision de sortir dans la foulée leur 1er "véritable" album: Rock Formations.
Pour faire simple, si vous voulez un truc à la fraiche, à la cool c'est le panard. Les 10 titres instrumentaux s'apparente beaucoup à une bonne vague dans la gueule avec des relans Surf Rock( donc loin de la lourdeur jouissive des Kyuss). Le seul léger reproche qu'on pourrait faire à ce skeud, c'est le fait que les morceaux ressemblent tous à de long jams sans prise de tête. Du coup c'est agréable, mais le truc n'est pas poussé à son paroxysme (pas d'arrangement, motifs et effets redondant), dommage.
Il n'empêche que c'est sympa à découvrir et qu'on aimerait vraiment avoir l'adresse du dealer de tout ces types ! Parole d'amigo!


Monsieur J

mercredi 23 février 2011

// THE SWORD - Age Of Winters


sorti  en 2006 sur Kemado 

Amis de tout ceux qui sont déjà un peu blasés de la vague Stoner/Sludge ricaine avec les Baroness,Kylesa, Torche et autres Black Tusk. Je dois dire que durant cette période qui m'a frappé de plein fouet en 2008, j'avais vraisemblablement laissé passer pas mal de bons éléments nés également dans le berceau de l'oncle Sam. Il est souvent classique en effet d'oublier quelques groupes ou de faire carrément un tri arbitraire face à une effluve de disques appartenant à la même mouvance. Mais malgré le fait que je me sois motivé seulement maintenant à écouter "The Sword" et  l'album "Age Of Winters" ( sorti en 2006) je dois avouer que j'ai particulièrement accroché cette fois ci à la mouture guerrière malgré ma réticence. Ok, le nom du groupe annonce la couleur, The Sword ("L'épée"; what the fuck?) et on sent d'emblée qu'on a droit à des envolées héroïque face à une armée de gnomes (La pochette: Conan le Barbare, bonjour). Mais ici, The Sword fait le boulot comme y faut tel une enclume.
On pensera cette fois ci à du Black Sabbath en version actualisée,  plus rentre dedans et épique (le chant fait en effet inéluctablement penser à Ozzy Osbourne bonne période). Puis on se laissera prendre de façon macabre par les riffs salvateurs et ultra efficace qu'un Baroness n'aurait pas refusé. Le son, l'univers et les influences: tout me fait penser que cette génération a pu être influencée par la cultisimme revue et film "Métal Hurlant".
Bref restons lucide; classique mais efficace. Et vu que la prod est très bonne (il faut le souligné), ça coule de "source" comme un bon vieux  whisky! Mention spéciale à Freya et Iron Swan...



PS: Attention malgré tout (au regard des dernières prods sorties) que le phénomène ne  finisse pas par s'essoufler !  On peut déjà craindre en effet qu'un genre aussi énorme que le Stoner/Sludge suivent la même trajectoire qu'un style comme le "Post Rock" qui finit par s'auto-caricaturer après des disques fondateurs et cultissimes. Mais ça...

lundi 7 février 2011

// LA FIN DE CATHEDRAL



Il y a aujourd'hui une tonne de groupes qui se font et se défont chaque jours. Quand est il quand on apprend via un communiqué l'arrêt pur et simple du géant Cathedral (groupe de Stoner Doom) après 21 ans de bons et loyaux services??
On prend tout de suite une petite claque derrière les oreilles ! D'autant plus que le dernier méfait The Guessing Games nous avait particulièrement botté le train à tous (que ce soit en live ou sur cd) avec l'utilisation remarqué du mellotron...
Bref, le charismatique leader Lee Dorian nous servira dans notre malheur un ultime album de Cathedral prévu pour 2012 et stoppera l'aventure...
Ou presque ? Séchez vos larmes et prenez de la distance: cela m'étonnerait fort qu'un vieux briscard comme lui arrête la musique pour de bon. On peut donc être en droit d'espérer de nouveaux projets forts intéressants; d'autant plus que le bougre flirte ces derniers temps de plus en plus avec le bon rock prog des seventies...

A bon entendeur! J'espère que ça tombera pas dans l'oreille d'un sourd!

Le communiqué officiel (OUI, sur Facebook. Va falloir s'y habituer. Shit!): ici !


Ou plus récemment:

Monsieur J

mercredi 29 décembre 2010

// KARMA TO BURN - Jimmy Dean & Waiting on the Western World (live)

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C'est toujours un plaisir de revoir les Karma To Burn. Encore plus quand il s'agit d'un titre tout beau tout chaud... en live et en bonne qualité SVP... "Jimmy Dean"


Pour ceux qui seraient déstabilisés, les Karma ont bien embarqués avec eux le chanteur de Year Long Disaster alias Sir Daniel Davies (et accessoirement fils du frontman des Kinks).
Même si je reste toujours perplexe quant à l'ajout d'un quatrième hommes (était-ce vraiment bien nécessaire?) il faut bien avouer que ce nouveaux titre dépote pas mal...  En attendant, petite gâterie de noël avec un live de Waiting on the Western World, gros titre du dernier album.


Bien à vous,

Monsieur J

mardi 19 octobre 2010

// UFOMAMMUT - Idolum (+Malleus Rock Art Lab)


 Sorti le 21 avril 2008 sur SupernaturalCat

Nos potes de Membrane sont montés samedi à Bruxelles faire une date avec eux. Ca devait envoyer du lourd dans la baraque à frites… UFOMammut est le genre de formation metal qui évite toute concession dans le décibel. Un trio italien connu pour être également une bande de malfaiteurs au sein du laboratoire artistique de Malleus (voire plus bas). Leur premier album Idolum, sorti en 2008, représente au mieux le nom du groupe : Mammut pour le côté lourd, lent, dangereux et imposant – et UFO pour les nappes d’effets psychédéliques qui nous font planés dans la stratosphère.

Stoner-sludge et space-rock s’affrontent en effet dans un puissant magma sonore, un rouleau compresseur qui prend le temps d’écraser tout l’espace, car lorsque l’on croit qu’un passage a les distos au taquet, les mecs rajoutent encore une couche de riff bien gras. Les guitares et la basse se font bourdonnantes, tellement graves qu’on se dit que les gars doivent être accordé 14 tons en-dessous, on en atteindrait presque le bruit marron… Un chant masculin écorché et un peu en retrait adhère efficacement au style (Stigma ; Destroyer…) tandis qu’un chant féminin se montre plus psalmodique sur l’hypnotique Ammonia et le très Kylesa Hellectric. On aurait voulu dans cette lourdeur une batterie plus percutante et massive, et cela rejoint souvent des opinions en retour de concerts : le batteur possède une frappe de grand-mère, un peu paradoxal dans cette marche apocalyptique…


MALLEUS ART LAB :

Seconde activité au service du rock, ce collectif (qui comprend donc les membres d’UFOMammut) confectionne des affiches de concerts, pochettes de disques, couvertures de fanzines et autres logos, images, illustrations à des fins musicales. Pratiquant une iconographie à base d’expressionisme, de symbolisme et d’art nouveau, le groupe en sort une imagerie digne de bandes dessinées aux allures psychédéliques.

Nine Inch Nails, Eye Hate God, Sonic Youth, Big Business, The Melvins, Queens Of The Stone Age, Tool… La liste est longue de tous les groupes qui se sont vus bénéficiés d’une affiche Malleus lors de leurs dates en Italie.





jeudi 14 octobre 2010

// HERMANO - Dare I Say


Sorti en 2004 sur Meteor City

Album réussi, pochette réussie. John Garcia poursuit tranquillement sa carrière musicale, avec une régularité sérieuse et une frappe stonerienne égale à lui-même.

Aussi puissant que Only A Suggestion, le disque se révèle également plus varié et animé d’un souffle créatif qu’on n’attendait pas forcément, tenant une énergie nerveuse et offensive.
Dare I Say est un acte de vandalisme contre les beauferies ricaine du moment (Cowboy Suck ; My Boy ; Angry American), rempli de rage et d’amertume (Quite Fucked ; Let’s Get It On), qui présente des pointes de psychédélisme tendues (Brother Bjork) ou pondérées (On The Desert). La charge électrique est stoppée sur le country Murder One, qui nous laisse fabriquer notre suif avant la prochaine transhumance ; du grand art typique de l’Ouest sans stéréotypes grotesques…Et c’est au final la qualité majeure de cet album.

Go! Mother Fucker, Mother Fucker, Go !



mercredi 29 septembre 2010

// QUEENS OF THE STONE AGE - Rated R


Sorti le 6 juin 2000 sur Interscope

« Nicotine, Valium, Vicadine, Marijuana, Ecstasy and Alcohol ! »


Je ne sais pas si j’ai le droit de vous parlez de ce disque, étant donné que le contenu est « classé X »… Car il faut dire que tous les camés alcooliques en quête de titiller le trou de balle de leur chien possèdent ce petit album bleu, tel un bon chinois avec son petit livre rouge.
Rated R est la bande-son rock’n’roll parfaite pour les aventures sous défonces car chaque chanson est un trip à part entière.

Josh Homme retrouve son ex-compagnon de Kyuss Nick Oliveri qui apporte un peu plus de sauvagerie hardcore (Quick And To The Pointless ; Tension Head) et paradoxalement aussi, un apaisement plus radiophonique (Auto Pilot). Dans cet aspect, l’apport vocal de Mark Lanegan sur In The Fade est également une réussite tout comme ce superbe Lightning Song instrumental écrit par Dave Catching. Le tout mélangé au coup de patte habile de Josh Homme tant sur la composition que la production. Feel Good Hit Of The Summer est un hymne saccadé et explosif à la gloire des agréables abus tandis que The Lost Art Of Keeping A Secret figure comme le premier gros single du groupe. Better Living Through Chemistry est quant à lui un monstre de psychédélisme sombre et spatial.

Un  disque génial qui parait plus décomplexé que son prédécesseur. L’effet Oliveri ? Sans doute et c’est ce qu'on préfère.

mardi 28 septembre 2010

// QUEENS OF THE STONE AGE - s/t


 Sorti le 22 septembre 1998 sur Man's Ruin
 
L’après-Kyuss ? C'est le début d’une grande aventure emmenée par Josh Homme, dont graviteront autour de lui différents musiciens au fil des albums et des tournées. Queens Of The Stone Age est LA formation qui popularisera le style stoner.

Aucunes sauvageries pour le moment, l’album est axé sur du rock/psyché chère à Homme. Tubesques (If Only ; How To Handle A Rope), noisys aux distos bien crade (Avon ; Walking On The Sidewalk ; Mexicola), sous acides (You Would Know) ou hispanisantes (Hispanic Impressions) ; les chansons s’enfilent comme des perles pures et envoûtantes. Le coup de patte de l’ancien guitariste de Kyuss se reconnait entre milles.

Un disque énergique et torride démarré par un coup de maître : Regular John, marathon rock’n’roll qui vous agite la testostérone, et fût souvent envoyé en grande force au début de leurs concerts.

lundi 20 septembre 2010

// KARMA TO BURN - s/t


 Sorti le 25 février 1997 sur Roadrunner

Quel trip monstrueux ! Un édifice de la scène stoner 90’s avec Blues For The Red Sun et Sky Valley de Kyuss. On a déjà pas mal parlé de Karma To Burn dans ce blog, mais cet éponyme est sans conteste leur meilleur effort (Monsieur J, je vous lance cet affront !).
 Et pourquoi me direz-vous ?!           …vous ne prenez pas assez de dope pour comprendre…

Nan ça va jdéconne (ah ah), jvais vous dire pourquoi : C’est la faute au branleur qui leur sert de chanteur: Jason Jarosz.  Je ne sais pas trop d’où sort ce mec - apparemment il était en fac avec le bassiste Rich Mullins (y’a une fac à Morgantown ?!)- mais sa voix m’a toujours mise sur le cul. En fait, c’est surtout le principe de la simplicité expéditive du chant ; posée, sobre, à la fois banale et mystérieuse, parfois doté d’un culot appréciable ! Qui aurait pensé à ces incantations indiennes inspirées sur Patty Hearst’s Closet Mantra ?!
Et cette quintessence d’apocalypse qu’on peut s’injecter en intraveineuse en écoutant Mt.Penetrator, (Waltz Of The) Playboy Pallbearers ou le transcendant Six (écouter ca en matant une scène de viol dans un film d’horreur ou des images d’archives de guerres, ca gicle à la surface du cortex !)

En attendant, amenez-moi des sœurs jumelles et la moitié d’une bouteille de Bourbon…



vendredi 17 septembre 2010

// BRANT BJORK - Jalamanta


 Sorti le 12 octobre 1999 sur Man's Ruin

Après s’être enfermer seul quelques jours au studio du Rancho De La Luna, Brant Bjork dévoile son premier effort solo qui s’avère être une réussite, et montre une facette inconnue de lui jusque là.

Parfait pour un solitaire du désert, Jalamanta est un album calme et tranquille. On est envouté par la beauté des riffs 70’s et des mélodies psychédéliques qui serpentent tout au long de ce disque quasiment instrumental, et inspire l’humilité et la sagesse autour d’un bon pétard. 
 Loin des grosses cylindrés Kyuss et Fu Manchu, « Mister Cool » (d’après son surnom) pose ses idées de manière autodidacte ; il décide des instruments, superpose les guitares et les effets (fuzz, wah-wah…), décide chanter quand il en a envie…

Brant agit sans prise de tête, c’est une clef pour ouvrir en grand le mérite d’un album.