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lundi 26 avril 2010

// DOPPLER se sépare.




Ils n'ont jamais eu d'oreille.

Des fois il ne fait pas bon de trainer sur myspace!

Surtout quand c'est pour apprendre que le groupe de noise français DOPPLER splitte après 12 années de bons et loyaux services !

" Slu,

   DOPPLeR arrête ses activités afin de se consacrer à d'autres choses,... mais on espère bien vous croiser bientôt avec d'autres projets,... on vous en dira plus dès que possible,...
d'ici là prenez soin de vous... et merci à tous...

   Bisous,

   à bientôt,

YO-DOPPLeR."


On en saura pas plus, on tenait là un excellent représentant du genre.

En effet, malgré leur discrétion apparente, ces mecs là n'étaient pas là pour enfiler des perles et cela se confirmait durant les lives.
Si ce n'est pas déjà fait, on vous propose de lire notre chronique du Songs to Defy et de jeter une oreille sur leur discographie de qualité.

On  vous tiens au jus pour l'après-Doppler...

Monsieur J

mardi 22 décembre 2009

// DOPPLER - Songs To Defy



DOPPLER- Songs to defy
sorti le 18 septembre 2008 sur SKrecords

Ah Doppler… le genre de groupe qu’on affectionne ici! Trois petit gars qui bourlingue à droite et à gauche depuis 1998 dans un registre toujours très Noise (voir Math Rock) avec les structures complexes qui vont avec. Le groupe a toujours fait part en effet d’une grande dextérité sans jamais céder à la facilité. Cette fois ci, après le très bon « Si Nihil Alwid » sorti en 2004, Doppler revient à la charge avec « Songs to Defy »… album de 7 titres pour un total de 40 minutes.
Résultat: la claque… la même claque administrée à chaque concert du trio lyonnais d’où on ne sort jamais indemne. L’album démarre en effet sur les chapeaux de roue avec l’excellent « We Are Not Sick » et son intro samplée: « Sa va saturer, il faut que ça gueule… ». On rentre de suite dans le vif du sujet avec cette guitare tendue, biscornue (propre au groupe) et cette rythmique très enlevée.
Ca bastonne, ça chante furieusement… et ça se relâche un peu avec un passage qui nous rappellerait presque le père Santana (enfin surtout au sujet de la batterie)! Nerf à vif, le groupe joue avec nous avec cette guitare toujours hypnotique et qui transpire d’émotions sur un final épique ( »We Don’t Help« ). Le chant nous rappelle immédiatement les collègues de chez Basement ou Sleepers. Vient ensuite le tubesque et intense « My Third Life Minimum » où la puissante et précise batterie de Yann Coste fait bloc avec la guitare et la basse.
En faites Doppler c’est tout ça: des moments grandioses (le préfinal de « 6 centimètres« ); des breaks déroutant et tout en saccade, des envolées héroïques ( »New Balls« ), de grosses décharges électriques et des relâchements comme sur le tapping de « 6 centimètres« … Vous l’aurez compris, Doppler nous délivre un album très riche et affirme encore un peu plus son style. A classer logiquement parmis les tout meilleurs groupe de « Frenchy Noise ».
Ben

4.5/5
Genre: Noise made in france/Math Rock
A écouter: oui.