Affichage des articles dont le libellé est Kylesa. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Kylesa. Afficher tous les articles

mardi 1 janvier 2013

// KYLESA - To Walk A Middle Course


Sorti le 22 mars 2005 sur Prosthetic

L’ascension du groupe de Savannah te bute la cervelle avec ce metal/stoner/crust trempé dans la poisse ; d’où les premières effluves psychédéliques qui dégoulinent, l’entremêlement des trois voix crasseuses qui éructent et les déflagrations violentes d’une urgence punk. La perfection non-atteinte mais un pétage de cervelle en règle qui garantit sérieusement leur avenir.      [La Floche]


vendredi 1 juillet 2011

// Fête de la musique 2011 à Vesoul - Live Report



On vous avait annoncé la fête de la musique à Vesoul (70) avec les Kylesa, Sofy Major, Jack And The Bearded Fishermen, Samenstelling et Mandala. Beaucoup ont pensé à une mauvaise blague (et nous les premier) si bien que jusqu'au dernier moment beaucoup se demandait si la date avait réellement lieu ! Il est néanmoins 13 h 30 quand les Kylesa arrivent sur Vesoul pour décharger leur matos et se fumer une clope. Sachant que la ville de Vesoul est un trou de 20 000 âmes où d'habitude il ne se passe rien , la scène est suffisamment surréaliste pour nous faire tiquer! Les aficionados ne s'y trompent donc pas, et arrivent timidement sur le coup des 19 h 30 pour le début des concerts (pendant que d'autres resteront chez eux)... Certains diront que la fête de la musique est le prétexte à un taux de beaufitude élevé: ce n'est pas entièrement faux; mais ici la scène est suffisamment excentrée pour que les amateurs de gros sons soient loin de toutes bastons de footballeurs éméchés...


Les hostilités démarrent donc assez tôt avec les jeunes Samenstelling de Besançon. Chose originale, le groupe est composé d'une bassiste/chanteuse, d'une batteuse ainsi que d'un guitariste (il en fallait bien un pour le quota de barbu). Pas que ça ait une incidence quelconque sur le son;  mais le trio s'aventure vers des sonorités post-rock et noise... La voix de la chanteuse apporte donc une certaine fraicheur, d'autant plus qu'elle se débrouille franchement bien. Les seuls regrets concernent la batteuse, qui peine à se lâcher plus ainsi que les temps morts entre les chansons (qui brisent un peu l'élan général)... Le guitariste joue néanmoins avec une bonne patate des riffs ingénieux qui nous rappellent les voisins Membrane ou encore Carusella. Une bonne découverte; il y a en tout cas quelque chose à creuser pour ce jeune groupe qui m'a laisser une impression positive.


Puis, c'est au tour des Jack And The Bearded Fishermen de venir nous présenter leur dernier album, Places To Hide. Inutile de dire que ce live était attendu par chez nous, tant ce skeud a fait grosse impression (Pour s'en convaincre, voir ma chronique). On prend donc plaisir à découvrir un nouveau set in vivo, et chose positive, le groupe n'a pas abandonné son gros son stoner. Les nouvelles song roulent des mécaniques (Scenario, Df Code,) tout en laissant entrevoir des horizons plus psyché (Beginner). Malheureusement, l'un des guitaristes se retrouve rapidement sans ampli. Après quelques minutes de stress, les membres rattrapent vite la chose , mais cela suffit à refroidir l'élan général du groupe (et on peut comprendre). Les bisontins reprennent malgré tout là où ils se sont arrêtés et confirment la bonne impression que j'avais pu avoir. Pour nuancer mon propos, je sais que certaines personnes m'ont confiées qu'elles auraient appréciées voir des titres de l'album précédent (Hunting Isn't Easy...When Dogs Become Wolves). On peut néanmoins comprendre l'envie du groupe de nous présenter des nouvelles choses.


C’est ensuite au tour des Sofy Major de fouler la semi-remorque et d’envoyer la sauce. Le trio Clermontois nous avait laissé une bonne impression lors de leurs concerts au Marais de Montigny-les-Vesoul (70) et au Pinky Bar de Montbéliard (25) en février dernier, et l’impression est confirmée. Le post-hardcore implacable de leur skeud Permission To Engage libère toute son énergie et sa fureur (le tube Outil ou le non-moins excellent Cobra Blanc), la rythmique est soutenue, au groove bien rentre-dedans (Stoom stoom stoom..) mais aussi plus nuancée (Non rien…). Difficile cependant de pouvoir ressentir en concert ce son pêchu qui sort du mixage d’Andrew Schneider sur Permission To Engage, tellement carré et puissant. Ce manque nous avait déjà marqué précédemment, pas la faute pourtant au groupe de se donner toujours à fond !
Le show permettra néanmoins à la soirée de gagner davantage en intensité et de faire chauffer un peu plus l’ambiance.


S’ensuit donc la machine Kylesa, bien huilée, bien rôdée, où seul le guitariste Phillip Cope parait être dans le gaz ce soir-là. On a d’abord pensé que le grand gaillard s’était mis une murge la veille, mais les bruits du web font circulés l’incident d’un sévère coup de jus au Hellfest suite à un problème de son (à confirmer…). Reste qu’il fût dans le gaz moralement, mais musicalement il a tenu bon pendant la bonne heure de set qu’ils nous ont servis.
Le groupe, en effet, débraye et balance : « Forsaken » ; « Said And Done » ; « Unknown Awareness » ; « Tired Climb » ; « Only One »…Après les avoir vu ces deux dernières années aux Eurockéennes, à Berlin et à l’Impetus voilà que l’on se reprend encore une baffe ! Des nouveautés sont de mises avec les excellents breaks de batteries qui se prolongent afin d’apporter un plus gros souffle tribal aux riffs poisseux, notamment sur le mythique Scapegoat et le final Hollow Severer (influence Melvins oblige). Le bassiste Corey Barhost pose ici et là quelques nappes de synthé pour appuyer les passages bien psychés (influence Pink Floyd oblige) et Philip Cope dévoile désormais l’ingénieux Thérémine (instrument de musique électronique où la note se commande à distance, déjà utilisé chez les Pixies, Skinny Puppy ou Portishead).
Des petits ajouts qui imprègnent leur force metal/sludge de tourbillons atmosphériques bien dirigés et font évolué l’univers du quintette de Savannah au-delà de la puissance de leurs riffs-bulldozers... le concert s'achève, le public en redemande mais il faut laisser la place au groupe suivant.


Néanmoins, Kylesa sait profiter des après concerts, et le "show" s'éternisera en backstage. En vrac: du jack daniel's coupé à l'eau et un compère qui détruit le goulot d'une bouteille du Hellfest en voulant l'ouvrir. Welcome boys ! Bref, étant bien claqué, nous n'avons hélas pas pu assister à la performance de Mandala. La soirée fut néanmoins excellente, et prouve que les absents ont souvent tort . Difficile en tout cas de ne pas féliciter l'organisateur pour sa prouesse (5 bons groupes, le tout gratuit), tout en espérant que ce type de soirée se renouvelle à l'avenir. De son aveux, c'est en tout cas très bien parti pour!

Monsieur J & La Floche

samedi 18 juin 2011

// Fête de la zik à Vesoul 2011

Hey ben! On a tendance à pas trop parler de la fête de la zik ici.... encore moins celle de Vesoul. Mais quand ça va envoyer sévèrement du gros stère de bois, on se sent obligé de crier ça bien et fort. 
Jugez plutôt: Kylesa (oui, oui!), Sofy Major, Jack And The Bearded Fishermen, Samenstelling, Mandala... Surréaliste, et gratuit qui plus est.


Classe !
Ps: un Live Report devrait suivre logiquement...

lundi 14 juin 2010

// KYLESA - Nouvel Album

 .
 

Kylesa est entré en studio récemment pour enregistrer le successeur du tonitruant Static Tensions. 
Le quintette sudiste s'est en effet déplacé au Jam Room Recording Studio de Columbia, en Caroline du sud, pour mettre en boîte de nouveaux morceaux. Le line-up de la formation n'a pas changé excepté la présence d'un batteur tout frais (parmi les 2 que compte le groupe), Tyler Moore Newberry, présent sur la dernière tournée européenne.

 Inutile de dire qu'après avoir placé Static Tensions en tête des meilleurs disques de 2009, et après s'être pris une double baffe scénique Eurockéennes-Berlin l'an dernier ( + la Poudrière à Belfort pour Monsieur J, l'enfoiré...), on attend de pied ferme ce prochain effort !


La Floche

jeudi 29 avril 2010

// BEST OF 2009


Chaque année possède son lot de skeuds prêt à concasser les tympans. On vient de s’intéresser de plus près à ce qui est sortie l’an dernier (il est bientôt temps, en avril 2010...) et pour 2009, on a trouver des retours gagnant (Dinosaur Jr, Polvo); ainsi que la confirmation d’une scène métal-sludge progressive importante dans l’état sudiste de Géorgie (Mastodon-Kylesa-Baroness)…
Ceci n'est pas un classement.

DINOSAUR JR - Farm

Ce pilier du rock indé dans les années 90, acoquiné en tournée avec Nirvana, Sonic Youth et Babes In Toyland, se reforme en 2007 pour le fric (ils le déclarent) et sort un bon album, The Beyond, alors que les trois compères se supportent difficilement entre eux (ils le déclarent…). Mouais…N’empêche que le trio réussit de sortir l’an dernier ce Farm qui surpasse The Beyond et même certains disques plus anciens comme Bug !
Des tubes pop-rock-punk aux mélodies imparables où Jay Mascis s’éclate efficacement avec ses solos wah-wah (Over It) et nous entraîne vers de beaux morceaux calmes (Plans ; Said The People). Lou Barlow compose les très Neil Young Imagination Blind et Your Weather, soit deux des meilleures compos de l’album. Excellent, surtout pour tailler la route des vacances.


  

POLVO - In Prism

Ici c’est une reformation toute récente du groupe d’Ash Bowie où ce disque est sortie dans la foulée. In Prism révèle un noise-rock indé progressif mis en boîte par des structures complexes mais heureusement loin du math-rock (la formation a toujours réfuté le terme), avec une teinte de psychédélisme. A partir d’une mélodie, les gars dévoilent des parties inouïes et des riffs hors-normes (Beggar’s Bowl ; City Birds…) en restant toujours poussés par une bonne dynamique.
Polvo a commencé en 1990 et 20 ans plus tard; aucune perte d’inspiration, au contraire.

KYLESA - Static Tensions

De loin la meilleure sortie de l’année pour Monsieur J et moi, un album de chevet. Un chef-d'oeuvre tant par l’artwork que la musique. Voir la double-chronique: Ici.



PISSED JEANS - King Of Jeans

Ces ricains de Allentown (Pennsylvanie) donne un mélange entre Black Flag et The Jesus Lizard où l’énergie punk-rock s’accompagne d’une sauvagerie totale. Une folie agressive et spontanée du chant qui prend toute son ampleur dans des riffs tranchants, qui sont parfois hantés à la manière d’un Oxbow ( Request For Masseuse ; Spent ) mais mettent tout le monde d’accord sur des titres plus directes ( False Jesii ; Half Idiot ; Dream Smotherer ).
Encore un bon disque de l’écurie Subpop.


SONIC YOUTH - The Eternal

Encore une nouvelle régénérescence pour ces mythiques new-yorkais, tritureurs de sons s’adonnant aujourd’hui à déconstruire des pop-songs. The Eternal reprend ce credo avec l’énergie en plus. Voir dans la multi-chronique: ici.



 CLUTCH - Strange Cousins From The West

Les 4 gars du Maryland continue de jouer un bon petit stoner de routier pépère. Leur show donné à Berlin en novembre dernier nous avait d’ailleurs bien convaincu. Alors surtout faut pas s’attendre à une décharge de puissance façon Kyuss ou Orange Goblin, car Clutch est un groupe aujourd’hui qui pose tranquille ses parties et les fait groover comme il l’entend. On peut apprécier sur cet album de bonnes petites rythmiques ( Struck Down ; Minotaur ) où le groupe y peaufine des subtilités jazzy ( The Amazing Kreskin ) et même des montées patriotiques ( Abraham Lincoln ).




A PLACE TO BURY STRANGERS - Exploding Head

Un des skeuds les plus audacieux de l’année, loin de ressasser quelque chose de déjà fait. Voir la chronique: ici.




HINT VERSUS EZ3KIEL - Collision Tour 2009

Egalement disponible en DVD, ce Collision Tour est le fruit d’une rencontre scénique entre la noise chaotique de Hint et le trip-hop d’Ez3kiel. Les morceaux joués sont une alternance des compos de chacun, avec un son plus massif pouvant convaincre ceux qui ont un avis sceptique sur ces 2 groupes.
Le résultat est vraiment riche et varié, ca va du post-rock Mr Investigator au très Pink Floyd Wagma, en passant par le somptueux et planant Beautiful Old Betty. Ca bastonne aussi sévère dans le hardcore/noise avec Flexible, ou encore Chinatown et ses 2 basses toutes distos dehors.




DÄLEK - Gutter Tactics

Ouverture sur un discours intelligent du Réverend Wright, et le duo du New Jersey ravive une flamme qui s’était éteinte depuis le cultissime Absence sortie en 2004.
De No Question à Atypical Stereotype, on redécouvre cette colère enfouie sous une crasse de samples angoissants baignant dans une atmosphère sombre, dont le point culminant est atteint avec Street Diction.
Selon les dires des membres, MC Dälek et Oktopus, ce disque sonne comme du hip-hop old-school sous influence Melvins/Black Sabbath…


MASTODON - Crack The Skye (instru)

Du crack et du sky’, c’est ce qu’il faut pour apprécier encore plus ce nouvel album de Mastodon. Il y a cependant une exception, celle où il faut écouter ce disque en version instrumentale car les 4 mecs d’Atlanta livrent des parties vocales de moins en moins convaincantes. Les parties instru, elles, le restent.
Pour obtenir cette version, essayez de taquiner la mule ou de traverser les torrents, en prenant garde que Christine Albanel ne vous envoie pas le GIGN…



BARONESS - Blue Record

Autre groupe important de la ville de Savannah, Baroness dévoile avec Blue Record son propre style de métal, qui doit autant à ses compagnons d’armes (Kylesa, Mastodon, Genghis Tron,…) qu’à des légendes comme Pink Floyd ou Black Sabbath. Cet opus épique varie habilement entre puissance sludge ( The Sweetest Curse ; Swollen And Halo…) et transitions calmes ( Bullhead’s Psalm ; Steel That Sleeps The Eye…), toujours avec un grand travail de composition.
Le chanteur-guitariste John Dyer Baizley, connu aussi pour être peintre (voir par exemple Static Tensions de Kylesa), est à l’origine de la pochette de Blue Record.




SOULSAVERS - Broken

Véritable nomade de la musique, Mark Lanegan s’est arrêté cette fois chez les britanniques de Soulsavers pour posé sa voix rauque et éraillée sur 9 titres parmi les 14 que compte ce magnifique disque. Une association qui voit des troublantes ballades de western avec de belles envolées vocales foutant la chaire de poule, il n’y a qu’à écouter ne serait-ce que Some Misunderstanding pour en être convaincu. Gibby Haines des Butthole Surfers et Mike Patton font aussi de petites apparitions sonores, l’un sur Death Bells, l’autre sur Unbalanced Pieces, mais ils ne faut surtout pas oublier que ce Broken est avant tout un album des Soulsavers, et que sans leurs talentueux arrangements, ça emmènerait moins large.


WINO - Punctuated Equilibrium

Pour les fans du stoner-rock 70’s, ce disque peut s’avérer intéressant. Voilà un Scott « Wino » Weinrich en grande forme qui vient faire ronronner son ampli avec ses bons petits riffs et ses solos impeccables. En écoutant ce Punctuated Equilibrium, on est pris dans le même groove qu’en écoutant les derniers Clutch et ce n’est pas un hasard puisque la section rythmique est tenue à la batterie par Jean-Paul Gaster, le batteur...de Clutch !
Une tâche sombre vient malheureusement aujourd’hui noircir ce beau tableau avec la mort tragique du bassiste de ce projet, Jon Blank (ex-Rezin), décédé d’une overdose le 2 mai 2009 soit 3 mois après la sortie de l’album. Un coup très dur pour Wino qui comptait sur ce power-trio pour laver ses problèmes de 2008 avec The Hidden Hand.


RUSSIAN CIRCLES - Geneva

A l’heure où les Isis et Pelican commencent à tourner en rond, et où l’on assiste à une vague de clonage de Mogwai toujours plus ridicule les uns des autres (faut dire ce qui est: les noms d’albums à la « Fire…Earth…Sky…Sea…Light…Sun », les arpèges de notes insipides et les projections de changements climatiques en tout genre, ça va bien avec 2 ou 3 groupes précurseurs du genre !), il reste quand même un trio récent qui se contente de faire son propre post-rock: les chicagoans de Russian Circles. Rythmiques soutenues, directes et précises, qui s’allient aux guitares à la fois nerveuses et mélodiques: techniquement c’est toujours la baffe ! Après leur mythique opus Station, Geneva constitue une bonne suite.


HELLBATS - One Minute Suicide

Le skeud de l’année pour ce qui est de la scène local, un trio de Montbéliard qui revient de loin et est prêt à en découdre avec les règles conventionnelles que dressent le punk. Car ce style ne peut pas se détacher de la musique que joue Hellbats, l’influence est indéniable. Mais le groupe joue plutôt dans le registre death-punk façon Turbonegro (première époque) ou Mondo Generator. La haine au ventre et la bave aux lèvres, on ne peut que s’incliner devant les charges brûlantes que représentent A Beautiful Death, Kiss The Viper ou l’éponyme One Minute Suicide.
On leur souhaite que du meilleur pour la suite !

Dans la liste des déceptions 2009 on pense inéluctablement à "Mirror,Mirror" de Ghinzu, "What we all come to need" de Pelican, "Until The Morning Come" des Flying Donuts, ou encore  "The Resistance" de Muse (enfin là d'un côté c'est pas comme si on avait attendu quelque chose)

La Floche
Monsieur J (intermittence)

lundi 8 mars 2010

// IMPETUS FESTIVAL 2010


.

On savait que l'agenda de ces prochains mois allait être chargé pour nous, mais pas à ce point. En effet, l'Impetus Festival  ne fait qu'aggraver la chose avec sa prog surréaliste; Kylesa, Eyehategod, Agnostic Front, Health pour ne citer qu'eux (la liste de tous les joyeux lurons se trouvent ci dessous)...
Là ou ça devient intéressant, c'est que ce festoche Franco/Suisse se déroule à Lausanne ainsi que dans  des salles du Doubs (25), de Haute-Saône (70) et du Territoire de Belfort (90). Une partie de la France jusque là plutôt discrète au niveau des concerts de musiques divergentes (parce que bon les Eurockéennes arrive à un niveau de médiocrité jusque là jamais atteint.) et qui risque bien de vibrer aux sonorités noise durant toute la durée du festival (du 16 au 20 avril 2010).
Au programme donc, des conférences, de la danse, des projections vidéos et bien sûr des concerts à un prix correct. Une initiative multi-disciplinaire et transfrontalière à en faire pâlir un vietnamien ! Mais sans plus tarder voici le détail, pour ceux que ça intéresse:


VENDREDI 16 AVRIL
18h : projection du film « Heavy Metal in Bagdad » à la Médiathèque de Montbéliard (gratuit)
20h30 : Punish Yourself + Eye Hate God + Suicide Levitation au Palot - tarif : 12 € (prévente) / 16 € (sur place)

SAMEDI 17 AVRIL
15h : "Histoire du métal" par Fabien Hein + « Master of Cyberpuppets » (live de cybernétique musicale) par Frédéric Voisin à la salle voûtée du Château de Montbéliard – gratuit
18h : "Le point aveugle" par le Collectif Burstscratch feat DJ Bouto (arts numériques et cinéma expérimental) au CCN de Franche-Comté à Belfort - gratuit
20h30 : Health + MOPA + Welldone Dumboyz + Dj Noise Magazine à La Poudrière – 6€/9€/12€

DIMANCHE 18 AVRIL
15h : après-midi « noise » – avec la projection du film « Fuck You » de Guy-Marc Hinant et Dominique Lohlé + performance live du duo ZBIGNIEW KARKOWSKI / Julien OTTAVI à la scène numérique de Montbéliard – gratuit
19h : Sludge feat Oktopus + guests au Catering Café Music d’Héricourt - gratuit

LUNDI 19 AVRIL
19h : spectacle « I offer myself to thee » feat Speller (danse et musique live) de Jeremy Wade au CCN de Franche-Comté à Belfort – 5€
20h30 : Kylesa + Kong + Membrane à la Poudrière - 6€/9€/12€

MARDI 20 AVRIL
18h : projection du film “We don’t care about music anyway” de Cédric Dupire / Gaspard Kuentz au cinéma des quais de Belfort / avec présence du réalisateur Cédric Dupiré
20h : Agnostic Front + This is Hell + Call To Preserve + Inside Project à l’Atelier des Môles - 10 € (prévente) / 15 € (sur place)

Plus d'infos sur le site du festoche:

http://www.impetusfestival.com/

Vous pouvez dors et déjà chopper des préventes.


Monsieur J

mardi 12 janvier 2010

// KAMCHATKA, KYLESA, CLUTCH - Live Report au Lido, Berlin (11/11/09)


(la Floche) Cela fait 3 jours que Monsieur J et moi, usons nos godasses dans tout Berlin, de Kurfurstendamm à Alexander Platz, en passant par la célèbre porte de Brandebourg et ses festivités des 20 ans de la chute du Mur qui divisa la ville de 1961 à 1989 (on s’est d’ailleurs coltinés le beau Jon Bon Jovi, mais on va éviter le live report sur ça…).
Puis on est tombé dans ce quartier de Kreuzberg et ses obscures salles de concerts, ses bars enfumés, ses boutiques de fringues, de Cds et 33 tours dérangeants où se côtoient Jesus Lizard, Joy Division ou Cult Of Luna au milieu de la scène nationale souterraine punk et électro. On est bien loin du Berlin touristique, mais c’est très oxygénant !

(Monsieur J) Et donc en cette journée de 11 novembre, le monde commémore l’armistice de la 1ère guerre mondiale, mais ce soir-là, dans la salle de concert du Lido, pas d’armistice ! Kamchatka, Kylesa et Clutch vont sonner le glas. Vous ne vous y trompez pas, c'est bien une affiche de malade dans une salle que l'on a découvert pour la peine comme des bons vieux touristes! Faut pas nous en vouloir: pendant que certains font les musées, nous on prefère allez voir des bûcherons. Et bien nous en a pris, puisque malgré le coût de l'entrée un peu excessif (quoique quand on aime...), les premiers puristes allemand commencent à affluer devant un Kamchatka qui commence assez tôt en fin de compte.
Pour ma part et pour la floche, c'est un peu le "grand inconnu" (ou presque) de cette soirée. J'avais en effet eu l'occasion d'écouter leur CD en 2/2 avant de partir sans rien trop savoir de ce groupe. Enfin... nous savions juste que c'était un trio rock qui nous vient du pays de tonton Ikéa. Soite, ces 3 suédois là ne sont pas venus ici pour nous vendre des canapés ou des chaises longues et compte bien nous le prouver. Le concert démarre devant un public assis (la digestion sûrement) mais attentif.
Au final, leur set est plutôt court (première partie oblige) mais sympathique, ces 3 gaillards jouent bien et sont content d'être là. Le bassiste est particulièrement habile, et chante d'une manière très "Led Zeppienne", j'apprécie. C'est propre, carré mais même si la découverte est plutôt bonne nous aurions aimé justement être un peu plus surpris. L'influence majeure de ces Kamchatka est Led Zeppelin (les seventies en général) et cela s'entend d'une manière un peu trop flagrante. En effet, le trio a un sacré potentiel mais se contente de nous faire une recette peut être un peu trop"déjà entendu"(la voix à la Robert Plant, les solos bluesly à la Page et les échappés facon Bonham)... Dommage, on aurait aimer une plus importante prise de risque malgré deux/trois musiques au petit côté stoner pas dégueux qui sont bien sympathiques . A écouter malgré tout.


(La Floche) Le temps d'aller se fumer une clope et d'engager un débat hautement instructif sur la chute du mur de Berlin; Kylesa sonne la charge et laissera personnes indemnes.
Ce qui surprend le plus dans le combo de Savannah, c’est cette force dégagée, cette puissance et rondeur du son qui donnent un show aussi dévastateur qu’un bombardement d’obus.
Morceaux du Time Will Fuse Its Worth et du Static Tensions se succèdent et s’entrechoquent: Only One ; Where The Horizon Unfolds ; Running Red ; Scapegoat ; To Walk Alone ;… Laura Pleasant hurle de façon libératrice (la voix du guitariste Philip Cope est par contre moins agressive, dommage.), le bassiste se déchaîne comme il le faut même si il semblait toutefois assez remonté contre quelques couilles dans le son…Changement par contre au niveau des batteurs, un des deux a été remplacé (est-ce temporaire ?…), et le nouveau arrivé n’est pas là pour se fendre la gueule; il bastonne ses fûts comme un taré, et enchaîne les roulements avec son compère de manière impressionnante (le temps de remettre sa mèche sur le côté).
Ça fait en tout cas bien plaisir de se prendre aussi brutalement les compos sludge-métal de ces 5 sudistes en pleine gueule, car Static Tensions demeure jusqu’à présent pour Monsieur J et moi, le meilleur skeud sortit en 2009.
Le set est conclut par l’excellent Hollow Severer, et le groupe ressort de scène aussi vite qu’il est arrivé, afin de laissé la place à la tête d’affiche de la soirée: Clutch et son bon petit stoner de bûcherons.

(Monsieur J) On ne s'y est pas trompé, le public est venu ce soir essentiellement pour Clutch. Le nombre de pull à l'effigie du groupe est ahurissant et c'est au milieu d'un par-terre de routiers germanique que le concert débute. En effet, il est bien difficile de se faufiler pour avoir une bonne place, il est 11 h 30 et la salle est carrément pleine...C'est donc tout au fond que nous assisterons au show, avec l'impossibilité pour nous de prendre des photos potables de là où nous sommes. Tant pis.
Neil Fallon et sa bande débarquent, habillés comme des Monsieur tout-le-monde (dans un monde où l'imagerie dans la musique est devenu importante, ça fait du bien à voir) , bien décidés à nous foutre une callote made in USA.
Rapidement premier constat c'est du stoner comme on l'aime et dès les premières chansons Neil Fallon est franchement en forme. En effet, c'est lui qui assure le show derrière son micro et qui enchaine de nombreuses mimiques (en plus d'avoir une voix carrément excellente). Je sais pas si ce mec est comme ça à tout ses concerts mais ça doit bien être difficile de tenir le coup, vu tout ce qu'il dégage comme énergie et comme sympathie (Note: des australiens nous confirmerons ensuite que le barbu est belle et bien comme ça à chaque show) En écoutant les albums j'avais carrément négligé le fait que c'était un peu le chef d'orchestre de cette formation. Les musiciens, bien que très bons sont en effet éclipsés et se contentent de jouer la plupart du temps les tubes du groupe; The Soapmakers, The Mob goes wild, Open Up the border...etc devant des fans comblés . Y'a pas besoin de faire de topo, c'est très bon, Clutch tourne depuis une paire d'année et c'est là que ce ressent l'expérience: au moment de fouler la scène.
Malheureusement pour la Floche et moi, les 3 jours de marche très intensives se font vite ressentir. Après la déferlante Kylesa, il est bien dur de tenir debout: avec regret nous passerons donc une bonne partie du concert assis au coin fumeur à essayer de faire passer les crampes. Damned! Nous avons quand même pu profiter de la fin du show avec une version de Electric Worry carrément énorme. En effet, le groupe nous joue surtout les chansons des derniers albums... on aurait vraiment aimer entendre un peu plus les ziks du premier mais on va pas trop être exigeant! Après quelques rappels (!) ,la soirée se termine, l'occasion pour nous de reprendre nos baroudages et faire un petit tour par la case "Distro".

Un bien bon concert, dans une bien belle ville.

Monsieur J et la Floche

mardi 22 décembre 2009

// Double Chro : KYLESA - Static Tensions



KYLESA - Static Tensions
sorti le 11 mars 2009 chez Prosthetic Records
A été album du moment

Extirpé tout droit des marécages sudistes américains, Static Tensions dévaste tout sur son passage. Les 5 géorgiens se livrent à fond sur un metal / sludge lourd violent et rageur tout en nuançant sa force à l’aide d’un psychédélisme travaillé (« Running Red » influencé par OM, Pink Floyd) et mélodique (« To Walk Alone »). Le line-up du groupe, équipé de 2 batteries, permet à celles-ci de s’exprimer pleinement en s’affrontant dynamiquement tout en prenant soin de ne pas dérouter l’auditeur (« Scapegoat » ; « Unknown Awareness »). Les guitares crachent des riffs lourds bien stoner et des jeux de tappings habiles. Le quintette de Savannah ne se refuse rien et explore toutes ses facettes.

La charismatique Laura Pleasant oscille entre un chant hurlé et profond (en atteste l’excellent « Only One ») mais aussi plus psalmodique en réponse à la voix hargneuse de son compère guitariste Phillip Cope (« Perception »). Celui-ci s’est d’ailleurs occupé de mettre en boite le son et d’y incorporer quelques samples que l’on peut distinguer au début de certains morceaux (« Nature’s Predators » ; « Said And Done »). Les prises des 2 batteries et des guitares sont bien équilibrées et on peut etre surpris de voir que chaque instrument est mis en valeur dans un tout bien cohérent.

Il n’y a donc aucune déception dans ce skeud, Kylesa accouche de 10 brulots monstrueux, reflétés par un sublime artwork signé John Baizley du groupe Baroness. On tient ici quelque chose d’incontournable, que l’on peut considérer sans crainte comme (pour l’instant) l’un des meilleurs disques de l’année 2009.

La Floche

5/5


A écouter :
Scapegoat ; Unknow Awareness ; Said and Done ; Running Red ; Only One ; Perception ; To Walk Alone.

Kylesa nous avait livré quelques méfaits au cours de ces dernières années avec des CDS qui lorgnaient plus vers le Métal/Stoner et qui laissaient entrevoir un potentiel certains. Les riffs étaient violent, lourd et soutenus par un chant rageur au possible… Une jolie mixture qui avait attirée une certaines sympathie de notre part, le groupe ne demandant en effet qu’à exploser à la face du monde.

Avec son nouvel opus nommé Static Tension, Kylesa franchit désormais un pallier en forme de bon tronc d’arbre et nous assène d’une bonne baffe dans la gueule par la même occasion. C’est simple, les compositions s’enchaînent de manière cohérente avec une maturité surprenante et ce dès la première écoute. Les deux batteurs étant le fil conducteur du shmilblick, ils assurent une rythmique solide et compact. Il n’y a qu’à s’en conjurer en écoutant la première chanson ( »Scapegoat ») et sa courte intro excellente… La tornade Kylesa s’installe et ne veut plus quitter la chaîne hifi.

L’ambiance marécageuse imprègne dorénavant fortement la musique du quintette ( »Nature’s Predator » et ses riffs cradingues), à la manière parfois d’un Capricorns, donnant un peu plus de personnalité à ce groupe qui en a à revendre. La recette en soit est toujours la même, les riffs sont toujours aussi lourd, violent et s’enchaînent comme sur le très ‘tubesque’ « Unknown and Awarness » (une des perles de l’album) ainsi que sur le hargneux » Said and done » et ses hurlements déchirants… Un Phillipe Cope des cavernes et la terrible Laura Pleasant (sorte de frontwoman doté d’une grosse paire de couilles) s’interchangent les parties chantées avec une rage inavouable, dotant les compositions d’un chant de grande qualité.

Les compositions sont globalement plus travaillées, plus maitrisées, plus « tout »; et la petite bande s’est même permis d’explorer de nouvelles facettes. La géniale « Running Red » en est le parfaite exemple, avec un côté psychédélique beaucoup plus marqué. Une preuve que le groupe sait aussi se faire orignal… Un groupe qui ne se refuse vraiment rien. Pas même non plus quelques samples, placés ici et là subtilement sans manière pompeuse ( »Perception ») donnant un atout en plus aux compositions… C’est carrément du bon travail et nos gaillard auraient de toute façon bien tort de se priver! Ils ont désormais tout l’avenir devant eux avec un Line Up pour l’instant relativement stable. Il n’y a désormais plus qu’à espérer l’album de la confirmation pour qualifier vraiment Kylesa de « valeurs sûre »… Reste que Static Tension est sûrement l’une de ces grosses surprises de l’année 2009. Jouissif.

Monsieur J

5/5

A écouter: Tout, il le faut.
Genre: Métal/Stoner/Sludge