mardi 1 janvier 2013
// KYLESA - To Walk A Middle Course
vendredi 1 juillet 2011
// Fête de la musique 2011 à Vesoul - Live Report

On vous avait annoncé la fête de la musique à Vesoul (70) avec les Kylesa, Sofy Major, Jack And The Bearded Fishermen, Samenstelling et Mandala. Beaucoup ont pensé à une mauvaise blague (et nous les premier) si bien que jusqu'au dernier moment beaucoup se demandait si la date avait réellement lieu ! Il est néanmoins 13 h 30 quand les Kylesa arrivent sur Vesoul pour décharger leur matos et se fumer une clope. Sachant que la ville de Vesoul est un trou de 20 000 âmes où d'habitude il ne se passe rien , la scène est suffisamment surréaliste pour nous faire tiquer! Les aficionados ne s'y trompent donc pas, et arrivent timidement sur le coup des 19 h 30 pour le début des concerts (pendant que d'autres resteront chez eux)... Certains diront que la fête de la musique est le prétexte à un taux de beaufitude élevé: ce n'est pas entièrement faux; mais ici la scène est suffisamment excentrée pour que les amateurs de gros sons soient loin de toutes bastons de footballeurs éméchés...
Puis, c'est au tour des Jack And The Bearded Fishermen de venir nous présenter leur dernier album, Places To Hide. Inutile de dire que ce live était attendu par chez nous, tant ce skeud a fait grosse impression (Pour s'en convaincre, voir ma chronique). On prend donc plaisir à découvrir un nouveau set in vivo, et chose positive, le groupe n'a pas abandonné son gros son stoner. Les nouvelles song roulent des mécaniques (Scenario, Df Code,) tout en laissant entrevoir des horizons plus psyché (Beginner). Malheureusement, l'un des guitaristes se retrouve rapidement sans ampli. Après quelques minutes de stress, les membres rattrapent vite la chose , mais cela suffit à refroidir l'élan général du groupe (et on peut comprendre). Les bisontins reprennent malgré tout là où ils se sont arrêtés et confirment la bonne impression que j'avais pu avoir. Pour nuancer mon propos, je sais que certaines personnes m'ont confiées qu'elles auraient appréciées voir des titres de l'album précédent (Hunting Isn't Easy...When Dogs Become Wolves). On peut néanmoins comprendre l'envie du groupe de nous présenter des nouvelles choses.
C’est ensuite au tour des Sofy Major de fouler la semi-remorque et d’envoyer la sauce. Le trio Clermontois nous avait laissé une bonne impression lors de leurs concerts au Marais de Montigny-les-Vesoul (70) et au Pinky Bar de Montbéliard (25) en février dernier, et l’impression est confirmée. Le post-hardcore implacable de leur skeud Permission To Engage libère toute son énergie et sa fureur (le tube Outil ou le non-moins excellent Cobra Blanc), la rythmique est soutenue, au groove bien rentre-dedans (Stoom stoom stoom..) mais aussi plus nuancée (Non rien…). Difficile cependant de pouvoir ressentir en concert ce son pêchu qui sort du mixage d’Andrew Schneider sur Permission To Engage, tellement carré et puissant. Ce manque nous avait déjà marqué précédemment, pas la faute pourtant au groupe de se donner toujours à fond !
Monsieur J & La Floche
samedi 18 juin 2011
// Fête de la zik à Vesoul 2011
Classe !
Ps: un Live Report devrait suivre logiquement...
lundi 14 juin 2010
// KYLESA - Nouvel Album
Le quintette sudiste s'est en effet déplacé au Jam Room Recording Studio de Columbia, en Caroline du sud, pour mettre en boîte de nouveaux morceaux. Le line-up de la formation n'a pas changé excepté la présence d'un batteur tout frais (parmi les 2 que compte le groupe), Tyler Moore Newberry, présent sur la dernière tournée européenne.La Floche
jeudi 29 avril 2010
// BEST OF 2009
DINOSAUR JR - Farm
POLVO - In PrismKYLESA - Static Tensions
PISSED JEANS - King Of Jeans
SONIC YOUTH - The EternalCLUTCH - Strange Cousins From The West
A PLACE TO BURY STRANGERS - Exploding HeadHINT VERSUS EZ3KIEL - Collision Tour 2009
DÄLEK - Gutter Tactics
MASTODON - Crack The Skye (instru)
BARONESS - Blue Record
SOULSAVERS - Broken
WINO - Punctuated EquilibriumRUSSIAN CIRCLES - Geneva
A l’heure où les Isis et Pelican commencent à tourner en rond, et où l’on assiste à une vague de clonage de Mogwai toujours plus ridicule les uns des autres (faut dire ce qui est: les noms d’albums à la « Fire…Earth…Sky…Sea…Light…Sun », les arpèges de notes insipides et les projections de changements climatiques en tout genre, ça va bien avec 2 ou 3 groupes précurseurs du genre !), il reste quand même un trio récent qui se contente de faire son propre post-rock: les chicagoans de Russian Circles. Rythmiques soutenues, directes et précises, qui s’allient aux guitares à la fois nerveuses et mélodiques: techniquement c’est toujours la baffe ! Après leur mythique opus Station, Geneva constitue une bonne suite.
HELLBATS - One Minute SuicideLa Floche
Monsieur J (intermittence)
lundi 8 mars 2010
// IMPETUS FESTIVAL 2010
.VENDREDI 16 AVRIL
18h : projection du film « Heavy Metal in Bagdad » à la Médiathèque de Montbéliard (gratuit)
20h30 : Punish Yourself + Eye Hate God + Suicide Levitation au Palot - tarif : 12 € (prévente) / 16 € (sur place)
SAMEDI 17 AVRIL
15h : "Histoire du métal" par Fabien Hein + « Master of Cyberpuppets » (live de cybernétique musicale) par Frédéric Voisin à la salle voûtée du Château de Montbéliard – gratuit
18h : "Le point aveugle" par le Collectif Burstscratch feat DJ Bouto (arts numériques et cinéma expérimental) au CCN de Franche-Comté à Belfort - gratuit
20h30 : Health + MOPA + Welldone Dumboyz + Dj Noise Magazine à La Poudrière – 6€/9€/12€
DIMANCHE 18 AVRIL
15h : après-midi « noise » – avec la projection du film « Fuck You » de Guy-Marc Hinant et Dominique Lohlé + performance live du duo ZBIGNIEW KARKOWSKI / Julien OTTAVI à la scène numérique de Montbéliard – gratuit
19h : Sludge feat Oktopus + guests au Catering Café Music d’Héricourt - gratuit
LUNDI 19 AVRIL
19h : spectacle « I offer myself to thee » feat Speller (danse et musique live) de Jeremy Wade au CCN de Franche-Comté à Belfort – 5€
20h30 : Kylesa + Kong + Membrane à la Poudrière - 6€/9€/12€
MARDI 20 AVRIL
18h : projection du film “We don’t care about music anyway” de Cédric Dupire / Gaspard Kuentz au cinéma des quais de Belfort / avec présence du réalisateur Cédric Dupiré
20h : Agnostic Front + This is Hell + Call To Preserve + Inside Project à l’Atelier des Môles - 10 € (prévente) / 15 € (sur place)
Plus d'infos sur le site du festoche:
http://www.impetusfestival.com/
Vous pouvez dors et déjà chopper des préventes.
Monsieur J
mardi 12 janvier 2010
// KAMCHATKA, KYLESA, CLUTCH - Live Report au Lido, Berlin (11/11/09)
Puis on est tombé dans ce quartier de Kreuzberg et ses obscures salles de concerts, ses bars enfumés, ses boutiques de fringues, de Cds et 33 tours dérangeants où se côtoient Jesus Lizard, Joy Division ou Cult Of Luna au milieu de la scène nationale souterraine punk et électro. On est bien loin du Berlin touristique, mais c’est très oxygénant !
Pour ma part et pour la floche, c'est un peu le "grand inconnu" (ou presque) de cette soirée. J'avais en effet eu l'occasion d'écouter leur CD en 2/2 avant de partir sans rien trop savoir de ce groupe. Enfin... nous savions juste que c'était un trio rock qui nous vient du pays de tonton Ikéa. Soite, ces 3 suédois là ne sont pas venus ici pour nous vendre des canapés ou des chaises longues et compte bien nous le prouver. Le concert démarre devant un public assis (la digestion sûrement) mais attentif.
Au final, leur set est plutôt court (première partie oblige) mais sympathique, ces 3 gaillards jouent bien et sont content d'être là. Le bassiste est particulièrement habile, et chante d'une manière très "Led Zeppienne", j'apprécie. C'est propre, carré mais même si la découverte est plutôt bonne nous aurions aimé justement être un peu plus surpris. L'influence majeure de ces Kamchatka est Led Zeppelin (les seventies en général) et cela s'entend d'une manière un peu trop flagrante. En effet, le trio a un sacré potentiel mais se contente de nous faire une recette peut être un peu trop"déjà entendu"(la voix à la Robert Plant, les solos bluesly à la Page et les échappés facon Bonham)... Dommage, on aurait aimer une plus importante prise de risque malgré deux/trois musiques au petit côté stoner pas dégueux qui sont bien sympathiques . A écouter malgré tout.
(La Floche) Le temps d'aller se fumer une clope et d'engager un débat hautement instructif sur la chute du mur de Berlin; Kylesa sonne la charge et laissera personnes indemnes.
Ce qui surprend le plus dans le combo de Savannah, c’est cette force dégagée, cette puissance et rondeur du son qui donnent un show aussi dévastateur qu’un bombardement d’obus.
Morceaux du Time Will Fuse Its Worth et du Static Tensions se succèdent et s’entrechoquent: Only One ; Where The Horizon Unfolds ; Running Red ; Scapegoat ; To Walk Alone ;… Laura Pleasant hurle de façon libératrice (la voix du guitariste Philip Cope est par contre moins agressive, dommage.), le bassiste se déchaîne comme il le faut même si il semblait toutefois assez remonté contre quelques couilles dans le son…Changement par contre au niveau des batteurs, un des deux a été remplacé (est-ce temporaire ?…), et le nouveau arrivé n’est pas là pour se fendre la gueule; il bastonne ses fûts comme un taré, et enchaîne les roulements avec son compère de manière impressionnante (le temps de remettre sa mèche sur le côté).
Ça fait en tout cas bien plaisir de se prendre aussi brutalement les compos sludge-métal de ces 5 sudistes en pleine gueule, car Static Tensions demeure jusqu’à présent pour Monsieur J et moi, le meilleur skeud sortit en 2009.
Le set est conclut par l’excellent Hollow Severer, et le groupe ressort de scène aussi vite qu’il est arrivé, afin de laissé la place à la tête d’affiche de la soirée: Clutch et son bon petit stoner de bûcherons.
(Monsieur J) On ne s'y est pas trompé, le public est venu ce soir essentiellement pour Clutch. Le nombre de pull à l'effigie du groupe est ahurissant et c'est au milieu d'un par-terre de routiers germanique que le concert débute. En effet, il est bien difficile de se faufiler pour avoir une bonne place, il est 11 h 30 et la salle est carrément pleine...C'est donc tout au fond que nous assisterons au show, avec l'impossibilité pour nous de prendre des photos potables de là où nous sommes. Tant pis.
Neil Fallon et sa bande débarquent, habillés comme des Monsieur tout-le-monde (dans un monde où l'imagerie dans la musique est devenu importante, ça fait du bien à voir) , bien décidés à nous foutre une callote made in USA.
Rapidement premier constat c'est du stoner comme on l'aime et dès les premières chansons Neil Fallon est franchement en forme. En effet, c'est lui qui assure le show derrière son micro et qui enchaine de nombreuses mimiques (en plus d'avoir une voix carrément excellente). Je sais pas si ce mec est comme ça à tout ses concerts mais ça doit bien être difficile de tenir le coup, vu tout ce qu'il dégage comme énergie et comme sympathie (Note: des australiens nous confirmerons ensuite que le barbu est belle et bien comme ça à chaque show) En écoutant les albums j'avais carrément négligé le fait que c'était un peu le chef d'orchestre de cette formation. Les musiciens, bien que très bons sont en effet éclipsés et se contentent de jouer la plupart du temps les tubes du groupe; The Soapmakers, The Mob goes wild, Open Up the border...etc devant des fans comblés . Y'a pas besoin de faire de topo, c'est très bon, Clutch tourne depuis une paire d'année et c'est là que ce ressent l'expérience: au moment de fouler la scène.
Malheureusement pour la Floche et moi, les 3 jours de marche très intensives se font vite ressentir. Après la déferlante Kylesa, il est bien dur de tenir debout: avec regret nous passerons donc une bonne partie du concert assis au coin fumeur à essayer de faire passer les crampes. Damned! Nous avons quand même pu profiter de la fin du show avec une version de Electric Worry carrément énorme. En effet, le groupe nous joue surtout les chansons des derniers albums... on aurait vraiment aimer entendre un peu plus les ziks du premier mais on va pas trop être exigeant! Après quelques rappels (!) ,la soirée se termine, l'occasion pour nous de reprendre nos baroudages et faire un petit tour par la case "Distro".
Un bien bon concert, dans une bien belle ville.
Monsieur J et la Floche
mardi 22 décembre 2009
// Double Chro : KYLESA - Static Tensions
sorti le 11 mars 2009 chez Prosthetic Records
A été album du moment
Extirpé tout droit des marécages sudistes américains, Static Tensions dévaste tout sur son passage. Les 5 géorgiens se livrent à fond sur un metal / sludge lourd violent et rageur tout en nuançant sa force à l’aide d’un psychédélisme travaillé (« Running Red » influencé par OM, Pink Floyd) et mélodique (« To Walk Alone »). Le line-up du groupe, équipé de 2 batteries, permet à celles-ci de s’exprimer pleinement en s’affrontant dynamiquement tout en prenant soin de ne pas dérouter l’auditeur (« Scapegoat » ; « Unknown Awareness »). Les guitares crachent des riffs lourds bien stoner et des jeux de tappings habiles. Le quintette de Savannah ne se refuse rien et explore toutes ses facettes.
La charismatique Laura Pleasant oscille entre un chant hurlé et profond (en atteste l’excellent « Only One ») mais aussi plus psalmodique en réponse à la voix hargneuse de son compère guitariste Phillip Cope (« Perception »). Celui-ci s’est d’ailleurs occupé de mettre en boite le son et d’y incorporer quelques samples que l’on peut distinguer au début de certains morceaux (« Nature’s Predators » ; « Said And Done »). Les prises des 2 batteries et des guitares sont bien équilibrées et on peut etre surpris de voir que chaque instrument est mis en valeur dans un tout bien cohérent.
Il n’y a donc aucune déception dans ce skeud, Kylesa accouche de 10 brulots monstrueux, reflétés par un sublime artwork signé John Baizley du groupe Baroness. On tient ici quelque chose d’incontournable, que l’on peut considérer sans crainte comme (pour l’instant) l’un des meilleurs disques de l’année 2009.
La Floche
5/5
A écouter : Scapegoat ; Unknow Awareness ; Said and Done ; Running Red ; Only One ; Perception ; To Walk Alone.
Kylesa nous avait livré quelques méfaits au cours de ces dernières années avec des CDS qui lorgnaient plus vers le Métal/Stoner et qui laissaient entrevoir un potentiel certains. Les riffs étaient violent, lourd et soutenus par un chant rageur au possible… Une jolie mixture qui avait attirée une certaines sympathie de notre part, le groupe ne demandant en effet qu’à exploser à la face du monde.
Avec son nouvel opus nommé Static Tension, Kylesa franchit désormais un pallier en forme de bon tronc d’arbre et nous assène d’une bonne baffe dans la gueule par la même occasion. C’est simple, les compositions s’enchaînent de manière cohérente avec une maturité surprenante et ce dès la première écoute. Les deux batteurs étant le fil conducteur du shmilblick, ils assurent une rythmique solide et compact. Il n’y a qu’à s’en conjurer en écoutant la première chanson ( »Scapegoat ») et sa courte intro excellente… La tornade Kylesa s’installe et ne veut plus quitter la chaîne hifi.
L’ambiance marécageuse imprègne dorénavant fortement la musique du quintette ( »Nature’s Predator » et ses riffs cradingues), à la manière parfois d’un Capricorns, donnant un peu plus de personnalité à ce groupe qui en a à revendre. La recette en soit est toujours la même, les riffs sont toujours aussi lourd, violent et s’enchaînent comme sur le très ‘tubesque’ « Unknown and Awarness » (une des perles de l’album) ainsi que sur le hargneux » Said and done » et ses hurlements déchirants… Un Phillipe Cope des cavernes et la terrible Laura Pleasant (sorte de frontwoman doté d’une grosse paire de couilles) s’interchangent les parties chantées avec une rage inavouable, dotant les compositions d’un chant de grande qualité.
Les compositions sont globalement plus travaillées, plus maitrisées, plus « tout »; et la petite bande s’est même permis d’explorer de nouvelles facettes. La géniale « Running Red » en est le parfaite exemple, avec un côté psychédélique beaucoup plus marqué. Une preuve que le groupe sait aussi se faire orignal… Un groupe qui ne se refuse vraiment rien. Pas même non plus quelques samples, placés ici et là subtilement sans manière pompeuse ( »Perception ») donnant un atout en plus aux compositions… C’est carrément du bon travail et nos gaillard auraient de toute façon bien tort de se priver! Ils ont désormais tout l’avenir devant eux avec un Line Up pour l’instant relativement stable. Il n’y a désormais plus qu’à espérer l’album de la confirmation pour qualifier vraiment Kylesa de « valeurs sûre »… Reste que Static Tension est sûrement l’une de ces grosses surprises de l’année 2009. Jouissif.
Monsieur J
5/5A écouter: Tout, il le faut.
Genre: Métal/Stoner/Sludge















