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mardi 21 septembre 2010

// UNSANE - Lambhouse: The Collection 1991-1998


 Sorti le 21 octobre 2003 sur Relapse

J’aime sentir cette crasse new-yorkaise, celle qui fait puer le clochard dormant sous les « banks » du pont de Brooklyn, celle qui suinte des mains d’oncle Jim dans son garage du Queens, mais surtout celle qui émane du hardcore d’Unsane.

Avec ses 24 morceaux, Lambhouse est parfait pour connaitre l’essentiel du groupe entre l’éponyme de 91 et Occupational Hazard en 98 : Commited ; Scrape ; Alleged ; Blew ; Body Bomb ; Vandal-X…
Un récapitulatif bien saignant d’une carrière que l’on croyait achevé à ce moment là, accompagné en plus par un bon DVD pour ceux qui ont vraiment les crocs. On y trouve quatre vidéos spécialisées dans les prouesses de l’être humain (vautres en skate, attentat kamikaze…) plus des lives du trio à New York, Cincinnati,…

Un bon coup de pouce pour ceux qui veulent découvrir Unsane, procurez-vous également Visqueen et vos bases seront acquises.

lundi 21 décembre 2009

// UNSANE - Blood Run



UNSANE
- Blood Run

sorti en 2005 chez
Relapse Records

Après un break de 2000 à 2004 faisant croire à une séparation, Unsane repart sur les routes et accouche en 2005 d’un nouvel album : Blood Run.

Un nouvel album donc, et qui ne déçoit pas car cet opus témoigne directement et simplement que le groupe n’a rien perdu de sa verve initiale malgré ces 4 années d’absences.
La noise crade et brutale que nos 3 compères new-yorkais ont toujours su craché refait surface avec ce disque et l’efficacité est de mise tout au long de ses 10 morceaux. Efficace, c’est certain, meme si on aurait peut-etre aimé découvrir un coté plus surprenant à cet album, car en dépit que les morceaux soient bons et relèvent du plus pur Unsane, on peut quelque peu regretté le fait que le groupe ne se soit pas tellement donné dans de nouvelles directions. Mais ce manque à gagner sera comblé 2 ans plus tard avec le tonitruant Visqueen…
Unsane opère cependant un bon retour avec ce Blood Run qui n’est pas un chef d’œuvre mais le skeud nous balance une noise urbaine authentique que le trio désire rappeler. Des titres comme « Killing Time » ; « Make Them Prey » ou encore le puissant « D Train » explosent directement à la gueule.
L’artwork bien sanglant démontre la passion que le groupe porte aux films d’horreurs et il aurait été appréciable que Relapse ne vienne pas censuré la pochette de la baignoire par une sombre lame de rasoir…

La Floche

3.5/5
A écouter: Killing Time, Make Them Prey, D Train…
Genre: Noise

// UNSANE - Visqueen



UNSANE - Visqueen
sorti le 13/03/2007 chez Ipecac
Combien de groupes arrivent à accoucher d’une bombe sonore avec autant d’authencité au bout de 20 années d’existence ? Très peu ou pour ainsi dire, pas beaucoup…Mais Unsane fait partie de ces formations toujours debout malgré les coups difficiles; la mort par overdose du premier batteur Charlie Ondras en 1992, l’agression violente envers Chris Spencer en Autriche en 1998, les changements de line-up,…La démarche reste sincère et le trio new-yorkais semble au meilleur de sa forme, prêt à en découdre avec tout ceux qui s’aventureraient à les catégoriser comme une formation des années 90…

Une Tuerie

Car Visqueen est tout simplement une parfaite tuerie, un disque monumental.Le son, énorme, est capté par Adam Schneider (Cave In, Daughters,…) qui arrive à faire ressortir toute la puissance que dégage le groupe tout en permettant d’en extraire les qualités de chaque instrument sans pour autant rentrer dans une production trop léchée et claquante.
Chris Spencer nous surprend par sa nouvelle façon de chanter ainsi que par l’ajout de saturation sur son SM57… jamais sa voix n’a été aussi agressive et effrayante que depuis cette album (« Line On The Wall »). Ses parties de guitares sont doublées, voir plus, et on apprécie de se reprendre en pleine gueule de bons riffs noise crade à souhait. L’harmonica est même de sortie et se mêle au surpuissant « This Stops At The River »: on sent définitivement les penchants blues torturés et saignés à blanc du trio (« Against The Grain ») Vinnie Signorelli frappe comme un bûcheron sur ses fûts en délivrant un jeu certes simpliste mais jonché de roulements et de contre-temps suivant toujours le tempo (Le bonhomme est d’ailleurs totalement incroyable sur scène).
La basse, lourde, de Dave Curran s’accroche aux tripes et « East Broadway » en est un parfait exemple ; Cette longue instrumentale répétitive clôture l’album au rythme des passages de métros en plein quartier new-yorkais. Le cadre idéal pour une telle musique !
Mais le chef-d’œuvre du disque est incontestablement « Only Pain », qui surprend par un son à la fois assassin et mélodique. Cette chanson dégage une intensité cinglante et prouve que Unsane ne reste pas sur ses acquis.
On peut donc brandir fièrement Visqueen comme la preuve que Unsane n’est pas au point mort artistiquement et ne demeure pas un vulgaire effet de mode ! Demandez à un ado pseudo-métalleux énervé contre ses parents et son prof de maths ce que sont devenues ses idoles ; les méchants Slipknot, Korn ou Marilyn Manson rien qu’au bout de 10 ans…