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lundi 15 octobre 2012

// EAGLES OF DEATH METAL - Heart On


Sorti le 28 octobre 2008 sur Downtown


Après l’excellent Peace, Love & Death Metal, j’étais convaincu que les albums suivants étaient sans âmes et flirtaient avec le rock’n’roll radio FM, comme si je n’acceptais pas que le groupe ait acquis une réelle identité. Mais pourquoi s'acharner à voir le mal absolu là où c’est réussi ?! Le duo formé par Josh Homme avec son pote Jesse Hugues a dépassé depuis un bon moment le stade de la bonne farce accrochée aux basques des Queens Of The Stone Age, et son statut s’est synthétisé en groupe à part entière. La preuve en est ce Heart On plus mature, plus soigné et plus homogène que son prédécesseur Death By Sexy. L’ensemble se démarque du son garage des débuts pour une production fraîche et épurée où boogie et rock fifties se retrouvent sensuellement électrifiés (Anything ‘Cept The Truth,  Secret Plans…) et caressés d’un psychédélisme qui n’est pas sans rappeler du bon QOTSA (Cheap Thrills…). Jesse Hugues nous surprend même par son assurance sur Now I'm A Fool, petite ballade sucrée où le moustachu dévoile des sentiments plus maîtrisés.
Ne jamais s’arrêter aux aprioris je vous dis…

La Floche


jeudi 9 décembre 2010

// BLACK REBEL MOTORCYCLE CLUB - Take Them On, On Your Own


Sorti le 25 août 2003 sur Virgin America

Un second opus aussi bon que leur premier effort éponyme. La  basse est crasseuse, la guitare envoie des riffs rock/noisy bien saignants, sans oublier ces effets contagieux qui rappellent que B.R.M.C est toujours à la rescousse du bon shoegaze (In Like The Rose, Ha Ha High Babe) avec ses saturations garage et ses envolées planantes et acides (Shade Of Blue). La seule différence notoire avec leur précédent disque semble être que le trio œuvre désormais dans un côté plus expéditif, comme si les gars avaient un temps à ne pas dépasser. Donc on ne sort pas des sentiers battus et on s’enfile les pépites urgentes d’un Six Barrel Shotgun ou d’un US Government, puissants malgré tout.
Après le reste on connait…cette histoire de plagier les Stones ou Jesus & Mary Chain se révèlent soulantes et me passe au-dessus...B.R.M.C. n’est pas un groupe phare ou le nouvel étendard d’un revival shit du moment, mais plutôt un très bon relais, tout simplement.



jeudi 9 septembre 2010

// BLACK REBEL MOTORCYCLE CLUB - Baby 81


Sorti le 01 Mai 2007 sur RCA

Fort d’un bon potentiel commercial depuis leur début, Black Rebel Motorcycle Club y peaufine encore plus cet attrait sur Baby 81 ; son nettoyé de toute crasse, moins de saturations, refrains accrocheurs, violons poignants (Am I Only), hymnes spirituel des grands espaces (All You Do Is Talk)…tout en gardant sa crédibilité de sombres bikers où l’on peut y ressentir à nouveau l’odeur du cuir (Berlin ; Weapon Of Choice ; Need Some Air…)

L'album est captivant de par sa richesse et son efficacité (une heure d’écoute sans ennui) d’un groupe qui ne peine encore pas à dévoiler de l’inspiration, malgré un penchant plus radiophonique.

Il faut aller vers la fin du disque pour atteindre le sommet avec American X et sa longue errance désertique.


mardi 29 décembre 2009

// IGGY AND THE STOOGES - Raw Power


IGGY AND THE STOOGES - Raw Power
sorti en 1973 chez CBS

Putain de merde ! C’était en 1973 que Raw Power sortait, et y’avait aucun artifices, rien de superficiel ! Tout était dans les tripes, dans la hargne, dans l’envie d’en foutre plein la gueule.
Les Stooges; c’était choquant, subversif, violent de par la musique mais aussi les paroles, le chant, le son, l’attitude…Bref, tout ces éléments étaient captés en près d’une demi-heure dans cet album, et c’est ça qui est bon.
On attend toujours de se prendre le même boulet de fonte dans la tronche de nos jours…en vain.
Raw Power est du pur Punk Garage direct et rageur qui donne envie de retourner le bordel, de mettre la ville à feu et à sang. La force, la rythmique et la mélodie ne font qu’un dans un son chaud, crade et tranchant. Les guitares sont agressives, brûlées à vifs, et le charismatique Iggy Pop est en grande forme. Il gueule son excentricité à la face du monde, se mutile la voix, et impose sa présence à l’image de la pochette.
Search And Destroy est un hymne majeur et libérateur qui impose la vision d’entrée de jeu. Le genre de slogan qui devrait être gravé sur les banderoles des manifestations aujourd’hui en France, au lieu de nous gavé sans arrêt du putain de rêve d’un autre monde de Téléphone.
Gimme Danger avance une superbe ballade meurtrière à grands renforts d’accords Blues-Folk.
Les cordes vocales de l’Iguane sont d’une force impressionnantes sur Your Pretty Face Is Going To Hell (initialement intitulé Hard To Beat ), ce genre de brûlot peut nous inciter à des actes de bravoure héroïque comme battre un bleu à mort avant de le foutre à poil pour le rouler dans du verre pilé.
Ensuite la fureur se pose un peu le temps d’un Penetretion qui n’a rien à cacher; allusion au sexe sur fond toujours aussi rock’n’roll et quelques petites touches d’orgue lumineuses.
Vient ensuite l’éponyme et énergique Raw Power, avec son riff doublée d’une note de piano à répétition et I Need Somebody, ou Iggy horrifie pour notre plaisir cette ballade au tempo saccadé, ponctuées de chutes d’arpèges folk qui donnent le frisson.
Pour Shake Appeal, imaginez un Elvis enragé en pleine montée d’ecsta subissant l’épilepsie d’un Ian Curtis...
Et ce Death Trip, qui ponctue à merveille ce chef d’œuvre intemporel de rock’ n’roll cradingue, sexuel et provoquant.
En tout cas si vous avez un coup dans le moral; un petit Stooges comme Raw Power accompagné d’une petite flasque et un paquet de clopes peut vous retaper comme il faut !


5/5

Genre: Garage/ Punk / Rock
A écouter: Du début à la fin !