Accouché dans la douleur et imprégné d'une force post-punk où l'expérimentation règne en maître sur une atmosphère hostile, The Horse, The Rat And The Swan amène Snowman à délaisser l'Australie pour le vieux continent en installant ses quartiers dans la grisaille londonienne. Une grisaille qui culmine en fil rouge sur cet album brumeux, énigmatique, perturbant et proche du chaos, ponctué d'explosions tribales lorsque la batterie entre en jeu, que les voix s'écorchent et que les guitares, tantôt désertiques, tantôt shoegaze, fusionnent aux délires barrés des cuivres (saxo et clarinette en amont). Bel exemple de dandysme sombre immaculé du sang des Swans et de Birthday Party. N'oublions pas ces chirurgiens de l'apocalypse.jeudi 14 février 2013
// SNOWMAN - The Horse, The Rat And The Swan
Accouché dans la douleur et imprégné d'une force post-punk où l'expérimentation règne en maître sur une atmosphère hostile, The Horse, The Rat And The Swan amène Snowman à délaisser l'Australie pour le vieux continent en installant ses quartiers dans la grisaille londonienne. Une grisaille qui culmine en fil rouge sur cet album brumeux, énigmatique, perturbant et proche du chaos, ponctué d'explosions tribales lorsque la batterie entre en jeu, que les voix s'écorchent et que les guitares, tantôt désertiques, tantôt shoegaze, fusionnent aux délires barrés des cuivres (saxo et clarinette en amont). Bel exemple de dandysme sombre immaculé du sang des Swans et de Birthday Party. N'oublions pas ces chirurgiens de l'apocalypse.mercredi 13 février 2013
// THE EIGHTIES MATCHBOX B-LINE DISASTER - Hörse Of The Dog
mardi 16 octobre 2012
// THE FAINT - Fasciination
Sorti le 05 août 2008 sur Blank Wav
Bercés par le grunge, l’indie-rock et le death metal, The
Faint sort en toute logique dès l’été 2008 un 5ème album… électro-rock !
Ouais bizarre j’en conviens, mais cette formation du Nebraska le revendique désormais :
enflammer les dance-floors de discothèques. Et putain les salauds, ils développent
avec ce Fasciination un bon exercice
du style où l’on se retrouve en plein revival-électro dansant, catchy, obsédant,
à grands renforts de synthés vintage et de vocalise trafiquée. Ici, pas besoin
d’une consommation régulière de méthylènedioxyamphétamines pour partir en trip
à l’écoute d’un son, on est plutôt abordé par une salve de tubes immédiats qu’on
fait tourner pour le plaisir et celui des demoiselles qui nous entourent. Donc
même si t’exploses la boule disco à coup de batte de baseball, laisse là faire
son effet le temps du disque. jeudi 4 novembre 2010
// BECK - Odelay
mardi 19 octobre 2010
// CHOKEBORE - A Taste For Bitters
Sorti en 1996 chez Amphetamine Reptiles Records
Je ne ressasserais pas cette petite "légende". Celle qui veut que Chokebore soit le groupe préféré du très célèbre dépressif d'Aberdeen, Kurt Cobain.Monsieur J
jeudi 9 septembre 2010
// BLACK REBEL MOTORCYCLE CLUB - Baby 81
Fort d’un bon potentiel commercial depuis leur début, Black Rebel Motorcycle Club y peaufine encore plus cet attrait sur Baby 81 ; son nettoyé de toute crasse, moins de saturations, refrains accrocheurs, violons poignants (Am I Only), hymnes spirituel des grands espaces (All You Do Is Talk)…tout en gardant sa crédibilité de sombres bikers où l’on peut y ressentir à nouveau l’odeur du cuir (Berlin ; Weapon Of Choice ; Need Some Air…)mercredi 2 juin 2010
// JESUS LIZARD - Nub (Live 1994)
Faut pas faire chier la bande à David Yow...
Encore moins quand ils jouent l'excellent Nub dans un club miteux!
(Vous comprendrez vers 2 minutes 22, c'est bien fendard !)
C'était en 1994 dans la ville d'Houston au Texas.... Le genre de live qui nous rappelle toute la folie scénique de Jesus Lizard. En un mot "culte".
Monsieur J et la Floche
mercredi 10 février 2010
// DISCOGRAPHIE SONIC YOUTH
1982: Sonic youth (1st E.P.)
Ce disque n’est pas un album, à l’inverse de ce qui sera présenter dans le reste de cette (multi-)chronique, mais juste un EP 5 titres. Il est cependant important de le citer car c’est tout simplement la première pierre apportée à l’édifice Sonic Youth. 1983: Confusion Is Sex
-Sortie en février 1983 sur Neutral Records.
Pour ce premier album, Sonic Youth modifie brutalement sa trajectoire vers un univers obscure et angoissant, qui perdurera d’ailleurs à peu près jusqu’en 1986. Confusion Is Sex est certainement ce que le groupe a pu nous balancer de plus sombre. C’est donc à prendre avec des pincettes mais cet album mérite que l’on y jette un œil pour mieux se rendre compte de la noirceur de l’ensemble: artwork, textes et musique. D’entrée de jeu, on est pris dans cette atmosphère hypnotique (She’s In A Bad Mood, Protect Me You,…), mais il faut quand même avoir le cœur bien accroché car certaines sonorités ne sont pas facile d’accès, et peuvent rappeller ce que l’on entend sur le premier EP (Shaking Hell, Confusion Is Next,…). Et je ne parle pas de Lee Is Free…1985: Bad Moon Rising
Là, quelque chose se dessine enfin.L’ambiance est presque toute aussi glauque que Confusion Is Sex mais Bad Moon Rising est mieux aménagé et présente des structures plus abouties et abordables. Il semble y avoir plus de maturité, les new-yorkais ont l’air de mieux connaître où ils veulent allés et donnent une réelle texture à leur son car on peut en effet commencer à apprécier le fait que les guitares puissent sonner comme…des guitares !
Angoisse et tension apocalyptique, l’ensemble est terrifiant même si on peut identifier des signes de mélodies fragiles et de calmes apparents (L’intro, Brave Men Run, Halloween) au beau milieu des signaux de détresse émis par les amplis.
Les paroles sont trashs et provocantes, significatives de la haine d’une bonne partie de la scène Underground contre la puanteur dégagée par les années Reagan (Society Is A Hole, I’m Insane, Justice Is Might,…).
On peut découvrir dans cet album pas mal de pépites définissant les bases du Noise tel que le très noir Flower, la cavalcade Punk Death Valley ‘69 (en duo avec la grognasse Lydia Lunch), ou encore Halloween, idéal pour un cortège funèbre.
On est évidemment loin de ce que Sonic Youth nous pond en ce début de 21ème siècle, mais Bad Moon Rising est de loin préférable à Confusion Is Sex, donc si vous voulez taper dans le plus obscur du groupe, commencez en 1985. Une vénération pour les die-hard fans.
1986: EVOL
EVOL ( Love à l’envers, ce qui donne en prononçant « Evil » vous saisissez ? Ah ah ) arrive un an après et le disque s’inscrit dans la continuité de l’épuration entrepris sur Bad Moon Rising, à savoir encore plus de structures pop au milieu d’un paysage bruitiste contrôlé. 1987: Sister
Avant la grande trilogie magique (Daydream Nation - Goo - Dirty), il ne faut pas oublier qu’il existe l’imposant Sister, parfaite introduction à l’album de la bougie. Il possède les éléments qui font le succès du Daydream, avec un peu moins de puissance et encore quelques traces languissantes d’EVOL, ( Beauty Lies In The Eye ; Cotton Crown et son duo vocal Gordon-Moore) mais la dynamique et l’urgence sont là, en témoignent le génial Catholic Block, Stereo Sanctity, White Cross,…qui alternent avec les belliqueuses ballades Tuff Gnarl, Schizophrenia (voir la version live excellente de celle-ci dans le documentaire vidéo 1991:The Year Punk Broke.)1988: Daydream Nation
Un disque monumental ! Rien que d’entrée de jeu avec Teenage Riot, un hymne pour la génération X de l‘époque, suivis des brûlots noisy-punk poussés à 100 à l’heure: Silver Rocket, ‘Cross The Breeze, Rain King,… 1990: Goo
-Sortie le 26 juin 1990 sur DGC Records.
1992: Dirty
En dépit des 2 albums prolifiques enregistrés précédemment, le groupe trouve le moyen de taper encore plus fort en accouchant de Dirty; la mouture qui demeure en général la plus accessible de Sonic Youth. 1994: Experimental Jet Set, Trash And No Stars
-Sortie le 10 mai 1994 sur DGC Records.
Pour celui-ci, le groupe se brûle très clairement les ailes procurées par Dirty, cet album n’est pas mauvais mais on peut en faire l’impasse. Il y a une nette baisse de qualité et il semble que très peu d’éléments qui faisaient le feu de l’opus précédent n’y aient été réitérés cette fois-ci. C’est bien dommage. Juste quelques traces subsistent ici et là, comme Starfield Road ou In The Mind Of The Bourgeois Reader, mais le disque sonne surtout comme une sorte de post-punk expérimental qui manque à convaincre. Rien que déjà d’entrée de jeu, l’album s’ouvre sur une incipide ballade acoustique, Winner’s Blues, qui ne prend pas vraiment.1995: Washing Machine
Avec un nom d’album pareil, ne vous inquiétez pas, Sonic Youth ne se lance pas dans l’électroménager !
Pour ceux qui apprécient Washing Machine, ils ne faut pas qu’ils hésitent à se procurer A Thousand Leaves, car même si il est moins torturé et plus faible à mon goût, il s’inscrit néanmoins dans la lignée analogue.2000: NYC Ghosts & Flowers
-Sortie le 16 mai 2000 sur Geffen Records.

2002: Murray Street
« Quand je vois les photos de notre quartier dans les journaux, je n’arrive pas à y croire. Tout est détruit. Ce sera encore plus insoutenable quand nous y retournerons. C’était non seulement notre ville, mais notre quartier. J’étais dans le World Trade Center la veille au soir. Nos enfants jouaient souvent dans les parcs, à l’ombre des tours. C’est là que nous faisions nos courses. Mon fils aîné, Cody, est allé à l’école juste à côté. J’y vis quasiment depuis que je suis arrivé à New York, il y a vingt ans. Je n’imagine pas ce que sera la vie downtown désormais… »Comme quoi les épreuves douloureuses peuvent amenées à de bons aboutissements…
Note: La fillette sur la pochette n’est autre que Coco, la fille de Thurston Moore et Kim Gordon.
2004: Sonic Nurse
Prolongement du travail réalisé sur Murray Street, avec dix chansons qui attestent que Sonic Youth expose avec talent des structures pop hors-normes et entraînantes (Pattern Recognition, Dripping Dream,…) où de vraies pépites orne cet opus avec un Thurston Moore bien inspiré au chant (Unmade Bed ; Stones ; New Hampshire ; …) et une Kim Gordon qui se montre incisive à propos d’une certaine salope sur Mariah Carey And Arthur Doyle And Cream, une provocation qui fait plaisir à retrouver.
Que dire de celui-ci…J’avoue que je commence à panner d’inspiration, et ca me pose problème face à un groupe qui est loin d’en manquer, lui ! Car Rather Ripped, derrière cette pochette et ce titre un peu grunge, poursuit en fait gentiment l’agréable lancée pop-rock indé des deux précédents albums. On est même assez éloigné des longues compositions où s’entremêlaient arpèges mélodiques, grosses distos et déluges de larsens, seules le tube Incinerate, Turquoise Boy et Sleepin Around se risquent légèrement à ce jeu. Les new yorkais polissent en général (un peu trop ?) leur son, et se contentent d’enchanter l’auditeur par de plaisantes chansons dépassant rarement les 4 minutes ( Reena ; Do You Believe In Rapture ? ; Lights Out ; The Neutral…).
The Eternal est le dernier album en date, avec un changement de label (eh oui, depuis 1990 qu‘ils étaient quand même chez Geffen !) et l’arrivée d’un nouveau musicien, Mark Ibold (ex-Pavement) au sein de la bande. La Floche
jeudi 28 janvier 2010
// THE JESUS LIZARD - Liar

Sortie le 10 octobre 1992
« Quoi ? C’est du bruit ! Le gars chante mal ? Il a une voix de bourré ? Et alors ! En quoi ca t’emmerde ?! Moi, j’aime bien en tout cas. Toi nan ? eh ben casse-toi. »
The Jesus Lizard; ca dérange et quand je dis ca dérange, c’est que ca dérange VRAIMENT.
Aaah, il ne rigole plus le jeune grungy de base, jamais sortie de Smells Like Teen Spirit et Where Is My Mind ! Allez va ranger ta chemise à carreaux chez tonton et viens plutôt te faire coincer les deux noisettes qui te servent de couilles entre les dents du David Yow.
Le groupe américain ne s’est jamais cassé le cul pour les noms d’albums, et il a bien raison de faire toujours des titres de disques comportant quatre lettres. Le joli nom de celui-ci est Liar, et c’est la meilleure galette de Jesus Lizard selon moi.
Une pure barbarie rock/punk aux accents blues (le côté Denison), doublée d’une folie schizophrénique (le côté Yow), le tout produit par Steve Albini, le maître des productions du rock underground et alternatif aux USA.
Ca envoie brutal dès le début avec Blockbuster, suivi du génial Gladiator et son martèlement de riff lourd, régulier et entraînant jusqu’à l’explosion, et ce The Art Of Self-Defense qui ne lâche pas l’affaire.
Si Slaveship vous fout la gerbe, c’est bien normal, le but est de faire tanguer l’auditeur en le faisant ramer dans les flots de bières ingurgités par Yow. Puss reprend en force avec son « Get Her Out Of The Truck » accrocheur sur les refrains. Ce morceau fera partie d’un split l’année suivante avec Nirvana, intitulé Puss/Oh, The Guilt, et sera la seule chanson du disque avec un clip, qui montre un homme se faisant soudé sur une chaise ( voir plus bas. ).
La suite de l’album nous amène sur des parties plus torturés et sinueuses ( Whirl ; Perk ; Zachariah ) mais sans perdre de son énergie punk ( Rope et Dancing Naked Ladies ).
Mais très franchement, si les Jesus Lizard passent souvent pour des crétins, on ne peut nier le fait que les musiciens gèrent leurs trucs et ils peuvent se permettre de donner de la leçon à pas mal d’autres.
4/5
Quand on sait que la chaîne MTV a refusé de passer ce clip...Nous, on va pas se gêner et sérieux là-dedans, je vois pas ce qui choque !
La Floche
lundi 21 décembre 2009
// THURSTON MOORE - Trees Outside The Academy
Thurston Moore en solo, ça file tout simplement un peu d’air frais, que ce soit pour le bonhomme en question mais aussi pour l’auditeur. Le grand gaillard de 2 mètres laisse aller son imagination et s’amuse en dehors de Sonic Youth. Des titres rock excellents et travaillés sont parsemés ici et là sur ce disque ("Trees Outside The Academy" , "Wonderful Witches",… ) mais ce qui marque le plus, c’est la beauté et la simplicité des ballades acoustiques qui peuplent cet album ("Honest James", "Silver>Blue", "The Shape Is In A Trance",… ).
Aucune prétention affreuse du genre « Regardez ma sensibilité »; c’est sincère en évitant soigneusement de tomber dans le niais. On se demande d’ailleurs comment il arrive, après autant d’années au service de multiples dissections sonores, à se régénérer de cette façon. La voix est magnifiquement posée et suit à merveille les mélodies gratouillées par le new-yorkais, enrichies par des passages où apparaît le violon de Samara Lubelski, la voix féminine de Christina Carter,…Sans oublier également la participation de Steve Shelley ou encore Jay Mascis, frontman de Dinosaur Jr.
Bref, un album qui mérite un grand interêt, que l’on soit fan de Sonic Youth ou non.
La Floche
Genre: Echappées acoustiques et Rock « Sonic Youthien »
A écouter: Frozen Gtr. ; The Shape Is In A Trance ; Honest James ; Silver Blue ; Wonderful Witches ; Trees Outside The Academy.
// YEAH YEAH YEAHS - Fever To Tell
sorti le 29 avril 2003 sur Interscope Records
La formation est emmenée par la flamboyante chanteuse Karen O, tigresse scénique où sa voix de gamine insolente ferait qu‘on lui collerait bien une bonne fessée… Ses 2 acolytes, le guitariste Nick Zinner et le batteur Bryan Chase, se contentent à coups de riffs et de rythmes simples qui ne les empêchent pas d’être efficace, et boostent les chansons avec une dynamique et un son surprenant pour un line-up aussi minimaliste.
Il sera d’ailleurs regrettable que d’aussi bonnes sensations ne soient pas retrouver dans les albums suivants. Une fâcheuse tendance que l’on contaste dans cette vague de « Revival rock » new-yorkais du début des années 2000 (Interpol, The Strokes, The Bravery,…) où l’enthousiasme ne brille qu’un temps, et disparaît rapidement.





