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mardi 19 avril 2011

// KILLING JOKE - Killing Joke


Sorti en 1980 chez Virgin Records

Comme pour capter l’attention, un signal électro nous introduit à Requiem ; première chanson de cet album éponyme ouvrant l’ère Killing Joke, groupe des plus influents en matière de post-punk, new-wave, gothic et indus (demandez-voir à Gang Of Four, Nirvana, Korn, Ministry, Steve Albini…). Le caractère chaotique de ce disque en noir et blanc assure la succession d’un Joy Division dont la colère froide serait plus libérée, plus visionnaire, motivée par la révolte politique et les forces occultes chères à Jaz Coleman. Celui-ci dévoile d’ailleurs un chant possédé, colérique mais aussi élancé, accompagné dans sa folie par la guitare tranchante de Geordie Walker (Requiem ; The Wait…), la basse dub-rock de Youth (Tomorrow’s World ; Bloodsport…) et la batterie martiale de Paul Ferguson (Wardance ; Primitive…) qui décrira alors Killing Joke comme « The sound of the earth vomiting ». Poétique.

lundi 27 septembre 2010

// KILLING JOKE - Pandemonium


 Sorti le 2 août 1994 sur Butterfly

« Pandémonium désigne la capitale imaginaire des enfers où Satan invoque le conseil des démons. »


L’album Pandemonium est aussi un mythe de la création indus. Un embrasement des machines à l’occultisme où le rite pharaonique croise le fer contre la rage martiale des guitares. Toute une guerre de civilisations qui vous foutra une bonne enculade au bord du Nil, car c’est toujours avec un avant-gardisme impressionnant que Killing Joke nous surprend.

L’esprit mystique et sombre du disque fait voyager votre âme au travers des atmosphères orientales et des riffs psychédéliques (Pandemonium...). Une puissance furieuse du metal est claquée sur des rythmes technoïdes convulsifs où Jaz Coleman s’adonne à des cris de possédés (Exorcism, Whiteout, Mathematics Of Chaos…) et la magie antique opère aussi fabuleusement sur des processions démoniaques aux tempos plus lents (Communion, Pleasures Of The Flesh…). Après 4 ans d'absence, c'est un grand bond en avant que réalise le groupe avec ce chef-d'oeuvre, d'une folie spirituelle carrément enivrante.

Histoire de symboliser le tout ; certaines parties vocales ont été enregistrées clandestinement dans la chambre du roi de la grande pyramide de Gizeh. Respect messieurs.