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mardi 30 avril 2013

// DEAD - Interview (2013)

 

On sait globalement peu de chose sur DEAD, projet "rescapé" du néant. Juste que la qualité du 1er EP "Transmissions" nous a littéralement sautée au visage, nous donnant l'envie inhérente d'en savoir plus. Officiant dans une musique industrielle chamanique, le trio puise aussi bien du côté des A Place To Bury Stangers que de The Soft Moon, groupe avec lequel ils ont partagés très récemment l'affiche. Après un court échange de mail; Brice et Berne Evol respectivement guitariste et chanteur du groupe, ont gentiment répondus à nos interrogations.

VIOL AUDITIF: Pouvez vous nous expliquer qu'est-ce que DEAD? Le concept, les horizons musicaux de chaque membre... Est-ce un side project, ou êtes vous uniquement impliqué dans DEAD ?

Brice (guitare): C’est assez compliqué. Le projet date de plus de deux ans, comme l’EP d’ailleurs. On l’avait oublié puis on a tout balancé sur Facebook en Novembre dernier. DEAD renaît, on va dire. DEAD c’est donc un projet Noise/Industriel où on mélange un peu tous nos influences étant donné qu’on a des âges complètement différents, ce qui donne un résultat assez hybride, j’aime bien. D’ailleurs, on nous dit souvent que notre son se rapproche assez de Nine Inch Nail ce qui est plutôt drôle car je t’avoue qu’on n’a jamais écouté ce genre de musique, et je t’avoue que je n’assume pas trop ce côté là. C’est sans doute le côté indus de notre son. Pour ma part, je suis plutôt fan de shoegaze, post punk et noise et pour tout te dire j’adore les A Place To Bury Strangers. On peut dire que DEAD est un side project mais pas que. Bernard (Machine) joue aussi dans Maria False & Darcy et j’ai aussi un autre groupe avec le chanteur des Maria False: future.

Berne Evol (chant) : Personnellement je n’ai pas d’autres projets musicaux à côté, ce qui fait que pour moi DEAD n’est pas un side project, mais je comprends ce que Brice veut dire…. DEAD n’a failli pas voir le jour, c’est un projet rescapé en somme ! D’ailleurs side project ou pas il faudra dorénavant compter sur nous car nous ne sommes pas prêts d’arrêter et nous avons une faim de live qui n’égale que son contentement ! En ce qui concerne les influences, il y’en a effectivement beaucoup (nous écoutons tous beaucoup de musique) mais DEAD a un son bien à lui et il serait compliqué de dire que çà ressemble à ci ou ca….En ce qui me concerne j’arrive des 90’s, j’ai été bercé par Sonic Youth, PJ Harvey, Dinosaur jr, Pavement ….

Vous avez sorti en novembre votre 1er EP "Transmissions", peut on voir là un clin d'oeil à Joy Division? Plus loin, quels sont les "entités" qui vous inspire (Groupes musicaux, livres, film...)?

Brice : Pas du tout. On aimait juste la sonorité de ce mot. Et puis, l’EP en soit transmet quelque chose de nouveau en terme de son et d’esthétisme. Après on aime ou on aime pas.

Berne Evol : Dans les références littéraires il y’a William Burroughs qui pour ma part à pas mal marqué mon univers artistique…. Il y’a des bouquins comme « The Naked Lunch » ou « Junkie » desquels on se remet pas. Niveau cinéma j’aime beaucoup Lynch mais c’est quelque chose qu’on a pas le droit de dire aujourd’hui….Ca fait trop surfait ! (rires)

J'ai vu que vous aviez partager l'affiche avec l'excellent groupe THE SOFT MOON. On peut voir des similitudes avec DEAD: le caractère hypnotique de votre boite à rythme et des machines, donnent un aspect assez tribal à votre musique . Est-ce une façon d'amener l'auditeur vers une forme de trans?

Brice : Ce concert en première partie des Soft Moon était plus qu’inattendu. Quand on a commencé à jouer avec Berne, on a tout de suite accroché avec leur premier album sorti en 2010. Donc autant te dire que pour un premier concert c’était vraiment bien. C’est vrai que DEAD est assez hypnotique, voir limite dansant...

Berne Evol :
Effectivement nous sommes très contents d’avoir été remarqué pour cette première partie !

Comment se passe le processus de composition? La musique électronique vous permet t-elle de composer à distance? Ou êtes-vous au contraire restés sur un mode très traditionnel: c'est à dire  les trois séquestrés dans une salle de répète?

Brice : En ce qui concerne le processus de composition, chacun amène sa touche perso. Vu qu’on est séparé géographiquement on compose tout à distance, mais c’était aussi le cas donc ça ne change pas grand chose. Généralement, je compose quelques idées que j’envoie à Berne et Bernard. De son côté Berne bosse ses paroles et Bernard, revisite le son en y ajoutant des machines, en re-bossant le son et en restructurant un peu.

Vous avez élaboré un clip vidéo pour la chanson No Place For Us. La symbolique du rouge m'a particulièrement interpellé, que représente t-elle exactement? Son utilisation me fait penser à celle de Frank Miller dans Sin City...

Berne Evol : Le clip « No place for us» parle de domination Alpha Omega, de sexe, de frustration, d’amours gâchés, de convoitises, de tromperies , d’attentes et de deception…. Bref tout un blah blah qui tourne autour de l'insatisfaction en somme. Le rouge étant la couleur de la passion, de la violence et de l’amour, il était essentiel de l’incruster dans l’univers sombre de ce clip...

Dernière question, quels sont vos projet pour le futur? Album ? Tournée?

Brice : Prochainement on va jouer aux "Bars in Rennes" le 30 Mai prochain au Bar Hic’ avec Maria False. On a aussi une date de prévue en Juin à Glasgow pour le Glasgow Psych Fest et en Juillet on part jouer dans un festival à Vilnius en Lituanie. Donc pas mal de voyages mais c’est cool on aime ça. On bosse aussi sur le deuxième EP qui devrait sortir à la rentrée Septembre ou un peu après.

Merci à vous d'avoir pris le temps de répondre à nos questions, on vous souhaite une bonne continuation pour la suite...

Pour découvrir le groupe, le 1er EP "Transmissions" est en écoute intégrale sur leur bandcamp: http://dead-band.bandcamp.com/. Vous pouvez également contacter le groupe pour télécharger gratuitement l'EP à l'adresse deadband.press@gmail.com. Enjoy !



GG Allin

mercredi 29 juin 2011

// MY OWN PRIVATE ALASKA - Interview 1ère Partie (27/06/2011)


Soufflerait-il un vent de révolte dans le rade de Vesoul?  Après Sofy Major en février nous revoilà reparti dans notre chef-lieu du Marais pour interviewer les My Own Private Alaska.
L'association Aim'Rock (site web) organisait en effet une soirée bien sympathique avec les Backward Glance On A travel Road en première partie (groupe à suivre, soit dit en passant).
Deux des MOPA ont donc bien voulu nous accorder une interview peu avant le concert du soir. Après avoir envisager l'espace d'un instant de s'asseoir dans un champs pour discuter, c'est au final dans le stade de foot (??) de Montigny les Vesoul que nous les questionnons: ça c'est pour le côté bucolique du truc, mais outre le fait que Tristan (Piano) et Yoann (Batterie) soient des personnes foutrement intéressantes et sympathiques; MOPA fait une musique qui nous a bien pris aux tripes. Un bon bol d'air.


VIOL AUDITIF: Bon, alors c'est le début de la tournée dans une formule acoustique. Quel est votre état d'esprit ? Pour vous est-ce que c'est quelque chose de nouveau? Est-ce que vous êtes assez confiant?
Yoann (batterie): (il rigole) C'est très très neuf en faites, on est très fier de l'album qu'on a fait en acoustique: les "Red Sessions". Y'a un nouveau titre qu'on joue en plus, par rapport à ce qu'on a faisait avec AMEN. Ça nous change beaucoup car on a pu faire plus d'une centaine de date avec AMEN, donc c'est quand même très différent. En terme d'ambiance, on a déjà testé deux fois ce set là et on se rend compte que c'est très très lourd. Peut être plus lourd à aborder que la version "Punk" du truc.  En fait, on est encore plus à nue... C'est encore plus intimiste, c'est encore plus sincère. C'est très "demandant" en fin de compte.
VIOL AUDITIF: Alors que votre musique en temps normal est déjà assez émotive...
Yoann: Ouai,du coup là, le côté cathartique est très différent parce que d'habitude on donne tout physiquement, donc on pense pas du tout à ce qu'on joue, à ce qui se passe, et où est ce qu'on est. C'est vrai que là on est tellement à "poil", il ne reste plus que la mélodie en elle même avec le piano qui est très mis en avant dans toutes ses nuances. Donc c'est encore plus sensible... c'est tellement apurée, que ouais (il réfléchit)... on a l'impression de recommencer un nouveau groupe.
VA: Ouai, ça donne un côté encore plus profond au truc.
Yoann: Après c'est des expériences riches, du coup ça nous permet de proposer quelque chose de différent pour les gens et pour nous même. On aimerait bien apporter le truc dans des lieux différents, des "contextes neufs", plutôt dans des théâtres ou dans des petits clubs par exemple avec des gens assis en face de nous... et de donner un petit côté intimiste. ça permet de faire une respiration avant un nouvel album plus punk et plus violent. (il réfléchit) Oui voilà c'est une "respiration".

Et du coup, comment s'est passé l'enregistrement des "Red Sessions" (Le dernier album)?
Tristan (Piano): On est retourné chez Baptiste qui est également notre sonorisateur en live, donc avec qui on avait fait notre premier EP. En fait, c'est quelqu'un qui nous connait pas cœur parce qu'il nous suit en live. ça s'est décidé assez rapidement vu qu'on avait l'envie d'enregistrer des sessions acoustiques. Qui dit rapide, dit forcément  pas beaucoup de marge en terme de finance et en terme de temps. Donc du coup il a essayé de trouver quelque chose de simple et de facile pour nous. humainement on était sûr que ça allait fonctionner.  Baptiste c'était la formule idéal, il a un studio chez lui où il connait par cœur son matos et on savait que ça allait rouler. Comment ça s'est passé? Franchement, c'était un peu un retour aux sources au niveau des moyens mis en œuvre, on était loin du côté "fou" de Ross Robinson à Los Angeles et tout !  ça a été fait en une après midi, enfin plutôt deux après midis  avec les chants et  ça a été mixé en trois jours. (il rit d'étonnement) Et voilà quoi, finalement le plus dur c'est de savoir où on va, c'est pas forcément de le faire. Nous on est "con", une fois qu'on y est , on y est ! On trace, et on a tendance à dire que chaque chose à son chemin. Quelque part c'est plus la musique qui nous guide, plutôt que NOUS qui guidons la musique donc y'a quelque chose de très sincère et c'est dans ce sens là que ça fait un peu écho avec l'EP.
VA: C'est un peu ce qu'on entend souvent dans les groupes,au fond c'est toi le vecteur de ta musique que tu fais, c'est toi qui lui donne une direction alors que c'est elle qui te dirige, te demande... t'es un peu esclave de ta zik finalement !
Tristan: Ah mais c'est clair... Après on joue ce qu'on est, c'est à dire qu'au bout d'un moment, soit tu veux contrôler ta musique et du coup c'est con parce que tu vas te retrouver dans des compromis parce que voilà... Yoann c'est pas moi, et le chanteur c'est pas moi. Donc au bout d'un moment il y aura des "fight", parce que y'aura des guerres d'égo , ce genre de chose... Alors que si on laisse la musique aller quelque part, il n'y a plus d'égo qui tienne! Tu vois ce que je veux dire? C'est la musique qui n'appartient ni à lui ni à moi ni au chanteur quoi. Donc finalement c'est plus simple ! ça trouve son propre chemin ... même si dur de se dire que finalement c'est pas nous qui jouons ce qu'on joue. C'est un peu con ce que je dis mais...
Yoann: Oui c'est dur de se laisser aller et d'être soit même c'est sûr... Après ça a toujours été un leitmotiv que ce soit en acoustique ou en électrique de jouer qui on est avant de penser à ce qu'on fait, d'essayer d'en foutre plein la vue ou de faire semblant de... Voilà, nous on pense que l'Art qui touche les gens, qui nous fait grandir et fait avancer dans la vie c'est l'art qui te ressemble et qui est le plus sincère possible.
VA: Oui c'est vrai que c'est compliqué; j'imagine que l'égo peut vite prendre le dessus en général dans le monde de la musique quand on peut lire certain truc...
Tristan: Tout à fait oui, même si au final il y aura toujours quelque part des "Leaders d'opinion" on s'y retrouve toujours car on se laisse l'opportunité de se dire que c'est la musique qui nous apporte des choses et pas l'inverse.

MOPA vs Backward Glance On A Travel Road

VA: D'accord. On sait que vous reprenez "Where Did You Sleep Last Night ?"; les gens disent souvent que ça vient de Nirvana alors  qu'à la base ça vient du chanteur Leadbelly.  C'est ça?
Yoann: Et c'est même pas de lui à la base. C'est plutôt d'un mec qui bossait dans les champs de cotons , qui jouait sa chanson dans un champs et qui se l'ai fait piqué par un blanc qui l'exploitait...

VA: Du coup ça nous amène à vous parlez de vos influences, vous citez beaucoup Helmet, Chopin , ou encore le compositeur de musiques de film Danny Elfman. Mais qu'est-ce qui vous touche également ? Quel a été votre dernière claque sonore par exemple?
Yoann (il rigole): Ben après, comme ce qu'on  aime faire dans ce qu'on fait, on aime les gens qui font quelque chose de sincère dans leur art en faites. ça peut nous toucher en matière de cinéma, en matière de peinture parce qu'on aime souvent utiliser des "Day off" pour aller voir des expos et essayer de se cultiver un peu pour être un peu moins con. Du coup voilà on essaye de se diriger vers des mecs qui font quelque chose de sincère tout style confondus.
Tristan: Et tu t'aperçois que tu fais partie d'un "tout" et que donc ta musique fait partie d'un "tout" . Quand Yoann va employer le mot "sincère" 152 fois dans l'interview (rire), c'est pour dire "essayer de faire quelque chose qui te ressemble", qui est toi. Et être soi c'est être différent, car on est tous différent. Et ça, c'est très compliqué d'être "soi même" car on vit dans une culture musicale et même sociétale qui t'encourage pas à être toi même. J'exagère, mais on est tous encourager à s'habiller pareil, à regarder les mêmes émissions TV...etc  Alors qu'au fond c'est très beau d'être soi même, donc d'être différent. Je pense que c'est ce que veut dire Yoann par "Sincère" c'est pas tellement dans un sens "Je fais mon trou, je suis straight edge"... je voulais préciser ce point là.
Oui l'étiquette qu'on peu se coller de manière abusive...
Tristan: Tout à fait. après musicalement parlant. Yoann c'est le peintre, il peint en plus de faire de la musique donc on expose un peu ses toiles sur scène et ça participe à l'univers de MOPA. Donc lui, il va peut être plus puisé chez les peintres, dans le cinéma et tout ça. Moi au niveau du piano, c'est vrai que j'ai peut être plus des affinités avec des gens comme Philipe Glas ou alors la musique des pays de l'est jusqu'au Russe: Stravinski, Tchaikovski. Bref tout ce qui se termine en "ski" .
Après c'est pas une inspiration au sens propre du terme , c'est pas "Ah tiens, là il joue en CUL bémol, faut que je m'y mette"... (rire) bon je dis n'importe quoi , mais c'est dans leur manière où ils vont appréhender les choses: c'est juste beau. Ces mecs ont évolués dans un certain espace, dans une certaine culture, dans un certain contexte... Ils s'imprègnent de cette culture et la rendent aux gens: je trouve ça beau.
VA: Surtout quand on sait que ces artistes ont vécus dans plusieurs pays autres que leur pays d'origine...
Tristan: Ah mais c'est clair, tout à fait.

VA: Et puis, vous parliez de l'art en général qui dépeint sur votre musique, truc tout bête, mais dans le nom de votre groupe, je pense qu'il y a un rapport avec le film non?
Tristan: Avec "My Own Private Idaho" tout ça? Ouais c'est sûr. ça parle beaucoup aux gens, parce que Gus Vans Sant, c'est pas le dernier des inconnus. Après comme on disait dans nos 1ères interview, outre le fait qu'on aime bien le film et ce réalisateur, la formule anglaise lexicale de "My Own Private" nous intéressait car c'est quelque chose de très égoïste et au fond très personnel.ça signifiai vraiment beaucoup de chose pour nous. Aujourd'hui un peu moins, mais on s'en fout, c'est notre nom et on continue notre petit bonhomme de chemin.
VA:Donc c'est pas tellement un hommage au film en fin de compte?
Tristan: Non, tout à fait. A la rigueur s'il y a un film qui devrait plus se rapprocher de l'étique MOPA c'est le film "INTO THE WILD" (rire)
VA: En Alaska aussi finalement !
Tristan: Oui, il s'avère que c'est ça. c'est ça qui est fou, mais oui le cinéma est l'une de nos inspiration. Tout à fait.

VA: C'est vrai qu'on parle d'Alaska, Idaho, Into The Wild... Les grand espaces américain ou se genre de choses, ça revient assez souvent!
YOANN: Les grand espaces tout court en faite, "Alaska" c'est pour faire faire référence à quelque chose de sauvage qui te ramène à se côté "Brut". C'est une métaphore pour le nue en faite . T'es à poil avec tes défauts face à un espace infini ...
VA: C'est vraiment le côté sauvage mais pas dans le sens "barbare".
Tristan: Oui voilà, c'est dans un sens de "retour aux sources" . C'est Into The Wild quoi. Tu te retrouve face à un ours, et tu vois ce que ça fait de devoir le buter pour pouvoir bouffer. Là t'arrive, sauf que la métaphore tu l'as transpose en musique. Qu'est-ce que ça fait de jouer avec un mec qui hurle à la mort, un autre qui tape hyper fort  sans guitare saturée? Qu'est-ce que ça donne quand tu enlève ta pédale de disto? Tu vois le truc? Plus poser ton pied sur l'ampli, et montrer tes grosses couilles parce que t'es à 11 sur ton ampli! Et pis l'Alaska, y'avait le côté ésotérique, mystique. Alors voilà nous par rapport à la musique, on s'est dit qu'on allait s'affranchir de ce qui se faisait quand on a commencé.. Le screamo, le posthardcore, emo et que sais je. On s'est dit "on fait les Christophe Colomb, on découvre un nouveau continent musical et on voit ce que ça donne".
VA: C'est marrant que vous faites le lien avec l'être humain et cet état brut, car moi quand j'entendais parler de MOPA aux premier abord, j'avais pu penser à la vague post rock avec l'Alaska: la nature, le ciel, le déchainement des éléments... on aurait donc pu vous assimilez plus facilement à une scène . Alors que le côté brut, la mise à nue permet de s'ouvrir à d'autre horizon. 
Tristan: C'est très bien vu ton truc! C'est très vrai, car au départ on avait eu une démarche, on va dire plutôt "nature" et c'est devenu... plus humain après, parce qu'on s'est aperçu qu'on allait se perdre. On perdrait l'essence de qui on était, alors que la musique se doit d'être un partage.

Pour la deuxième partie, rendez vous ces prochaines semaines: le temps que je transpose tout ça. Les Mopa parleront de leur prochain album, ainsi que de leur épopée avec Ross Robinson.
Tenez vous au jus.

Viol Auditif

vendredi 6 mai 2011

// "I'd rather be anywhere else" l'interview de David Yow

Voici un très bon reportage / interview de nos confrères de The Drone sur le célèbre bordeleur David Yow (Et non David Yom. Comprendront ceux qui regarderont la vidéo en entier) !
Le charismatique frontman retrace un peu sa carrière, parle de sa collaboration récente avec les suisses de Ventura...et bouffe une fondue. Cool non?

 
Bref... L'occasion rêver de se remettre un petit coup « Its Raining On One Of My Islands » par Ventura featuring David Yow (cliquez! ça boxe dans le très gros).

Monsieur J

mardi 1 mars 2011

// MINISTRY - Just one live !

Pour patienter avant la sortie du docu "FIX" consacré au dégénéré qu'est Al Jourgensen (le frontman junkie de Ministry); voici quelques vidéos qu'on a soigneusement sélectionnés pour vous:


Recadrage des choses et assaut contre W.BUSH; mais ça on vous laisse le découvrir à la fin de la vidéo.


Petite interview intéressante réalisé en 2004 par Olivier Drago; le manitou du magazine Noise...

PSALM 69, extrait du géant "Sphinctour" de 96.

Un classique.

Stigmata, toujours extrait du Sphinctour. Quelque chose me dit qu'on aurait vraiment eu envie d'y être.

Monsieur J et Floche

mercredi 16 février 2011

// MOTORHEAD - Interview (1983)

 
Vieille interview des Motörhead  en 1983 par ... Philippe MANOEUVRE (lui même, aïe) !

Certains diront qu'ils auraient vraiment dû le "finir" à ce moment là  (comprendront ceux qui materont la vidéo) ... bref,


Bien à vous,

Monsieur J

lundi 14 février 2011

// SOFY MAJOR - Interview (11/02/2011)



On vous avait annoncé la petite tournée des Sofy Major pour ce début d’année, en pleine promotion de leur nouveau disque « Permission To Engage » et la bonne idée nous a pris d’aller leur poser quelques questions vendredi dernier avant leur show au bar live du Marais (près de Vesoul). Une date partagée avec une bande de terroristes sonores que l’on connait bien ici : Membrane, compagnons de route des Sofy Major depuis (presque) le début de ce French-Spanish Tour 2011… Le concert sera à la hauteur de nos espérances, malgré une salle désespérément vide (t'as voulu voir Vesoul).
Autant vous avouer qu’en dehors d’une foi commune pour le noise-core saigné à blanc, les deux groupes partagent également l’art de profiter comme il se doit des après-concerts…Mais ça, c’est une autre histoire dont il faut essayer de ressortir indemne…

Voilà donc l’aperçu d’une bonne rencontre avec ces trois Clermontois bien sympathiques:

 Sofy Major au Marais le 11/02/2011*

Viol Auditif:  Salut à vous, dans un premier temps on voudrait vous posez la fameuse question bidon mais nécessaire pour tout ceux qui ne vous connaissent pas: pouvez-vous nous expliquez un peu ce qu'est Sofy Major et où vous vous êtes rencontrez ?
Mathieu M. (Basse/Chant): Ben écoute, Sofy Major c'est deux Mathieu et un Sébastien ; on s’est rencontrés dans notre ville à l'excellent Raymond Bar de Clermont-Ferrand.  Depuis, on a tout centralisé au Raymond, on répète même là-bas.Ça fait 5 ans que le groupe tourne, et on a changé pas mal de line up depuis les début; Mathieu est arrivé seulement y’a un an . C’était d'ailleurs à un concert de Membrane; donc tu vois! Mais ouais; on a commencé à 5 et on termine à... 3.
 
VA : Oui ce soir vous êtes en trio, mais il me semble que sur CD vous êtes 4 ? C'est en tout cas ce que j'ai lu...
Mathieu M: Oui c'est bien ça; sur CD on a une 4ème personne (St4lk) qui s'est occupée de tous les arrangements et effets numériques.

VA: C'est vrai qu'on connaît pas trop la scène de Clermont-Ferrand...
Mathieu M: Le Raymond Bar, c'est vraiment grâce à ce lieu que la ville a une vie ... il existe des locaux de répétitions; mais ça reste assez isolé et parfois assez éphémère: ça dure souvent pas plus de 3 ans.

VA:  Sur "Eugène", la dernière chanson de l'album on peut entendre une voix additionnelle assez surprenante! Pouvez-vous nous en dire un peu plus ?
Mathieu M: C'est la chanteuse Guillemette Serve ; elle joue dans un duo; Dub step . Elle tourne aussi autour du Raymond , tu vois on va pas les chercher très loin ! (rire) Elle bosse super bien donc ça c’est fait assez facilement en fin de compte.

VA: On peut entendre de nombreuses influences sur Permission To Engage. Quelles sont vos influences ?
Le groupe : (dubitatif)
VA: Les Melvins par exemple c'est le genre de groupe qui vous botte ?
Mathieu M: Les Melvins j’aime beaucoup ouais ; c’est vraiment un groupe à part... On a également beaucoup écouté de post-hardcore ; mais on aime pas trop les étiquettes.... On apprécie particulièrement le punk-rock de la scène DISCHORD dans les années 80...
VA: Fugazi ?
Mathieu D. (Batterie): Complètement !

VA: Ouais; on avait mis une vidéo sur notre blog d'un live face à la maison blanche.
Mathieu D: Oui ce live est dément d'ailleurs. J'adore vraiment l'esprit du groupe.


VA: Pour la tournée comment cela s'est passée ? J'ai vu que vous aviez démarrer par des dates en Espagne ? C'est bien de sortir du pays un peu ?
Mathieu M: Ouh là. On sort de France depuis 2007, en fait je dirais que 75% de nos concerts on été fait à l’étranger ! Ça fait longtemps qu’on s’était pas fait des concerts en France et ça s'est vraiment bien passé avec Membrane. C'était bien cool!

VA: Ouais comment ça se fait d'ailleurs ? On me dit souvent que c'est assez galère de pouvoir jouer en France. Enfin c'est ce qu'il se dit.
Mathieu M: C'est vrai que ça reste un peu galère de jouer en France… A "Clermont" on essaye toujours de programmer ce qu’on aime bien ; mais c’est pas forcément facile. En Allemagne, on le sait pour y avoir jouer, t’as des squats super, des structures... En France c'est plus compliqué. Du coup on a pas mal bougé en dehors du pays.

VA: Pouvez vous nous toucher un mot sur le magnifique artwork de Permission To Engage ?
Mathieu M: C'est le boulot de Gérald Jay et Nicolas Deschamps. C’est la première fois que l'on sollicitait un mec du coin (Gérald Jay) j’avais vu son boulot pour un groupe de Clermont et j'avais bien accroché. On leur a donc laissé carte blanche ; on avait encore jamais bossé de cette manière.  Cette idée de la double image, je sais pas comment j’ai fais pour en convaincre les autres...
Mathieu D: En fait, on avait eu au départ un aperçu en petit format, donc c'était dur d'y voir les subtilités. Mais quand on a obtenu l'artwork grand format, on a vraiment tous été convaincu !  Enfin je sais pas si tu as pu voir également le gros boulot qui a été fait à l'intérieur du vinyle et du CD...

VA: Oui et c'est vraiment un bel objet, d'ailleurs avez-vous eu des retours ? Sur les ventes et tout ça...
Mathieu M: Ben écoute honnêtement depuis le début de la tournée pas trop! Apparemment c'est pas mal et on a reçu de bonnes critiques.

VA: Un pote nous a dit que c'était parti super vite à Music Fear Satan (Disquaire à Paris)...
Mathieu M: Ah je ne suis pas encore trop au courant. Mais concernant Music Fear Satan je suis content... Nicolas (le boss), c’est un pote à nous; j'suis content que ça marche bien pour lui, il a commencé en vendant en ligne sur internet et maintenant il a une boutique sur Paris qui tourne bien.


VA: Un mot sur vos premiers splits ?
Mathieu M: On a fait notre premier split avec Her Breath On Glass, des Américains. C'était plutôt cool et du coup ce split a permis de nous faire connaître aux USA... On en a fait également un autre avec le duo One Second Riot, de Lyon.

VA: Du coup l'idée d'une tournée aux States se profile ?
Mathieu M: Moi j’aimerais bien jouer aux States ; mais peut être la saison prochaine on y réfléchira. Ce qui est compliqué aux USA c’est de trouver un groupe de là-bas pour jouer avec nous et tourner. Un peu comme l'Angleterre, on y a déjà tourné mais c’est assez compliqué quand un groupe français y va : t’es mal payé ; t'as pas souvent de bouffe, les gens sont frileux parce que t'es un groupe français… quand on joue là-bas faut  plutôt partir du principe qu'on ne va pas gagner de l'argent mais plutôt en perdre…. Après heureusement que y'a le merchandising ! L’Angleterre c’est un peu la loose pour ça.  Y’a beaucoup de personnes adorables mais c'est dur d’échapper au concert de la loose… Par contre on a vraiment aimé la tournée qu'on a faite en Scandinavie.
VA: La Scandinavie ?
Mathieu M: Ouais on a été à Oslo et c’était monstrueux . On a pu tourné grâce à un pote à nous de chez Hombre Malo, un français qui a émigré en Norvège, tu pourras écouter ça, ils ont fait un split avec les Jack and Bearded The Fishermen (Stoner de Besak)... C’était mortel… On en a profiter pour faire un concert en Suède. La scandinavie c’est vraiment sympa!

VA: Et donc, vos projets pour les prochaines années ?
Mathieu D: Boire des bières (rire)… et à priori on en a pas discuté mais on s’est bien entendu avec les membrane pourquoi pas faire un truc avec eux ??? C'est une possibilité... maintenant le truc c’est d'avoir du matos pour sortir le disque.  Donc oui;  on voit pour des dates et pourquoi pas un split... plutôt pour 2012.

VA: Comment ça c'est passé avec les label pour Permission To Engage ?
Mathieu M: Ce sont des potes pour la plupart , ça marche aussi comme ça, en fait on en a 5 en tout…  ça fait circuler les disques avec la distro…

VA: Si vous deviez décrire l’album? Je sais pas pourquoi j'aime bien poser cette question ?
Mathieu M: une bonne harissa…
Mathieu D: Typicité, ruralité, typicalité. Oui c’est typiquement rural. (?!?)

VA: (rires) En tout cas à l'écoute de l'album, on a vraiment été bluffé par le gros son. C'est l'un des atouts de Permission To Engage d'après moi...
Mathieu D: Le gros son c’était plutôt la grande surprise! On a fait d'abord les prises sons "brut" avec un mec de Clermont et  il a tout envoyé pour le mix à Andrew Schneider (qui a bossé avec Made Out Of Babies, entre autres). Quand on a écouté le résultat on était super content ; il avait tout compris et déjà son idée du truc. C'est juste magique !


VA: Pouvez vous nous parler du clip de "Outil" ?
Mathieu M: C'est un clip autoprod réalisé par Alexis Magand (http://www.alexismagand.com/) qui avait déjà fait des clips avant notamment pour Gâtechien… On lui a laissé "carte blanche" pour la réalisation… On a pris une journée pour faire ça et on est content du résultat. Pour résumer on voulait un truc simple et de qualité.

VA: Et un petit mot sur les Membrane ??
Mathieu M: C’est nul, c’est naze… mais ils sont beaux ... 
Nico de Membrane (qui se pointe) : un peu vieux !
Mathieu M: Nan je dirais plutôt "homme mature" ; on se sent en sécurité avec toi…

VA: Ben écoutez, merci beaucoup pour l'interview ! Un petit mot pour Viol Auditif ?
Mathieu D: Merci bien et super équipe !
VA: Quelques plans à venir ?
Mathieu D: On a booké un concert le dimanche 13 mars à l'Epicerie Moderne de Lyon avec les Electric Wizard…
VA: Electric Wizard ? ça va déboiter sévère !
Mathieu D: C'est gràce à Zozal de Carne qui fait beaucoup pour Lyon ; il nous a bien boosté. On est en train de voir pour d'autres dates; mais on en dira bientôt plus quand tout sera "fixé".

Voilà qui devrait vous faire patienter avant la chronique de leur album.Merci vraiment aux Sofy Major de nous avoir accorder un peu de leur temps !

*Merci également à Alf pour les photos...

Viol Auditif

jeudi 20 mai 2010

// Interview My Dog Ate My Homework (Rock from Besançon, Octobre 2009)



[Note Viol Auditif: Ceci est une transposition d'une interview de notre ancien Webzine qui date d'Octobre 2009. Elle n'est donc plus très fraiche (forcément), mais globalement les informations sont toujours d'actualité. C'est sûrement là l'occasion de découvrir ce jeune groupe très prometteur... Enjoy !]

My Dog Ate My Homework est l’un de ces jeunes groupes de rock prometteur de Besançon, qui fût pour ma part, l’une de ces bonnes découvertes du Méline Rock Festival 2009. "Après de multiples périples à Los Angeles, traversant le désert du Nevada, j’ai réussi à les interviewer dans un Hard Rock Café autour d’un bon verre de sky". 
Dans la fiction ça se serait passé comme ça, dans la réalité ça serait plutôt via E-mail (mais faut pas le dire) ! Et vu qu’ils sont sympa, les membres (Julie, David, Julien et Michael) ont gentiment acceptés de répondre à ces quelques questions. Humour et rock n'roll sont au programme pour en apprendre un peu plus sur ce jeune groupe au fort potentiel !


Jérémie : Salut les My Dogs ! Vous êtes ici chez vous ! Je vous proposerais bien du thé, mais … avant toute chose, pouvez vous vous présenter auprès de nos lecteurs qui vous découvrent peut-être ?

Julie (chant) : On est un groupe de quatre. Ca fait deux ans que l’on joue ensemble maintenant. Au départ, avec Julien, on s’est rencontré dans un bar à New-York au CBGB’s. Et on a voulu quitter Manhattan après les attentats du 11 septembre pour plus de soleil et aussi pour retrouver nos terres californiennes d’origine. On a fait des premières parties de groupe en acoustique au Arcadia Rock à L.A. On cherchait un bassiste pour faire quelque chose de plus rock’n roll et le premier qu’on a trouvé, c’était un portoricain immigré sans papiers (il en a toujours pas d’ailleurs). On a du ensuite s’expatrier en France car les services américains commençaient à nous tomber dessus. En France, on a cherché un batteur, on a tapé sur la Suisse, pays neutre, pour ne plus avoir d’emmerdes. Et là on a trouvé Michel à La Chaux de Fonds. Sinon sachant que la vérité est ailleurs, vous pourrez la trouver sur notre myspace: www.myspace.com/mygodatemyhomework !

… et si vous deviez décrire votre style de zik en une phrase ?

David (basse) : On hésite …. entre rock médiéval moyen-âgeux à tendance tronçonneuse deluxe… ou alors post-grunge hardcore qui mange des kébabs. Pour faire plus simple, on va dire rock. Ca rentre mieux sur les flyers et déjà qu’on a un nom de groupe à rallonge.

Jérémie : «My Dog Ate My Homework» (littéralement Mon Chien A Mangé Mes devoirs), y’a pas à dire, le nom du groupe est sympa ! En fait, c’est un hommage à tous les cancres de mon espèce (;p) ?

David : Pour la petite anecdote, ça vient à la base d’un t-shirt que Julien avait dégoté un jour à West 66 (RIP) sur la 42ème à Besak et on a toujours trouvé que comme nom de groupe, ça sonnerait bien. Et en plus pour Julie, en tant que prof d’anglais*, c’est l’excuse qu’on lui sert souvent … et Julien étant un ancien cancre, .. l’affaire était faite !

Julien (guitare) : Et faut dire, que pour ma part, en tant qu’ancien cancre (merci David), j’arrive toujours pas à prononcer le nom du groupe correctement… d’où mon idée d’un diminutif MDAMH.

Julie : … qui n’est guère plus prononçable, soit dit en passant.

Julien : … et pour les initiés, à ne pas confondre avec une certaine molécule …

Julie : … dont les effets sont tout aussi puissants que notre musique, mais là je crois qu’on s’égare !

« My Dog Ate My Homework », Méline Rock Festival 2009

Jérémie : Les spectateurs qui vous ont vus jouer en live son souvent surpris d’apprendre que ce sont vos premiers concerts avec My Dog Ate My Homework, vous possédez en effet déjà une sacré maturité … En fait, vous aviez déjà l’habitude de travailler ensemble. Il me semble que Julien et David jouent déjà les deux dans Carlyle ? Comment s’est passée votre rencontre ?

Julie : Ben merci pour le compliment ! Cela vient sans doute, comme tu l’as dit, du fait que tous (enfin, sauf moi !) ont traîné et joué ensemble dans différents groupes bisontins Modène (RIP) et Carlyle en l’occurrence. Donc cela explique une certaine habitude et connexion qui se sont créées au fil des années. Moi, perso, je suis celle qui a le moins d’expérience et tout à apprendre. Il y a quelques années, j’ai pris des cours de chant et j’ai fait la connaissance de Julien.

Julien : Et c’est là que moi je suis devenu complètement fan de la voix de Julie. On s’est alors mis à faire des reprises de Cat Power, PJ Harvey entre autre …

Julie : Et on a même tester ça devant mes élèves, c’est pour dire !

Julien : Ouais, donc … c’est à ce moment là qu’on a voulu monter un plus gros projet et on n’a pas eu à aller chercher très loin une section rythmique.

David : Et pour revenir à la maturité, on pense qu’il y a beaucoup à faire. Il est vrai que le public nous dit souvent qu’on dégage une belle énergie et qu’il y a une vraie dynamique en live … Mais cela ne fait pas tout malheureusement !

Jérémie : On parlait de Carlyle toute à l’heure… A ce propos, pouvez-vous nous en dire un peu plus ?

Julien : Carlyle, c’est un quartet post-rock, plus influencé par Explosion in the Sky, From Monuments to Masses, …

Julie : … ouais, des groupes super connus et très joyeux, quoi !

Julien : Tais-toi, je parle ! Donc, je disais, … influencé aussi par les incontournables Mogwaï et Isis.

Julie : Ah ben tu vois quand tu veux, on les connait ceux-là !

Julien : D’ailleurs, on a enregistré dernièrement et il devrait en sortir quelque chose début de l’année prochaine. On vous retiendra au courant. En attendant, je vous invite à aller sur notre myspace : www.myspace.com/carlylmusic .


Jérémie : Dans tous les cas, Julie est déchaînée sur scène ! En fait, elle fait la même devant ses élèves ? :p . D’ailleurs pour toi, Julie, l’anglais c’est TA façon de t’exprimer ? Envisages-tu de faire des textes en français ?

Julie : Déchaînée sur scène, oui … mais pour ce qui est d’être comme ça devant les élèves, c’est moins sûr !! Dans mon métier, je pratique l’humour mais je suis assez stricte d’où le besoin de me lâcher on stage. Pour ce qui est de l’écriture en anglais, à vrai dire, dès qu’il a fallu trouver des paroles, c’est venu dans cette langue… je ne saurais expliquer vraiment pourquoi. Mes textes étant assez intimistes, c’est sûrement par pudeur que j’écris en anglais. Sans doute aussi le fait d’écouter beaucoup de groupes anglophones .. Pour ce qui est d’écrire en français, je doute fort que cela arrive. Je pense que je pourrais vite tomber dans la mièvrerie et sonner très faux ! L’exercice serait vraiment trop dur, trop périlleux…

Julien : Et puis de toute façon, nos influences ne se trouvent pas là… mise à part la formidable Nadj !

Jérémie : Etes-vous satisfait de vos enregistrements (NLDR: on peut entendre tout ça sur leur myspace) ? Pour nos lecteurs qui voudraient peut-être se procurer votre démo, pouvez-vous nous donner quelques infos ? En tout cas, l’artwork du myspace est vraiment sympa !

Julien : Pour l’instant, on n’est pas pleinement satisfait de notre enregistrement. C’est donc pour ça qu’on ne le propose qu’en écoute sur notre myspace. L’enregistrement est en effet venu un peu tôt. On n’avait pas à l’époque une idée assez précise de la manière dont on voulait que ça sonne.

David : A vrai dire, c’est justement ce travail sur le son qu’on est en train de réaliser.

Julie : Et d’ailleurs, pour aller plus loin, c’est aussi la mise en place et la précision des morceaux que l’on travaille en ce moment en répète.

Julien : Quant à l’enregistrement, on remercie au passage Clément qui officie comme guitariste dans Carlyle … et bientôt ingé son tout frais sorti de L’ENSATT de Lyon.

David : Pour l’artwork de notre myspace, on reste en famille car c’est Val Le Blond (www.myspace.com/val_leblond) le cousin de Julien, avec Betty La Brune (www.myspace.com/bet_labrune) qui s’y collent. Le côté trash-BD de Val que l’on peut retrouver dans son fanzine Torture Oculaire, nous avait tous séduits… Et à noter qu’il a l’habitude de travailler pour des groupes de rock nationaux (Nina School, Black Zombie Procession, …).

[Note Viol Auditif: On ne peut que vous conseiller fortement de lire le fanzine "Torture Oculaire" qui est super bien fichu ! Mais ça on en reparlera plus tard dans une news...]

Julie : Et surtout c’est un fervent défenseur de la cause « mydoguesque » ! Pour info, même si on ne vend pas encore de démo, on aura sous peu, à disposition, des badges, des stickers… et tout le merchandising qui va avec!

Jérémie : Hé hé une bonne nouvelle donc! Passons maintenant à l’éternelle question mais qui nous intéresse tous. Avez-vous des projets pour la suite ? Votre groupe est tout jeune et j’imagine que vous avez plein d’ambition … Peut-être un album qui se profile ? Et des concerts aussi ?

[Note Viol Audutif: Forcément là; c'est plus à jour... Aux dernières news le groupe a entrepris tout ce qu'il désirait et continue sur sa lancée.]

Julie : Alors nos projets… Faut savoir qu’on a la chance de bénéficier d’un accompagnement avec l’association Le Bastion . On doit finir notre module avec notre musicien conseil Philippe Brégand de la CAEM de Besançon pour ensuite enchaîner avec un module studio au Pavillon et un module live en partenariat avec le Cylindre. On souhaiterait faire dans la foulée un premier EP mais d’ici un an, pas avant. On pense qu’il faut encore qu’on évolue. Le but étant bien évidemment, à terme de sortir quelque chose de qualité dont on soit fier, mais aussi parallèlement de continuer à tourner.

Julien : Pour l’instant faudra se contenter, en résumé, du myspace ou bouger nous voir en concerts ! Le prochain est à la Miroiterie à Paris dans le 20ème le soir d’Halloween et pour rester dans la région, ce sera le 28 novembre au Tremplin Rolling Saône à la Salle des Congrès de Gray.

[Note Viol Autidif: Les My Dog Ate My Homework ont gagnés le tremplin (!) et ont donc effectués récemment la première partie du Rolling Saône Festival 2010 !]


« My Dog Ate My Homework unplugged, Monsieur J et Biker Tof », Radio Fréquence Amitié

Jérémie : En tout cas j’ai eu la chance d’assister à votre passage radio acoustique (Oui oui j’étais là !), le rendu est franchement excellent. Un My Dog Ate My Homework Unplugged, c’est une piste à explorer ou vous ne vous êtes pas vraiment posés la question ?

Julie : Ouais, ce petit passage radio acoustique était vraiment une bonne expérience !! A renouveler !

Julien : Pour ce qui est d’une version unplugged de My Dog, il est vrai que c’est par là que l’on a commencé et qu’on a toujours voulu travailler cela en parallèle. Mais ce n’est pas l’objectif prioritaire, pour l’instant ce qui est important,c’est le rendu justement « plugged » à 4.

Jérémie : Merci en tout cas d’avoir pris un peu de temps pour nous, on vous souhaite de tout notre coeur de « Viol Auditeur » (?) une bonne continuation. Maintenant cet espace est à vous, si vous souhaitez faire passer un message ou autre, c’est ici ! Faites gaffe je chronomètre ! 

Julie : Oui, oui, si on pouvait avoir rapidement des papiers pour David ou si un de vos lecteurs connaissait un ou deux politiciens pour faire avancer son dossier, ce serait pas mal** !!

David : Oui, et aussi un seau d’eau pour réveiller notre batteur qui s’est endormi pendant l’interview…

Michaël (batterie) et qui sort de son coma : Ta gue*** !! J’ai qu’un mot à dire : METALLICAAAAAA !!!!!

Jérémie: D'accord Michael... Je ferais transmettre le message! Merci encore à vous !

*En bonne professeur, Julie a gentiment corrigée mes fautes d’orthographes. Et vu comme c’est pas mon fort, ‘faudrait vraiment que je pense à l’embaucher!

** Note: aux dernières nouvelles, le groupe cherche encore désespérément à faire régulariser David, le bassiste sans papier.

Pour voir les My Dog Ate My Homework en concert:
 - 05 Juin 2010 au Festival Zik En Tête de Marnay (70)
- 12 Juin 2010 au Festival Faites De La Zik de Champvans (39)

Interviewé réalisée via E-mail par Monsieur J