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mercredi 17 avril 2013

// WATERTANK - Sleepwalk


Sorti en avril 2013 sur Solar Flare Records

Nouvel album qui fête les 10 ans de ce combo nantais ayant tourné avec Kylesa, The Ocean, Capricorns, Lair of The Minotaur et j’en passe… Sleepwalk  envoie une purée à la fois heavy et mélodique dont on accueille à bras ouverts l’énergie power-pop en même temps que les premières chaleurs printanières sur l’Hexagone (pas trop tôt me direz-vous !).
Ici c’est d’une flagrante évidence immanquable et inévitable : On pense clairement à Torche en insérant la galette (Giant Heads, Ants In Suits, Sleepwalk, Sharp Beaks Strike Back…). Ca saute aux oreilles comme Proust qui ressent l’enfance en gobant ses madeleines. Mais si ce cher Marcel prenait malgré tout plaisir à les re-bouffer ses putains de madeleines ; et bien il y va de notre même gaieté à écouter Watertank. Car il faut bien admettre qu’on a ici affaire au gros son impeccable d’un groupe aux influences metal/punk/pop/noise bien digérées, au style joyeusement décomplexé, qui en dehors de Torche rappelle aussi bien l’efficacité tubesque d’un Quicksand, Helmet ou d’un Baroness. Alors comment ne pas apprécier ces riffs abrasifs d’un groove imparable qui surgissent tout au long de la galette (Where It All Begins, Pro Crook, le « Portobellonesque » Fear Over The City…). Holy Tranquilizer emprunterait d’ailleurs presque  aux relents mid-tempo hardcore de Sofy Major (écurie Solar Flare également) tant l’ambiance se fait plus oppressante et la voix plus glaireuse, tandis qu’une subtile conclusion est donnée avec le prog-rock aérien Six Days, tout en aisance et en liberté. Chapeau Messieurs !          -La Floche-


Contacts:
- WATERTANK: http://butterwitch.bandcamp.com/  -  butterwitch@netcourrier.com
- SOLAR FLARE RECORDS: http://www.solarflarerds.com/  -  solarflarerds@gmail.com

vendredi 12 avril 2013

// KLONE - The Dreamer's Hideaway

  
Sorti en 2012 sur Klonosphere

L'album metal français de l'année?
Bien loin en tout cas devant le dernier Gojira, pas nul mais laissant déjà entrevoir une baisse d'inspiration et qui a pourtant monopoliser la presse au moment de sa sortie.
De l'inspiration et de la suite dans les idées pour le coup Klone n'en a pas manqué pour son dernier album The Dreamer's Hideaway. Les poitevins feront même taire ceux qui aimaient jusque là les réduire a un banal ersatz français de Tool en déployant un éventail d'influences et d'ambiances incroyablement variés. Empruntant autant au grunge d'Alice In Chains et à la folie de Mastodon qu'a la guitare de Dimebag Darrell - le tout dans un souci de cohérence et de concision bien maitrisé - Klone signe sans doute ici son meilleur album depuis sa formation en 1999, bien plus éloquent que son prédécesseur, Black Days (2010) dont ils n'avaient déjà pas à rougir.
Le groupe a réussit le tour de force de ne garder que l'essentiel de sa musique pour le décliner sur des formats beaucoup plus courts qu'à l'accoutumée (seul Walking On Clouds atteint les 7min) - tout en gagnant encore plus qu'auparavant en richesse et en arrangement – et signe de cette manière une jolie tripotée de pépites indélébiles telle que Rocket Smoke, l'éponyme The Dreamer's Hideaway, Rising et j'en passe qui s'intégrent d'ailleurs a merveille dans les excellents live du groupe (à ne louper sous aucun prétexte, sauf s'il y a conflit avec une date de M.Pokora bien sûr.)
Inutile de chanter les louanges de Florent Marcadet une fois de plus (qui par ailleurs matraque également les fûts pour Hacride depuis peu, Hacride qui nous promet aussi une grosse surprise pour bientôt), en revanche on remarquera la prestation exceptionnelle de Yann Lignier qui a considérablement gagné en confiance et en caractère sur cette nouvelle production.
La production tiens, parlons-en, parce que non-content de signer l'un des meilleurs albums de la scène française actuelle, Klone a aussi sut innover en terme de son en évitant l'écueil bête et méchant du mur de guitare bien métallique sans nuances et en laissant au contraire pleinement respirer sa musique et toutes ses subtilités, à la manière d'un Opeth un peu plus furax et rock. 
Klone a désormais son chef d’œuvre!          -Elie-


dimanche 20 janvier 2013

// Split SOFY MAJOR / MEMBRANE


Sorti en novembre 2011 sur Basement Apes, Impure Muzik, Prototype Records, Bigoût Records et Ocinatas

Du lourd, du furieux, du consistant... Allez hop, on ressort le beau vinyle blanc/transparent sur la platine ! En premier lieu 4 titres des Clermontois de Sofy Major: Rythmique industrielle en apnée puis explosion de violence, riff metal-stoner aliéné à un chant tantôt rageur (façon Dave Verellen de Botch/Narrows), tantôt clair (façon John Baizley de Baroness), sur fond d'urgence hardcore qui te bastonne ses coups d'une joue à l'autre en s'autorisant quelques ralentissements, histoire de t'empoigner les couilles avec autant de colère. On se situe ici dans une bonne continuité du Permission To Engage paru en 2010.

Constat identique pour les 3 titres suivants de Membrane: L'assaut des Vésuliens est aussi massif que sur Disaster, également sorti en 2010. Le ciel se couvre sous les grondements malsains de leur noise impétueuse et une fracture plus post-core émerge au sein du disque. Pas de baisse de régime ici, les aficionados ne peuvent être déboussolés. Regains de lourdeur et de tensions dans la progression des morceaux, chants nerveux qui se partagent entre bassiste et guitariste, on attribue une mention spéciale au 8min épiques de Small Fires avec ses montées qui écrasent tout. 

Un split d'une rugosité virale.



mercredi 16 janvier 2013

// KARMA PROJECT - s/t album


Auto-produit et sorti en 2011

D'un côté on perçoit les claviers programmés et les machines, de l'autre une guitare pour insuffler la résonance rock. Le duo lorrain conçoit ici une instrumentation aboutie entre électro-rock, trip-hop et sonorités indus, dont l'atmosphère planante ne se laisse pas piétiner par un manque d'énergie, car c'est bien là tout le pouvoir de Karma Project ; stimuler notre oreille tout en provoquant le zen. Ca frôle l'expérimentation (Project Echo), les horizons désertiques (The Sky), la bande-son de film d'action (Bring Me To ; The Climax) ou la beauté évasive (The Darkness ; In The Night) avec une maîtrise de poids, marquant un univers particulièrement prenant et singulier.


mercredi 6 octobre 2010

// NOIR DESIR - Veuillez Rendre L'âme (à qui elle appartient)

 Sorti en 1989 sur Barclay

Dans le style rockeurs FM adulé n’importe où, n’importe quand, par n’importe qui ; les USA ont Nirvana, l’Angleterre possède Radiohead, et notre beau pays peut se targuer d’avoir fait exploser à la face du m…de la métropole (nan je suis méchant, ils ont déjà joué en Italie, en Russie ou en Syrie quand même…) Noir Désir.

Noir Dez’ (pour les intimes), ça plait à nos potes nanards, à nos vieux, aux bons gauchistes parigos soixante-huitards, à plein de gens ! Et ca permet de jouer des reprises de rock’n’roll parfois engagée (L’homme Pressé…) en respectant le guide de la bonne conduite. De quoi par chance se produire dans n’importe quel bar et se ramener une gonzesse au pieu après le show si vous avez une gueule aussi mignonne que Bertrand Cantat.

Bref, n’empêche que leur statut n’est pas énorme ici pour rien. En 1989, Veuillez Rendre L’âme (à qui elle appartient) a contribué à cette notoriété, sans non plus atteindre l’impact d’un Tostaky ou pire d’un 666.6667 Club, mais c’était l’ascension vers le succès.
La force des textes n’a toujours pas trouvé d’équivalent aujourd’hui (ce n’est pas Calogero, Téléphone ou Indochine qui peut s’en vanter…), le lyrisme intelligent et imagé de Cantat contient des métaphores ou des figures de style qu’un prof de français ne penserait jamais à montrer (A l’arrière des taxis, Aux sombres héros de l’amer et ses airs marins…), sur une atmosphère si dangereuse et magnifique à la fois (Le fleuve, Sweet Mary, Joey…).
La révolte ténébreuse transpire tout au long de ce disque, un disque intense musicalement ; Denis Barthe, Serge Teyssot-Gay et Frédéric Vidalenc assurent comme ils se doivent mais le son apparaît néanmoins trop lisse et claquant à mon goût. Tous les ingé peuvent repassés derrière ; il n’y a plus rien à nettoyer.

vendredi 24 septembre 2010

// AVANT LAND-0

Notre ami dessinateur Stéphane gère et met son ptit travail morbide sur Land-0. Ca, on vous en déjà parlé ici...Mais il fût un temps où Mimile (de son surnom) empoignait la basse au sein d'une bande de terroristes sonores: Gardenia.
Parmi cette bande, on trouvait un ptit criard nommé Teteil, aujourd'hui dans Seven Of Nine (http://www.myspace.com/sevenofnineteam), et un cogneur de fûts connu sous le diminutif de Ben. Ce dernier séquestre maintenant la peau de ses toms avec...Monsieur J et moi-même au sein d'un programme de destruction des bonnes moeurs appelé Rogan Josh (http://www.myspace.com/wearetheroganjosh).

Bref, tout ça pour en arriver au fait que je souhaite vous montrer la confection esthétique de Mimile sur l'une des productions de son ancien groupe...Un putain de beau boulot...

Couverture


Dessin arrière


Intérieur


jeudi 16 septembre 2010

// BINAIRE - Idole


Sorti en 2010 sur Cryptophyte / Human Project / Stepping Razor / Rock N Roll Masturbation / Et Mon Cul C'est Du Tofu ?

En 2009, on a scotché sur One Minute Suicide d'Hellbats. Mais le disque frenchy de l’année 2010 pourrait bien être Idole des marseillais de Binaire, qui administre une baffe totale.

Court et vindicatif, voilà une demi-heure de prog-punk-indus criard sur boite à rythmes (esprit Big Black) produit par Nicolas Dick, où l’on pourrait croire qu’At The Drive-In et Killing Joke s’affrontent dans une raffinerie vouée à l’explosion.
Les programmations du duo poussent des rythmes d’école incisifs et directs, taillés pour le dancefloor, mais pressés dans cette cavalcade de riffs bien crues capables d’amener l’agression ( Kétamine Bonne Mine ! ; Oreillete Blue Tooth Part 2…) comme de créer l’évasion ( J’ai des maghrébins parmi mes meilleurs amis ; Oreillete Blue Tooth Part 1 ; Men In The Middle Attack…).

jeudi 20 mai 2010

// Interview My Dog Ate My Homework (Rock from Besançon, Octobre 2009)



[Note Viol Auditif: Ceci est une transposition d'une interview de notre ancien Webzine qui date d'Octobre 2009. Elle n'est donc plus très fraiche (forcément), mais globalement les informations sont toujours d'actualité. C'est sûrement là l'occasion de découvrir ce jeune groupe très prometteur... Enjoy !]

My Dog Ate My Homework est l’un de ces jeunes groupes de rock prometteur de Besançon, qui fût pour ma part, l’une de ces bonnes découvertes du Méline Rock Festival 2009. "Après de multiples périples à Los Angeles, traversant le désert du Nevada, j’ai réussi à les interviewer dans un Hard Rock Café autour d’un bon verre de sky". 
Dans la fiction ça se serait passé comme ça, dans la réalité ça serait plutôt via E-mail (mais faut pas le dire) ! Et vu qu’ils sont sympa, les membres (Julie, David, Julien et Michael) ont gentiment acceptés de répondre à ces quelques questions. Humour et rock n'roll sont au programme pour en apprendre un peu plus sur ce jeune groupe au fort potentiel !


Jérémie : Salut les My Dogs ! Vous êtes ici chez vous ! Je vous proposerais bien du thé, mais … avant toute chose, pouvez vous vous présenter auprès de nos lecteurs qui vous découvrent peut-être ?

Julie (chant) : On est un groupe de quatre. Ca fait deux ans que l’on joue ensemble maintenant. Au départ, avec Julien, on s’est rencontré dans un bar à New-York au CBGB’s. Et on a voulu quitter Manhattan après les attentats du 11 septembre pour plus de soleil et aussi pour retrouver nos terres californiennes d’origine. On a fait des premières parties de groupe en acoustique au Arcadia Rock à L.A. On cherchait un bassiste pour faire quelque chose de plus rock’n roll et le premier qu’on a trouvé, c’était un portoricain immigré sans papiers (il en a toujours pas d’ailleurs). On a du ensuite s’expatrier en France car les services américains commençaient à nous tomber dessus. En France, on a cherché un batteur, on a tapé sur la Suisse, pays neutre, pour ne plus avoir d’emmerdes. Et là on a trouvé Michel à La Chaux de Fonds. Sinon sachant que la vérité est ailleurs, vous pourrez la trouver sur notre myspace: www.myspace.com/mygodatemyhomework !

… et si vous deviez décrire votre style de zik en une phrase ?

David (basse) : On hésite …. entre rock médiéval moyen-âgeux à tendance tronçonneuse deluxe… ou alors post-grunge hardcore qui mange des kébabs. Pour faire plus simple, on va dire rock. Ca rentre mieux sur les flyers et déjà qu’on a un nom de groupe à rallonge.

Jérémie : «My Dog Ate My Homework» (littéralement Mon Chien A Mangé Mes devoirs), y’a pas à dire, le nom du groupe est sympa ! En fait, c’est un hommage à tous les cancres de mon espèce (;p) ?

David : Pour la petite anecdote, ça vient à la base d’un t-shirt que Julien avait dégoté un jour à West 66 (RIP) sur la 42ème à Besak et on a toujours trouvé que comme nom de groupe, ça sonnerait bien. Et en plus pour Julie, en tant que prof d’anglais*, c’est l’excuse qu’on lui sert souvent … et Julien étant un ancien cancre, .. l’affaire était faite !

Julien (guitare) : Et faut dire, que pour ma part, en tant qu’ancien cancre (merci David), j’arrive toujours pas à prononcer le nom du groupe correctement… d’où mon idée d’un diminutif MDAMH.

Julie : … qui n’est guère plus prononçable, soit dit en passant.

Julien : … et pour les initiés, à ne pas confondre avec une certaine molécule …

Julie : … dont les effets sont tout aussi puissants que notre musique, mais là je crois qu’on s’égare !

« My Dog Ate My Homework », Méline Rock Festival 2009

Jérémie : Les spectateurs qui vous ont vus jouer en live son souvent surpris d’apprendre que ce sont vos premiers concerts avec My Dog Ate My Homework, vous possédez en effet déjà une sacré maturité … En fait, vous aviez déjà l’habitude de travailler ensemble. Il me semble que Julien et David jouent déjà les deux dans Carlyle ? Comment s’est passée votre rencontre ?

Julie : Ben merci pour le compliment ! Cela vient sans doute, comme tu l’as dit, du fait que tous (enfin, sauf moi !) ont traîné et joué ensemble dans différents groupes bisontins Modène (RIP) et Carlyle en l’occurrence. Donc cela explique une certaine habitude et connexion qui se sont créées au fil des années. Moi, perso, je suis celle qui a le moins d’expérience et tout à apprendre. Il y a quelques années, j’ai pris des cours de chant et j’ai fait la connaissance de Julien.

Julien : Et c’est là que moi je suis devenu complètement fan de la voix de Julie. On s’est alors mis à faire des reprises de Cat Power, PJ Harvey entre autre …

Julie : Et on a même tester ça devant mes élèves, c’est pour dire !

Julien : Ouais, donc … c’est à ce moment là qu’on a voulu monter un plus gros projet et on n’a pas eu à aller chercher très loin une section rythmique.

David : Et pour revenir à la maturité, on pense qu’il y a beaucoup à faire. Il est vrai que le public nous dit souvent qu’on dégage une belle énergie et qu’il y a une vraie dynamique en live … Mais cela ne fait pas tout malheureusement !

Jérémie : On parlait de Carlyle toute à l’heure… A ce propos, pouvez-vous nous en dire un peu plus ?

Julien : Carlyle, c’est un quartet post-rock, plus influencé par Explosion in the Sky, From Monuments to Masses, …

Julie : … ouais, des groupes super connus et très joyeux, quoi !

Julien : Tais-toi, je parle ! Donc, je disais, … influencé aussi par les incontournables Mogwaï et Isis.

Julie : Ah ben tu vois quand tu veux, on les connait ceux-là !

Julien : D’ailleurs, on a enregistré dernièrement et il devrait en sortir quelque chose début de l’année prochaine. On vous retiendra au courant. En attendant, je vous invite à aller sur notre myspace : www.myspace.com/carlylmusic .


Jérémie : Dans tous les cas, Julie est déchaînée sur scène ! En fait, elle fait la même devant ses élèves ? :p . D’ailleurs pour toi, Julie, l’anglais c’est TA façon de t’exprimer ? Envisages-tu de faire des textes en français ?

Julie : Déchaînée sur scène, oui … mais pour ce qui est d’être comme ça devant les élèves, c’est moins sûr !! Dans mon métier, je pratique l’humour mais je suis assez stricte d’où le besoin de me lâcher on stage. Pour ce qui est de l’écriture en anglais, à vrai dire, dès qu’il a fallu trouver des paroles, c’est venu dans cette langue… je ne saurais expliquer vraiment pourquoi. Mes textes étant assez intimistes, c’est sûrement par pudeur que j’écris en anglais. Sans doute aussi le fait d’écouter beaucoup de groupes anglophones .. Pour ce qui est d’écrire en français, je doute fort que cela arrive. Je pense que je pourrais vite tomber dans la mièvrerie et sonner très faux ! L’exercice serait vraiment trop dur, trop périlleux…

Julien : Et puis de toute façon, nos influences ne se trouvent pas là… mise à part la formidable Nadj !

Jérémie : Etes-vous satisfait de vos enregistrements (NLDR: on peut entendre tout ça sur leur myspace) ? Pour nos lecteurs qui voudraient peut-être se procurer votre démo, pouvez-vous nous donner quelques infos ? En tout cas, l’artwork du myspace est vraiment sympa !

Julien : Pour l’instant, on n’est pas pleinement satisfait de notre enregistrement. C’est donc pour ça qu’on ne le propose qu’en écoute sur notre myspace. L’enregistrement est en effet venu un peu tôt. On n’avait pas à l’époque une idée assez précise de la manière dont on voulait que ça sonne.

David : A vrai dire, c’est justement ce travail sur le son qu’on est en train de réaliser.

Julie : Et d’ailleurs, pour aller plus loin, c’est aussi la mise en place et la précision des morceaux que l’on travaille en ce moment en répète.

Julien : Quant à l’enregistrement, on remercie au passage Clément qui officie comme guitariste dans Carlyle … et bientôt ingé son tout frais sorti de L’ENSATT de Lyon.

David : Pour l’artwork de notre myspace, on reste en famille car c’est Val Le Blond (www.myspace.com/val_leblond) le cousin de Julien, avec Betty La Brune (www.myspace.com/bet_labrune) qui s’y collent. Le côté trash-BD de Val que l’on peut retrouver dans son fanzine Torture Oculaire, nous avait tous séduits… Et à noter qu’il a l’habitude de travailler pour des groupes de rock nationaux (Nina School, Black Zombie Procession, …).

[Note Viol Auditif: On ne peut que vous conseiller fortement de lire le fanzine "Torture Oculaire" qui est super bien fichu ! Mais ça on en reparlera plus tard dans une news...]

Julie : Et surtout c’est un fervent défenseur de la cause « mydoguesque » ! Pour info, même si on ne vend pas encore de démo, on aura sous peu, à disposition, des badges, des stickers… et tout le merchandising qui va avec!

Jérémie : Hé hé une bonne nouvelle donc! Passons maintenant à l’éternelle question mais qui nous intéresse tous. Avez-vous des projets pour la suite ? Votre groupe est tout jeune et j’imagine que vous avez plein d’ambition … Peut-être un album qui se profile ? Et des concerts aussi ?

[Note Viol Audutif: Forcément là; c'est plus à jour... Aux dernières news le groupe a entrepris tout ce qu'il désirait et continue sur sa lancée.]

Julie : Alors nos projets… Faut savoir qu’on a la chance de bénéficier d’un accompagnement avec l’association Le Bastion . On doit finir notre module avec notre musicien conseil Philippe Brégand de la CAEM de Besançon pour ensuite enchaîner avec un module studio au Pavillon et un module live en partenariat avec le Cylindre. On souhaiterait faire dans la foulée un premier EP mais d’ici un an, pas avant. On pense qu’il faut encore qu’on évolue. Le but étant bien évidemment, à terme de sortir quelque chose de qualité dont on soit fier, mais aussi parallèlement de continuer à tourner.

Julien : Pour l’instant faudra se contenter, en résumé, du myspace ou bouger nous voir en concerts ! Le prochain est à la Miroiterie à Paris dans le 20ème le soir d’Halloween et pour rester dans la région, ce sera le 28 novembre au Tremplin Rolling Saône à la Salle des Congrès de Gray.

[Note Viol Autidif: Les My Dog Ate My Homework ont gagnés le tremplin (!) et ont donc effectués récemment la première partie du Rolling Saône Festival 2010 !]


« My Dog Ate My Homework unplugged, Monsieur J et Biker Tof », Radio Fréquence Amitié

Jérémie : En tout cas j’ai eu la chance d’assister à votre passage radio acoustique (Oui oui j’étais là !), le rendu est franchement excellent. Un My Dog Ate My Homework Unplugged, c’est une piste à explorer ou vous ne vous êtes pas vraiment posés la question ?

Julie : Ouais, ce petit passage radio acoustique était vraiment une bonne expérience !! A renouveler !

Julien : Pour ce qui est d’une version unplugged de My Dog, il est vrai que c’est par là que l’on a commencé et qu’on a toujours voulu travailler cela en parallèle. Mais ce n’est pas l’objectif prioritaire, pour l’instant ce qui est important,c’est le rendu justement « plugged » à 4.

Jérémie : Merci en tout cas d’avoir pris un peu de temps pour nous, on vous souhaite de tout notre coeur de « Viol Auditeur » (?) une bonne continuation. Maintenant cet espace est à vous, si vous souhaitez faire passer un message ou autre, c’est ici ! Faites gaffe je chronomètre ! 

Julie : Oui, oui, si on pouvait avoir rapidement des papiers pour David ou si un de vos lecteurs connaissait un ou deux politiciens pour faire avancer son dossier, ce serait pas mal** !!

David : Oui, et aussi un seau d’eau pour réveiller notre batteur qui s’est endormi pendant l’interview…

Michaël (batterie) et qui sort de son coma : Ta gue*** !! J’ai qu’un mot à dire : METALLICAAAAAA !!!!!

Jérémie: D'accord Michael... Je ferais transmettre le message! Merci encore à vous !

*En bonne professeur, Julie a gentiment corrigée mes fautes d’orthographes. Et vu comme c’est pas mon fort, ‘faudrait vraiment que je pense à l’embaucher!

** Note: aux dernières nouvelles, le groupe cherche encore désespérément à faire régulariser David, le bassiste sans papier.

Pour voir les My Dog Ate My Homework en concert:
 - 05 Juin 2010 au Festival Zik En Tête de Marnay (70)
- 12 Juin 2010 au Festival Faites De La Zik de Champvans (39)

Interviewé réalisée via E-mail par Monsieur J

mardi 18 mai 2010

// DOCTOR HYDE et BLOOD FOR NAVAJOS, Live Report au Pinky Bar à Nommay (25) le 12/05/10 - MY DOG ATE MY HOMEWORK, Live Report au Privilège à Vesoul (70) le 15/05/10

 

Trop démotivé par un temps de merde et le prix excessif du festival de l’Herbe en Zik mercredi soir, on fera l’impasse avec Monsieur J des concerts de Suicide Levitation et Hellbats (avec un petit pincement au cœur, on l’avoue) pour se rendre au Pinky Bar à Nommay, près de Montbéliard, pour une soirée bien festive avec 2 formations du coin: Doctor Hyde et Blood For Navajos.


C’est toujours un bon moment de voir un show des Doctor Hyde; 4 mecs rondouillards issus des contrées de Ricarpacourt, qui jouent un rock musclé lorgnant aussi bien vers le punk de Fugazi que le stoner de Kyuss, et on a la preuve de ce dernier avec une reprise de Hurricane pendant le concert. Le groupe reprendra aussi du Primus avec l’antimilitariste Too Many Puppies, avant qu’un ami à eux, Khaled (chanteur des Tractopelle-In-Versailles), vienne poser sa voix et participer au show. Mais reste que les compos du quatuor sont aussi excellentes que l’aura du chanteur apparemment bourré depuis quelques heures déjà. C’est d’ailleurs lui qui conclura la fin du set en remerciant le public d’être venu…«manger un sandwich » (?!).


Place ensuite au Blood For Navajos, et là j’avoue qu'avec Monsieur J, on a été bien surpris par ces mecs qui ont pratiquement le même âge que nous. Alors, c’est claire que le style saute tout de suite aux yeux (plus stoner, tu meurs !) mais on a assisté à une vraie bagarre de routiers. Les gars envoient sans concession leurs brûlots instrumentales tout droit hérités des bonnes influences telles que Down, Karma To Burn ou Kyuss (putain encore eux ! C’est ça d’être mythique…) et m’ont cramé les tympans comme je l’aime.
Alors si ça, c’est faire saigner les Navajos, je suis prêt au génocide !
On repart en tout cas heureux de cette petite soirée, et vue la pluie qui s’abat sur le chemin du retour, on regrette pas d’avoir fait le choix de venir ici.


Le samedi soir suivant, ce sont les bisontins de My Dog Ate My Homework qui sont venus au bar du Privilège à Vesoul pour remuer un peu le bordel, et ce, une semaine après avoir ouvert pour le Festival Rolling Saône à Gray. Plus rock’n’roll et ouvert au large public, le set est énergique et le tempo vif. On pense sans hésiter à P.J. Harvey et Patti Smith pour la superbe voix de la chanteuse dreadlockée Julie, qui peut s’appuyer sur le jeu habile de ses musiciens distillant des riffs aussi efficaces qu’un Clutch ou un Rage Against The Machine. Le groupe joue ses morceaux tantôt électrique (My Name’s Molly) que acoustique (Downward Spiral, à ne pas confondre avec NIN) et offre une petite reprise de…P.J. Harvey en interprétant somptueusement Rid Of Me.

En bref, une bonne petite semaine de concerts locaux.
En attendant de plus grosses charges, je vous file les liens myspace de ces formations:

http://www.myspace.com/doctorhyde25  (Mater la vidéo « Consumation Obligatoire 2 », fendard !)

http://www.myspace.com/bloodfornavajos

http://www.myspace.com/mygodatemyhomework


La Floche

lundi 26 avril 2010

// DOPPLER se sépare.




Ils n'ont jamais eu d'oreille.

Des fois il ne fait pas bon de trainer sur myspace!

Surtout quand c'est pour apprendre que le groupe de noise français DOPPLER splitte après 12 années de bons et loyaux services !

" Slu,

   DOPPLeR arrête ses activités afin de se consacrer à d'autres choses,... mais on espère bien vous croiser bientôt avec d'autres projets,... on vous en dira plus dès que possible,...
d'ici là prenez soin de vous... et merci à tous...

   Bisous,

   à bientôt,

YO-DOPPLeR."


On en saura pas plus, on tenait là un excellent représentant du genre.

En effet, malgré leur discrétion apparente, ces mecs là n'étaient pas là pour enfiler des perles et cela se confirmait durant les lives.
Si ce n'est pas déjà fait, on vous propose de lire notre chronique du Songs to Defy et de jeter une oreille sur leur discographie de qualité.

On  vous tiens au jus pour l'après-Doppler...

Monsieur J

mardi 13 avril 2010

// MEMBRANE - Live Report au Privilège, Vesoul (10/04/10)

C’est dur d’être jeune à Vesoul, ce trou paumé de 20 000 âmes ne propose pas grand-chose d’excitant au niveau des concerts et il n’y a pas beaucoup d’endroits appropriés pour que des groupes puissent répéter. L’ambiance nocturne principale tourne autour de deux boîtes de nuit infâmes fréquentés par une population consanguine que j’exécuterai dans le berceau si la lecture de l’avenir me serait possible.
Dans ce contexte où je me fais bien chier à passer des soirées dans la ville-préfecture haut-saônoise, un concert de Membrane devient salutaire, d’autant plus que des mecs du coin qui viennent bavé du bon hardcore/noise dans une petite taverne à deux pas de chez moi est assez rare.
Le trio est ici pour défendre la sortie de son tout dernier bébé Disaster et c’est très humble de leur part de se coincer au fond d’un petit bar de Vesoul pour procéder à cette release party, car Membrane foule les planches depuis maintenant une dizaine d’année, et ils leur est déjà arrivé de jouer aux eurockéennes ou d’ouvrir pour les mythiques Unsane à Blois ! Malgré cela, le groupe n’oublie pas d’où il vient et, fidèle à leurs habitudes, le show fût bien rentre-dedans: un son urgent et lourd avec cette grosse patate bien énergique nuancée de passages mélancoliques façon Neurosis. Leur noise-core emblématique s'aère un peu plus qu'auparavant même si les assauts pachydermiques continuent de nous prendre aux tripes comme on l'attend. Grondement profond de basse, riffs de guitare plombés, force puissante et précise sur les fûts,...La cave voûtée du bar tiendra bon à ces tremblements.
Pour l’occasion, du marchandising était également déployé: albums, vêtements…
Un des nouveaux titres joués ce soir-là, Ocean, est disponible en clip vidéo depuis peu:


De quoi se chauffer pour cette fameuse date à la Poudrière de Belfort le 19 avril prochain où la formation ouvrira pour Kong et Kylesa (Impetus Festival), affaire à suivre…


La Floche

samedi 23 janvier 2010

// BINAIRE - Live Report aux Passagers Du Zinc, Besançon (21/01/10)

Voilà un nom de groupe totalement adapté que l‘on ne peut réfuter: Binaire, soit 2 types venus tout droit de Marseille, pour envoyer du pur punk industriel minimaliste avec leurs guitares, pédales d’effets, samples, machines et boites à rythmes.
Etant l'unique artiste de la soirée sous la voute souterraine du Passager Du Zinc, le duo nous fait revisiter ses 2 anciens disques Filth Abhors Filth et Bête noire, ainsi que sa dernière sortie Idole. Et pour l’occasion, on peut vraiment dire que Binaire est loin de se foutre de notre tronche car pour 8€: show + vinyle + CD ! Voilà un groupe aux aspirations sincères.
Et la formation se permet en plus d’envoyer la purée ce soir là, à grands renforts d’accords noisy sur des rafales de beats musclées et superposés où s’affrontent les coups de gueules de nos 2 marseillais. Alternance de riffs vigoureux et de montées indus oppressantes: Y’a du potentiel et de quoi convaincre !
Donc Binaire, retenez bien, parce qu’ils sillonnent l’Europe depuis un bon bout de temps et méritent amplement une ferme attention.


La Floche

mardi 22 décembre 2009

// Chro Découverte : SEVEN OF NINE - Prémisse d'un règne scalpel



SEVEN OF NINE - Prémisses d'un règne scalpel
sorti en 2009 via autoprod
Chronique découverte

Ce que j’aime dans la ville de Besançon, c’est cette capacité qu’elle a à nous livrer chaque année son lot de nouveaux groupes très bon : Aside From A Day, Slide On Venus, Generic,Stellardrive, My Dog Ate My Homework, Billy The Kill et je pourrai encore en citer plein d’autres…une sorte de fourmillement créatif paumée en pleine Franche-Comté. Ces gars là vont tous chez le même dealer : « Le bastion » , sorte d’infrastructure avec des locaux de répète et des formations MAO de qualité. Une bonne raison pour en parler dans des futures chroniques ne vous inquiétez pas…mais pour l’instant attardons nous sur les vilains Seven of Nine, groupe très prometteur de cette riche scène bisontine.
« Prémisse d’un règne scalpel« , encore un nom d’album pour écorché vif . Reste que ça colle parfaitement avec l’univers de Seven Of Nine: mélancolique, froid, planant et rentre dedans. Glauque aussi avec la première musique ( »Time Is Near« ) et son riff de basse poisseux: une sorte de montée en puissance avec une fin à la « Torche » (Peut être le chant « aérien » qui me fait dire ça). Le genre de très bonne entrée en matière qui définit bien la musique du trio. Chaque instruments tient une place importante avec un bassiste habile et un batteur aux roulements de mammouth ( »Obscene« ). La voix se veut plaintive et légèrement en retrait; planante pour aussitôt décoller et réatterir. Les riffs de guitares se font parfois dissonant, mélancolique (A black Tumor in the shade) et le groupe ne se refuse pas non plus un petit sample sur « Time is Near« .
« Planant » un mot qui revient souvent, le noisy « Obscene » en est le meilleur exemple avec son riff aérien excellent qui pourrait ressembler à une expérimentation à la Ministry (sur l’album Psalm 69). Mais le groupe sait aussi envoyer du lourd, on pourrait parler de Necrogenese, chanson plus rock/noise et son petit côté « Tool » avec les bonnes rythmiques qui vont avec; mais aussi de Smoksha sorte de musique excellente quasi instrumentale aux influences post rock/post core avec un gros melting pot de Pelican, Torche, Isis… ll n’y a que Bleack Sessions, peut être qui peut paraitre en déça des autres après écoute de l’EP.
Bien sûr, il faut mettre ça à une échelle de la Chronique Découverte. Le groupe doit encore peut être prendre un peu d’assurance, et « creuser » peut être encore un peu le truc (même si j’aime pas avancer ce genre de connerie). Reste que le groupe a (comme je l’ai dis) un fort potentiel, et que l’univers est quand à lui bien présent. Souhaitons une bonne continuation au groupe, en attente peut être d’un album. Écorché vif.
3.5/5

Monsieur J

Genre:
Noise Rock Atmosphérique
A écouter: Time is near, Obscene

// DOPPLER - Songs To Defy



DOPPLER- Songs to defy
sorti le 18 septembre 2008 sur SKrecords

Ah Doppler… le genre de groupe qu’on affectionne ici! Trois petit gars qui bourlingue à droite et à gauche depuis 1998 dans un registre toujours très Noise (voir Math Rock) avec les structures complexes qui vont avec. Le groupe a toujours fait part en effet d’une grande dextérité sans jamais céder à la facilité. Cette fois ci, après le très bon « Si Nihil Alwid » sorti en 2004, Doppler revient à la charge avec « Songs to Defy »… album de 7 titres pour un total de 40 minutes.
Résultat: la claque… la même claque administrée à chaque concert du trio lyonnais d’où on ne sort jamais indemne. L’album démarre en effet sur les chapeaux de roue avec l’excellent « We Are Not Sick » et son intro samplée: « Sa va saturer, il faut que ça gueule… ». On rentre de suite dans le vif du sujet avec cette guitare tendue, biscornue (propre au groupe) et cette rythmique très enlevée.
Ca bastonne, ça chante furieusement… et ça se relâche un peu avec un passage qui nous rappellerait presque le père Santana (enfin surtout au sujet de la batterie)! Nerf à vif, le groupe joue avec nous avec cette guitare toujours hypnotique et qui transpire d’émotions sur un final épique ( »We Don’t Help« ). Le chant nous rappelle immédiatement les collègues de chez Basement ou Sleepers. Vient ensuite le tubesque et intense « My Third Life Minimum » où la puissante et précise batterie de Yann Coste fait bloc avec la guitare et la basse.
En faites Doppler c’est tout ça: des moments grandioses (le préfinal de « 6 centimètres« ); des breaks déroutant et tout en saccade, des envolées héroïques ( »New Balls« ), de grosses décharges électriques et des relâchements comme sur le tapping de « 6 centimètres« … Vous l’aurez compris, Doppler nous délivre un album très riche et affirme encore un peu plus son style. A classer logiquement parmis les tout meilleurs groupe de « Frenchy Noise ».
Ben

4.5/5
Genre: Noise made in france/Math Rock
A écouter: oui.