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vendredi 6 mai 2011

// "I'd rather be anywhere else" l'interview de David Yow

Voici un très bon reportage / interview de nos confrères de The Drone sur le célèbre bordeleur David Yow (Et non David Yom. Comprendront ceux qui regarderont la vidéo en entier) !
Le charismatique frontman retrace un peu sa carrière, parle de sa collaboration récente avec les suisses de Ventura...et bouffe une fondue. Cool non?

 
Bref... L'occasion rêver de se remettre un petit coup « Its Raining On One Of My Islands » par Ventura featuring David Yow (cliquez! ça boxe dans le très gros).

Monsieur J

mardi 1 février 2011

// THE JESUS LIZARD - Blue


Sorti en 1998 chez Capitol

Je sais plus où j'avais lu que l'album "Blue" des Jesus Lizard sorti en 1998 était un album en demi teinte. Reste qu'au fil du temps je m'étais mis ça bien dans la tête, tel une mauvaise idée qui veut jamais se déloger..Vous savez, le même genre de théorie qui voudrait que le coiffeur de David Pujadas soit quelqu'un de bien. 
Il se trouve qu'un beau jour pluvieux (donc merdique), une illumination m'a fait me pencher enfin sur ce CD; véritable pièce manquante de mon iceberg discographique.
L'âme presque innocente je me rends alors compte que j'avais été dans l'expectative durant des lustres. Dur! 12 titres d'une rare intensité qui vous titille le trou du cul et qui vous fait admettre votre erreur: ça fait mal au début, mais au final c'est toujours bon de se prendre un touché rectal.
La recette Jesus Lizard est pourtant la même: 3 musiciens surdoués et un mec fin rond (pour ceci je vous invite à lire la chronique du Liar) . A ceci près que le son est bien plus léché et contenu cette fois ci; comparé aux excellents premiers méfaits (Goat; Shot; Liar...Etc) .
On pourra donc croire dans un premier temps à une perte de rage... inutile de se tourner vers le "seigneur" ou de faire le signe de croix. C'est un horrible malentendu puisque comme d'habitude, l'histrion David Yow  se charge de foutre le bordel punk avec une voix bien alcoolisée.
Les autres cinglés du groupe pondent quand à eux avec stupéfaction de vrais "tubes" (Horse Doctor Man, A tale of Two Womans) mais également des chansons plus noise dans la pure veine de Jesus Lizard (Eucalyptus) .  Ils prouvent ainsi qu'ils ne perdent jamais une occasion pour la mettre bien profond à certains jeunes grungys. Le bassiste David Wm. Sims est d'ailleurs certainement l'un des plus ingénieux et talentueux du genre (ceci devait être dit)...
Bref, l'album Blue semble être une porte toute trouvée pour découvrir la riche carrière de ce groupe en marge. Dommage que celle ci s'arrêtera un an plus tard en 99...mais ne perdons pas la foi: le groupe s'est reformé récemment (amen) et s'illustre en parallèle dans d'excellent sideproject eux même amenés à devenir culte (Tomahawk,  David Yow + les suisses de Ventura par exemple).
Des mauvaises idées je vous disais...

Monsieur J

mercredi 2 juin 2010

// JESUS LIZARD - Nub (Live 1994)


Faut pas faire chier la bande à David Yow...

Encore moins quand ils jouent l'excellent Nub dans un club miteux!

(Vous comprendrez vers 2 minutes 22, c'est bien fendard !)



C'était en 1994 dans la ville d'Houston au Texas.... Le genre de live qui nous rappelle toute la folie scénique de Jesus Lizard. En un mot "culte".

Monsieur J et la Floche

jeudi 28 janvier 2010

// THE JESUS LIZARD - Liar


  
Sortie le 10 octobre 1992
sur Touch And Go Records


« Quoi ? C’est du bruit ! Le gars chante mal ? Il a une voix de bourré ? Et alors ! En quoi ca t’emmerde ?! Moi, j’aime bien en tout cas. Toi nan ? eh ben casse-toi. »

The Jesus Lizard; ca dérange et quand je dis ca dérange, c’est que ca dérange VRAIMENT.
Aaah, il ne rigole plus le jeune grungy de base, jamais sortie de Smells Like Teen Spirit et Where Is My Mind ! Allez va ranger ta chemise à carreaux chez tonton et viens plutôt te faire coincer les deux noisettes qui te servent de couilles entre les dents du David Yow.
Le groupe américain ne s’est jamais cassé le cul pour les noms d’albums, et il a bien raison de faire toujours des titres de disques comportant quatre lettres. Le joli nom de celui-ci est Liar, et c’est la meilleure galette de Jesus Lizard selon moi.
Une pure barbarie rock/punk aux accents blues (le côté Denison), doublée d’une folie schizophrénique (le côté Yow), le tout produit par Steve Albini, le maître des productions du rock underground et alternatif aux USA.
Ca envoie brutal dès le début avec Blockbuster, suivi du génial Gladiator et son martèlement de riff lourd, régulier et entraînant jusqu’à l’explosion, et ce The Art Of Self-Defense qui ne lâche pas l’affaire.
Si Slaveship vous fout la gerbe, c’est bien normal, le but est de faire tanguer l’auditeur en le faisant ramer dans les flots de bières ingurgités par Yow. Puss reprend en force avec son « Get Her Out Of The Truck » accrocheur sur les refrains. Ce morceau fera partie d’un split l’année suivante avec Nirvana, intitulé Puss/Oh, The Guilt, et sera la seule chanson du disque avec un clip, qui montre un homme se faisant soudé sur une chaise ( voir plus bas. ).
La suite de l’album nous amène sur des parties plus torturés et sinueuses ( Whirl ; Perk ; Zachariah ) mais sans perdre de son énergie punk ( Rope et Dancing Naked Ladies ).
Mais très franchement, si les Jesus Lizard passent souvent pour des crétins, on ne peut nier le fait que les musiciens gèrent leurs trucs et ils peuvent se permettre de donner de la leçon à pas mal d’autres.

4/5





Quand on sait que la chaîne MTV a refusé de passer ce clip...Nous, on va pas se gêner et sérieux là-dedans, je vois pas ce qui choque !


La Floche