Affichage des articles dont le libellé est Synth-Pop. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Synth-Pop. Afficher tous les articles

lundi 8 juillet 2013

// CHROMATICS - Kill For Love

  
Sorti le 26 mars 2012 sur Italians Do It Better

Ô mélancolie, quand tu nous tient... Ceci est un (long) voyage au sein de la beauté sépulcrale proposé par Chromatics. Ça faisait quand même 5 ans d'attente depuis Night Drive ! Il s'agissait pour les fanatiques de prendre son mal en patience, mais ces 17 joyaux de pop romantique nous sont enfin parvenus avec Kill For Love et la surprise est de taille: troublant de par sa beauté aérienne, dansant par ses beats robotiques, hanté par une voix sensuelle aux textes fragiles où parfois s'ajoute un vocoder androgyne, ne soyons pas avare en compliments car le quartet de Portland a su faire évoluer sa formule gagnante. Chez eux, La new-wave est revisité dans une kyrielle bouleversante et prépondérante de nappes synthétiques où il va falloir prendre son temps (90min de musique dont No Escape et ses 14min d'ambiances froides). Ça sniffe autant du The Cure que du Glass Candy (eh oui, y'a Johnny Jewel dans Chromatics), du Brian Eno que du Joy Division, et osons même le comparatif à Massive Attack à l'écoute du superbe A Matter Of Time. Une belle affaire de délicatesse.


mercredi 3 juillet 2013

// LOVELOCK - Burning Feeling

  
Sorti en avril 2012 sur Internasjonal

Kavinsky va te faire enculer, car c'est pas ta musique pour séminaire de coiffeurs à Monaco qu'on va évoquer ici. Parlons plutôt de Steve Moore, non-pas le joueur de hockey canadien, mais ce trublion jouant dans le duo space-rock Zombi, collaborant avec Red Sparowes ou Sunn O))), remixant pour Genghis Tron, et fricotant avec l'écurie Relapse. Un collectionneur de synthés analogiques résolument perché dans ses délires électroniques et synth-waves, puisque le voilà avec son projet Lovelock déversant son trip cosmic-disco FM sous psychotropes d'années 80. Et hop ! Encore un disque relativement inconnu alors qu'il est capable de collé des uppercuts à certains quand on entend ces chefs-d’œuvre adaptés pour rouler la nuit sur le périph: New Age Christ (Daft Punk out !), Don't Turn Away ; Maybe Tonight (Kavinsky -sac à merde- Out !), South Beach Sunrise (Tellier out !). Alors pourquoi un truc pareil n'intéresse pas les radios ? Car c'est authentique, percutant (putain, le doublé final Love Reaction / Deco Delight), et Mr. Moore ne suce pas, lui.


lundi 18 février 2013

// THE PRODIGY - The Fat Of The Land


Sorti le 30 juin 1997 sur Maverick et XL

"Nous sommes là pour faire danser les gens. Changer le cours de la planète n'a jamais été un but ou même un rêve pour Prodigy" disait en bon couillon Liam Howlett dès 94. Le cerveau créateur s'est alors mis le doigt dans l’œil jusqu'au coude en accouchant, avec ses deux vedettes street/punk Keith Flint et Max Reality, de la plus grande bombe électro jamais connu, constituant une issue de secours à une double décennie ravagée par la sacro-sainte merde Eurodance. Car ici, pas besoin d'être un Raver effronté pour prendre plaisir à booster les basses fréquences et faire résonner les beats du hip-hop abrasif Diesel Power, du techno-rock Serial Thriller, ou des populaires Smack My Bitch Up, Breathe et Firestarter. Les manœuvres hybrides percutent avec une cadence infernale et les hommages contemporains sont nombreux (sample des Breeders sur Firestarter ; des Beastie Boys sur Funky Shit ; reprise du Fuel My Fire de L7...). L’Angleterre a une fois de plus déminé la situation.


jeudi 31 janvier 2013

// MOTOR - Man Made Machine


Sorti le 24 avril 2012

Electronic body music sous ecsta, synth-pop de tous les fantasmes et acid-techno mécanique pour les clubbers en latex qui ont la carotte dans le cul. Le tandem franco-américain (Olivier Grassnet et Bryan Black) développe ses sonorités aux pulsations dansantes pour un résultat sulfureux à la croisée d'Unkle, Nitzer Ebb et Depeche Mode où les thèmes abordés raviront les accros du genre: Drogues, robotique, soumission...  Man Made Machine est un rapport sexuel futuriste coupé par une belle interlude piano (Automne, très PVT) et comprenant une pléiade d'invités aussi prestigieux qu'inattendus: Martin Gore (Depeche Mode), Douglas McCarthy (Nitzer Ebb), Gary Numan, Reni Lane et Billie Ray Martin.